Oratio à constUiùs, D. BlARTni, 1T77, p
2. La royauté sentait pourtant de son côté le besoin des études de droit public, car elle s'occupait de réunir les éléments nécessaires à leur établissement. Cf. (Arcb. AD. VIII. 1.) Arrêt du Conseil d'État du roi, concernant une bibliothèque de Législatioo, AdmioistratioD, Histoire, etc., et ordonnant en même temps la création d'un Comité d'histoire et de droit public, destiné « à maintenir et conserrer les principes esseotiais « de la Monarchie » (art. 12). Les grandes traditions politiques ne manquaient pas, ni les nobles exemples, ce n'est assurément pas le xvm* siècle qui a in?enté le droit public, mais les Facultés de droit n'ont pas jugé à propos de s'en occuper.
de la liberté, rien de la propriété, rieû en un mot de ce que le zvm* siècle avait ajouté au domaine de la pensée dans cet ordre de connaissances, et de ce qui eût pu être pour l'enseignement du droit un principe de vie et de progrès. Considérez les Facultés de droit à la veille de la Révolution, il semble qu'elles soient étrangères au xvm* siècle*.... La Faculté de droit semble ignorer que les sciences morales sont nées !...'»
Ces reproches amers et ce blâme sévère sont, hélas! une trop juste expression de la vérité pour quenous essayions de les discuter ou de les amoindrir : Tordre matériel était à peu près tout ce qu*on avait en vue, on remettait toujours à d'autres temps et à d'autres hommes le soin d'opérer les transformations foncières dont le progrès faisait sentir l'impérieuse nécessité.