Prodromus corporit iur, iust
3. Nouvelle Revue historique du Droit français et étranger, t. III, p. 599-618 (1879). — Elude de M. Cailiemer sur Tenseigoement du droit civil en France.
4. Le récit de cet événement merveilleux se rencontre dans un obscur poème du dominicain Raynier de Granchi, et c^est François Taurellius, dans la lettre dédicace qu'il adressait à Côme de Médicis, en tête de son édition des Pan^dectx Florentinm (FI. M.DLIII), qui le signale pour la première fois : « Âtque bsc ex antiquis Pisanorum annalibus apud Plotium Gryphum eorum civem accepimus : quibus et Raphaël Volaterranus per omnia fere adstipulatur : et illo multo antiquior Raynerius Grachia, pisanus hislibris quos ante ducentos ferme annosde bello Thusco conscripsit... » Muratori publia le Poema historicum de bellis Tuscim, jusque-là inédit. Voici ce qu'il dit de Raynier : « Neque insaiutata dimittenda sunt qus is Lib. IV (III) habet de antiquissimis Pandectis , etc . . . His verbis rem tradit Raynerius noster, omnium quos novimus,
primas :
Malphia Partenopes daUir, et qoaiido omne per eqior Unde fait Liber Pisanis geitiis ab iUis Jnris, et est Piais PandecU Ccsaris alti CiTibna ad^nacUs animo mente atqoe fideli.
(Muratori, Aer.. U.scripL, XII. p.S87. etiMi., p. 814.)
Or, Raynier écrivait au xiv* siècle et aimait plus le merveilleux que le réel. C'était on
meilleur argument est encore la démonstration àe ce fait indéniable, que le Droit Justinien n'a pas cessé d*étre connu, allégué et pratiqué jusqu'au xii« siècle. C'est ce que nous allons nous efforcer de prouver brièvement.
Le droit romain occupe une place très importante dans les lettres de Grégoire le Grand. Dans un factum assez étendu, où ce pape condense ses instructions à l'un de ses légats S nous rencontrons une foule de passages textuellement empruntés au droit de Justinien. Plusieurs fragments du Gode ', un texte des Pandectes', deux citations tirées des Novelles*, prouvent que tout le corps du droit lui était familier*. La vieille loi des Wisigoths, reconnue dans un palimpseste de Paris* et dont Tàge ne peut être exactement précisé^, contient de nombreux passages susceptibles d'être rattachés à la législation de l'empereur bysantin. M. H. Brûnner * n'ose cependant pas émettre cette affirmation sans réserve, et il s'exprime avec une très grande prudence à cet égard :
c Des sentences juridiques d'origine romaine se rencontrent à n'en pas douter dans les fragments de Paris. Quelques-uns sont intimement liés à certains passages delaLex Romana Wisigothorum; d*autres à la collection Justinienne. Il ne faudrait pourtant pas
totear presque inconnu : « ... nomendatoribus omnibus htctenùs i^otns. » (Qurif- EcHAHD, Scrip. Prwdic, 1721, II, 819). On doit sartout éviter de le confondre avec ses contemporains et confrères du même monastère « Raniero da Rivalto (di Pisa) » et « Reinero Sacconi (teologo e canonista, di Piacenza) », tous deux connus par des œuvres sérieuses bien différentes du « Caliginoso poema... Poema inintelligibile in g;ran parte, e nel suo tutto disordinato ed incoerente >» de Grancbi. (Elio. Volpuii, Memorie isi<hriche di piu uomini iUusiri pisani. MDCCXCII, tomo IV, p. 137.)
1. Grieg. M. Epist,, lib. XIII, ep. 45, ad Joann. Defensorem. Lettre au légat Jean dans Taflaire de Jannarius, évèque de Malaga, 603 (Miqiib, PalroL, 77). Capitulare II legum Imper, pro immunitate clericorum.
2. Cités par les numéros du livre, du titre et de la Constitution : L. I. C ; libri C.VII, Ut. 48, const. 4; tit. 44, lib. VII, Codicis; « Ut hujus legis séries loquitur, Codicis libro I, tit. VI, constitotione X*. », « Libri suprascripti, tit. XV, constitutione II*. »
3. Cité par les premiers mots du texte suivant la métbôde des glossateurs : « Lib. Pandectarum XLVIII, ad legem Jultam majestatis. »
4. Novell. 123, § . Si quis contra, apud Julianum. cap. 32 ; Constitutione novelli, c. 16.