‹ La Faculté de droit dans l'ancienne Université de Paris,Chapitre 190 sur 281 · Oratio a eonsuUissimo D. Martin, 1*772 (p · texte numérisé non relu

Oratio a eonsuUissimo D. Martin, 1*772 (p

c cultatis consortio certum Optimatum numerum, qui, sub no* c mine Doctorum Honoris, nostris intéressent comitiis/ nostra c partirentur officia ; studiis nostris invigilarent ; paceln et con* c cordiam inter nos foverent; dignitate tandem suà, etquàpolc lent auctoritate, quâ famâ fruuntur, quà civium omnium vene- « ratione digni sunt, nostrum commendarent ordinem... v

Les docteurs honoraires prirent d'abord leur charge à cœur, mais bientôt surgirent des questions de préséance et des rivalités regrettables. Sans la mort prématurée de M. de Bellièvre, ces difficultés auraient pu n*être qu*un accident passager, elles prirent malheureusement les proportions d'un désastre, et dès lors, les résultats qu'on attendait de Tagrégation devinrent plus que douteux. Les docteurs honoraires dédaignèrent d'assister aux actes, ils désertèrent ostensiblement la Faculté \ et les études s'en ressentirent d'une façon très vive. Plus les espérances avaient été légitimes, plus leur déception fut pénible : t Studia languentet di- « labuntur ! ' » : telle était la constatation désolante qu'était obligé de faire Halley lui-même. En désespoir de cause, et voyant son œuvre chérie sur le point de s'anéantir pour toujours, il recourut à M. de Lamoignon, premier président au Parlement de Paris, pour trouver un remède à ces maux. Le Parlement se mit en conséquence à élaborer un nouveau règlement destiné à imposer un terme à ces contestations. La Cour réserva aux régents, les rentes, fermages, rétributions scolaires, émoluments de toute espèce, mais admit les docteurs honoraires avec voix délibérative dans toutes les assemblées. Elle reconnut encore à ces derniers le droit d'assister aux examens et d'y interroger en nombre égal aux régents, de présider aux actes une fois par mois, de donner des leçons publiques, et de prononcer une des trois harangues qui se faisaient dans l'École aux fêtes solennelles. Enfin, elle assimilait les docteurs honoraires aux régents dans Tépreuve importante des aspirants aux chaires vacantes, et leur accordait voix délit>érative jusque dans l'élection des antécesseurs.

1. « ... Lear xèle ne put se soutenir long-temps ; ceux qui étoient répétas de dignités éminentes, ne pouToient pas assister ayec assiduité aux exercices de la Faculté ; les autres qui ne participoient point à ses reyenns, négligèrent ses fonctions. pénibles qoi n'étoient récompensées par aucun émolument. » Archives de la Faculté de droit, 119. Collection Damante, Mémoire pour Us docteurs agrégés contre Us docUurs-régem, n» 4, p. 8.

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