CaBTiBR, Histoire de C Université, I, p
2. PiiRRi Flamincri , Étude littéraire de ses manuscrits inédits par A. Germain, p. 17.
3. Le plus ancien ouvrage didactique sor renseignement et les qualités (Ton bon écolier de rUniTersité de Paris est un traité pseudonyme du xin* siècle, longtemps attribué à Boëce et imprimé parmi ses œnrres, mais dont le véritable auteur est Tbomas Baa-
raies qui constituent ce que nous appelons aujourd'hui renseignement secondaire ^ Il fallait ensuite un stage déterminé pour aspirer au grade de bachelier. Un des manuscrits de la bibliothèque de l'Arsenal * nous précise ces conditions : « Item, nos attendentes « quod, ubi non est fiiodamentum superediScari non potest, nec « est per arrupta propositis gradibus, sed gradatim et mature ad « honores et sciencias altiores ascendendum, et grammatica, lo- « gica, et cetere inferiores sciencie sunt via et fundamentum ad « alias superiores sciencias , statuimus et ordinamus nullum ad « bachalariatum in iure canonico seu Facultate decretorum pari^ « siensem admitti debere, quantumcumque per tempus iuxta alla « statuta ordinatum Decretum et Decretales audiverit^ yiisi in « primitivis sciênciis priùs sufficienter fundatus fiierU; super « quibus, fidem in collegio, tam de locis studiorum, et scioiciis <c quam de tempore quo in illis studiierit, tenebitur facere pel* « proprium iuramentum, vel aliàs sufficienter. > Le procès-verbal de la séance où ces décisions furent prises est daté du 12 octobre 1340, mais on voit qu'elles n'étaient que le renouvellement explicite de règlements plus anciens. Dès le principe donc, même avant Tapparition du texte officiel des Décrétales, la Faculté exigeait de ses suppôts une somme de science suffisante pour faire présumer de leur aptitude et de leurs capacités '. L'auditoire des maîtres se trouvait ainsi composé d'esprits éclairés, formés par la grammaire et les mathématiques aux conceptions philosophiques, et assez familiarisés avec la langue latine pour la suivre dans toutes les inversions de sa riche originalité.
Dès 5 heures du matin, les élèves arrivaient à la Faculté. L'usage de commencer sitôt les leçons remonte à Torigine même de l'Université et se conserva pendant bien longtemps. Le Mémorial fait souvent allusion à cette pratique, et les doyens eux-mêmes; ne reculaient pas devant un enseignement aussi jfénible : t die « sabbati q fuit quîta iuoii, ego Jo. Gagoin decanus, legi dec cretalë... et ascendi cathedram hora quita de manè, et legi usc que ad sextam tantû, quia tûc intraverût dnî doctores ad haren-
BANTios. 11 est intitulé : Boethius de disciplina scholarium (CoIod. 1489, 4 ; à la suite de Boethius, De Consolatione, Lugd., 1503-4; m Opp. Boetbii, Basil, 1546, 968-982). Il donne des conseils généraux dans le goût de l'époque, mais ne précise rien d'intéressant pour le sujet de nos recherches.
1. Voir les recommandations de Cacclalupds Severinas, De modo siudendi in 11(1:0que. De.Canis « De modo studendi (1476) : « De grammatica latinaque lingua, grœcâque discëdis; de arte oratoriâ iurisconsultis necessarîâ. »