‹ La faculté de droit et l'école central a BesançonChapitre 18 sur 35 · BELON · texte numérisé non relu

BELON

Belon. Nous avons dit (M que les professeurs ne payaient pas un impôt aussi élevé que les autres citoyens ; pour eux, cet impôt était réduit au tiers. En 1768 et sous le rectorat de Galet, l'université se voyait menacée de perdre cette immunité. Ellese réunit en assemblée générale et décida qu'elle dépêcherait à Paris un de ses membres pour y solliciter le maintien de ses prérogatives. Une délibération fut prise en ce sens, le 7 janvier 1768, et elle désigna Belon. Nous trouvons dans le texte de ce document la preuve de l'estime dont ce professeur était entouré, « La » compagnie, porte le procès-verbal, a prié M. Belon » de vouloir bien se charger de cette députation , à » laquelle sa santé, son âge, et plus encore sa capa- » cité, ses lumières et son zèle pour le bien de la » compagnie, le rendent plus propre qu'un autre ; j» la compagnie lui donnant tout pouvoir et autorité, » et s'en remettant totalement, à sa prudence, soit » pour dépenses, gratifications, choix de conseil et » de moyens. » Le même procès-verbal constate l'acceptation du délégué, malgré la rigueur de la saison, et ajoute que « la compagnie lui a témoigné » la sensible et véritable reconnaissance qu'elle avait » de ce service important qu'il voulait bien lui » rendre. »

(1) Voir p&fe %^,

Arrivé à Paris, Belon remplit sa mission avec toute l'activité que ses collègues attendaient de son dévouement ; il remit au vice-chancelier les lettres et le mémoire qu'il avait à présenter au nom de l'université ; puis, à son retour, il fit en assemblée générale, comme le constatent les procès-verbaux, € avec tout » Tordre, la précision et la netteté qui lui étaient fa- » milières, un rapport, à la date du 18 mars 1768, » dans lequel il déclara que le ministre, M. d'Or- » meson, et les chefs de bureau, lui avaient donné » parole que la compagnie serait maintenue dans le » droit et la possession de la portion colonique, Tu- » niversité de Besançon, autrefois de Dole, étant » Tœuvre d'un souverain étranger, et ne pouvant » être assimilée aux autres universités du royaume. »

La compagnie montra une extrême satisfaction de cet heureux dénouement, et dans cette même séance elle vota des remerciements à Belon, non-seulement « pour son zèle, mais pour son désintéressement et » pour l'épargne avec laquelle il avait ménagé l'ar- » gent de Tuniversité. »

Les promesses formelles rapportées de Paris par Belon firent cesser toutes les appréhensions ; néanmoins, quelques années plus tard, en 1774, l'impôt frappa les professeurs, sans égard pour leur privilège sur la portion colonique. Il s'agissait pour l'université, non-seulement d'un intérêt pécuniaire, mais

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