WiuoBT, op. cit., Il, p
' !^. GuuLDOs Cambrersis, DeGestis, lib. Il, c. i, p. 477. ^ Cf. et. Mémoire^ de l'Académie de Caen, (études anglo-normandes], in-8, 1889. Article de M. Joly.
6. WAATOff, Anglia sacra, para II, London, 1691, p. 478 : « MatbBus Andegavensis quem in legilms et decretis tune audiebat. »
pas accepter cette charge, ses intérêts le rappelarit dans son
pays.
Pierre de Blois, écrivait en 1180, à un étudiant les lignes suivantes* :« Nuper, in scholastico, quœdam quœstiones sicut as- « seris in médium deductœ, tuum animum in medio susjpende-^ c runt. Eas mihi proponîs, earumque solutionem cuminstantià c petis : verumtamen, cum sis in soholis, ego autem in casitris : a et, cum jam biennium in Legibus et Deçretis expenderis,... a quœstionum quas proponis solutionem apud eos facilius inve- « nire poteris qui in tali ae exercent... Qui interrogant, interro- « gent Pari^t^ ubi difficilium qusestionum modi intricatdssimi a resolvuntur. »
Daniel Morlach, ou de Merley, un Anglais qui avait étudié à Paris, faisait sur l'appareil un peu pédantesque de certains suppôts, la moqueuse remarque que nous avons citée ailleurs : « Cùm dudùm ab Angliâ me causa studii cepissem, et Parisiis a aliquandiù moram fecissem, videbam qupsdam bestiales in « scholis gravi autoritate sedes pccupare, habente& coram se ce scamna duo vel tria, et descriptos codices importabiles, aureis « literis Ulpiani traditiones reprœsentantes '. »
En 1198, le professeur Philippe Sarrazin donnait des leçons spéciales de droit civil. Du Boulay rapporte ainsi Téloge que luicomposa iBgidius parisiensis :
« Hic et prœstantior illo
Pesteriore subit, qui Saracena Philippus Gognomenta tulit, prœter quas nouerat artes Quœque inerant illi divinitus, omnia quondam Décréta et sacras claudens In pectora leges 3. >
- GuiUaume le Breton, continuateur de Rigord, fait foi que sou& Philippe-Auguste^ les deux droits étaient concurremment enseignés à Paris : « Cùm in eàdem nobilissimà civitate, non modo de «f trivio et quadruvio, verùm, et de quœstionibus Juris canonici « et CivUis, plena et perfecta inyemreiuT scientia*» (1210-1212). Cependant, au moment même où le droit romain était ainsi cultivé en France et en Italie, un revirement immense allait se pro-
1. Petros Blbs, Ép.f 19. PatroL lai., C.CCVII : ad amicum H. Jaris caoonici studiosum.
2. WooD, Hist, Universitatis Oxonensis. Oxon, 1674, p. 57 ad ano. 1189. Ce passage tiré de la préface d'une de ses œuvres est à peu près tout ce qui nous reste de Daniel de Medey. Cf. Wright, op. cit., II, p. 228, Bul., II, 730.