Le texte de ses lettres de régence a été conservé
4. La pièce est datée de Saint-Germain en Laye, 6 décembre 1666. — Signée Louis et de Guénégaud. — Doujat était même réputé pour la justesse de ses appréciations dans un domaine tout différent de celui des lettres et des sciences. Les mémoires de Mathieu Mole nous le montrent choisi à plusieurs reprises pour faire des expertises et des enquêtes très diverses (Af^motVei, lij, p. 329, p. 335, p. 340).
ppolectioa, l'Université de Paris, instruite des mérites éminents dont il était doué, s'efforça d'attirer dans son sein un si célèbre humaniste. Halley se vit offrir à la fois cinq emplois différents à Paris et il se détermina enfin pour la chaire de rhétorique au collège d'Harcourt. « Le 16 Mars 1654, le Roy érigea en sa faveur t la Chaire de cette Faculté (droit canon) en Chaire Royale et « chaire de Lecteur es saints Décrets, pour rétablir celte Faculté € en son ancienne réputation, avec mille livres de gages*. » C'est grâce à son initiative prudente et persévérante qu'on amena enfin le Parlement à reconnaître sans ambages que les licenciés en droit canon seraient reçus au serment d'avocat. Il rétablit les actes publics : Harangues, Décrétales, etc., et travailla fortement à la création des docteurs honoraires et agrégés. En un mot, les services qu'il rendit à la Faculté, depuis 1655 jusqu'à l'époque de sa mort, sont innombrables, car, indépendamment de son enseignement doctrinal, ses qualités littéraires et la profondeur de son jugement contribuèrent pour une large part, à donner à la réforme royale le caractère élevé qui le distingue. Son testament, dont l'abbé de Choisy fut l'exécuteur, portait une fondation pour célébrer des messes à l'ouverture des leçons en droit et à la veille de Noël, de Pâques et de la Pentecôte', ainsi que pour faire à ces époques une distribution manuelle aux Professeurs, Docteurs honoraires et agrégés. Son but était de perpétuer ainsi ces actions célèbres dont il avait rétabli l'usage et dont il appréhendait après lui l'interruption '. Il laissa des traces vivantes de son enseignement. Un de ses élèves, Daniel Laêt, qui joua un rôle important en Hollande, a fait de lui cet éloge remarquable :
« Vivit adhuc Hallœus. Vivit in vobis Clarissimi Magistratus, « quos suis recitationibus Juris et œqui prseceptis informavit. « Vivit in vobis, verbi divini eloquentissimi Prœcones, vivit in « vobis facundissimi Patroni quos oratoriis Institutionibus et Eloc quentiae arcem evexit... Audietur scilicet, in sacris pulpitis t et profanis, quibus tôt Oratores dédit, audietur in totà Acadec< miâ Parisiens!, cujus inter Rhetores maximus habitus est; au- « dietur in publicis Juris scholis, quas tanto studio ac cura excic tavit, quas per trigenta quatuor annos suœ in docendo indus- « triœ atque eruditionis splendore illustravit*. »