Lettre du roi au Souverain Pontife, 1» août
3. «... Omnes quidem Consultissimo antecessori D. Gouilliart, propter eximiam ejusdem, ac benè perspectam in dicendo facundiam, orationis habeuds pro solemni scho^ larum instauratione honorem tanquam potiori jure ipsi delatum lubenter detuleront; sed cum ille Consultissimus antecessor in médium protulerit magis opportunum sibi videri ut in aliud tempus publica hsc rejiceretur oratio, et ut vemaculo idiomate fieret, unanimi suffragio censuit ordo Consultissimus, rem prorsùs Inbricam ac periculosam esse, si in prssentibus rerum circumstantiis intermitteretur vel saltem difiterreretur solemnis illa concio; et certè insolitum fore, si Consnltissima Facultas in academicis orationibus vemaculi idiomatis usum introducere satageret... » Arcb. de la Faculté dé droit, jRe^. 9, p. 988.
Conventus Gallicanus \ » La Faculté fit à Toccasioa parade de son attachement à la Constitution , et elle s'empressa de donner son adhésion à la démarche du recteur Dumoûchel qui, au nom de tous les maîtres de l'Université^ disait à l'Assemblée nationale ces paroles de soumission absolue : « ... Nous ne cesserons, Messieurs, dlnspirer à nos élèves l'amour d'une constitution qui fait naître des sentiments si généreux, et nous n'aurons pas besoin de
grands efforts pour obtenir de grands^ succès Nous avons cru
qu'il ne suffisoit pas pour nous de renfermer ces sentiments dans le secret de notre conscience , et qu'il étoit de notre devoir, comme instituteurs de la jeunesse françoise, de les manifester par une déclaration authentique, et de lui donner l'exemple du respect et de Tobéissance ^. » Quelques mois plus tard, l'Assemblée rendit une sécurité relative aux Universités françaises par son décret du 26 septembre 1791, mais elle introduisit dans la Faculté une innovation que celle-ci ne vit qu*en tremblant :
ART l^. — c Tous les corps et établissemens d'instruction et d'éducation publiques existant à présent dans le Royaume, continueront provisoirement d'exister sous leur régime actuel, et suivant les mêmes loix , statuts et réglemens qui les gouvernent.
Art. 2. — « A compter du mois d'octobre prochain, les facultés de droit seront tenues de charger un de leurs membres , professeur dans les universités, d'enseigner aux jeunes étudians la Constitution françoise. »
Les docteurs ne se montrèrent peut-être pas charitables, mais ils furent personnellement très prudents dans l'élection de ce professeur, car leur choix se porta sur M. Hardoin, qui était pour lors absent et ne pouvait se défendre de ce dangereux honneur'. Son nouveau cours ayant lieu les lundi , mercredi et vendredi , il devait continuer les autres jours à enseigner la cinquième partie du Digeste qu'il exposait précédemment à ses élèves. Si Ton veut un aperçu de la doctrine juridique de la Constitution, on peut se renseigner en parcourant les questions posées dans les examens