‹ La Faculté de droit dans l'ancienne Université de Paris,Chapitre 259 sur 281 · Arrêt du Conseil d'État du 6 novembre · texte numérisé non relu

Arrêt du Conseil d'État du 6 novembre

4. Lettres patentes ordonnant la translation des écoles. Registrées en Parlement toutes chambres assemblées le 29 novembre 1763.

M. Trudaine obtint des chanoines réguliers de Sainte-Geneviève* les avances nécessaires, pour que la Faculté pût pourvoir aux divisions et aménagements intérieurs. M. Martin exposa, devant la Faculté réunie en assemblée extraordinaire*, le compte rendu détaillé de ces diverses combinaisons, et demanda à ses collègues d'approuver la rédaction qu'il avait consignée dans le livre décanal. Moins d'un mois après', les docteurs se trouvaient de nouveau convoqués pour aviser aux moyens de témoigner à leurs divers bienfaiteurs les sentiments d'une reconnaissance bien légitime. On coïivint, dans cette réunion, de continuer le décanat d'honneur de M. Trudaine, après l'expiration de ses fonctions annuelles (24 février), malgré le règlement de juillet 1700*, et d'orner la grande salle de son buste en marbre, dont on confierait l'exécution à un sculpteur éminent*. Pour remercier M. Soufûot de son gracieux concours, on lui donna la nomination d'un étudiant de sa famille et de son nom qui recevrait gratuitement et par honneur le baccalauréat et la licence. On ne fut pas ce jour-là d'accord sur ce qu'il convenait d'offrir à MM.de Sainte-Geneviève, ci ce ne fut que plus tard* qu'on se décida à leur attribuer la présentation, tous les trois ans, d'un chanoine de leur maison, pour faire ses études dans la Faculté « honoris causâ^. »

Les travaux de la construction durèrent huit années : (1764-1772) La prise de possession fut, on le pense bien, une grande fête pour

1. « Sur le prix d*uoe coupe de bois qui leur appartcDoit. >*

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