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BELON

d'un privilège à sauvegarder. Aussi, déclara-l-elle en 1776 « que tous ceux de messieurs qui avaient été . j> imposés en plein pour 1776, se pourvoiraient de- > vaut les présidiaux dans le ressort desquels étaient » situés leurs biens, et que tous les frais seraient pris D dans la grande bourse de l'université. » Celaient surtout Seguin, Alhalin et Grimont qui se trouvaient atteints; ils réclamèrent et obtinrent le dégrèvement de leurs immeubles. L'exemption basée sur la portion colonique fut également maintenue et ne disparut qu'avec l'université elle-même.

Belon n'a laissé aucun ouvrage, et nous avons vainement cherché quelques indications sur son enseignement. Il était recteur en 1771 . Déjà à cette époque les progrès du luxe avaient ^excité l'indignation de plusieurs écrivains. Belon vit dans ces nouvelles tendances un vérilable danger social, et il crut devoir les combattre dans une harangue qu'il prononça pour la rentrée delà Saint-Martin, «avec applaudissements » de toute l'assemblée, qui était très nombreuse, et à » laquelle assistaient M. le premier président et plui> sieurs conseillers du parlement et du bailliage. »

Après la mort de Belon, qui rendit, comme nous l'avons vu, le dernier soupir à Jallerange, frappé à l'improviste entre les bras de Seguin, son ami (1790), ce digne et modeste professeur fut honoré d'une oraison funèbre aussi touchante qu'imprévue. Il avait

eu quatre frères qui, tous, selon l'expression d'un contemporain (0, « se firent remarquer par une élo- > quence mâle et nerveuse, par des expressions, des » tournures, des saillies qui leur étaient propres. » L'un d'eux, entré dans les ordres, était devenu l'un des plus célèbres prédicateurs de son temps. Il devait se faire entendre à l'église Saint-Paul pour la fête de Noël ; il avait perdu la veille son frère le professeur ; l'auditoire, qui le savait brisé parla douleur, ne s'attendait pas à le voir monter en chaire ; mais le prédicateur y paraît à l'heure voulue ; il commence par rappeler le malheur -qui vient de l'atteindre, il ajoute qu'il ne parlera pas de ce frère bien-aimé, et que le sujet de son sermon sera le mystère de Tlncarnation. Mais, dominé par ses sentiments de tendresse et d'affliction, il ne peut se séparer de la pensée de son frère, il revient à lui, et tout son discours porte sur celui qu'il a perdu. L'éloquence de sa douleur, ses larmes abondantes, répandirent la plus vive émotion dans l'assistance, et l'on eut le regret d'être obligé de l'interrompre, parce qti'il avait excédé le temps consacré dans les offices à la prédication.

Jean-Baptiste Belon n'a pas été le seul des siens qui ait suivi la carrière de l'enseignement. En 1769,

(1) M. Droz, conseiller au parlement, Eloge de Belon, Claude» Antoine,

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