‹ La faculté de droit et l'école central a BesançonChapitre 20 sur 35 · CALF · texte numérisé non relu

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le troisième de ses frères, Claude-Antoine, était mort professeur de théologie. Doué, comme son frère, d'une imagination vive et féconde, il excellait surtout dans la composition des panégyriques ; son élocution était facile et parfois brillante; il avait fait partie pendant de longues années de l'Académie de Besançon.

Belon comptait de nombreuses illustrations parmi ses ancêtres, notamment Simon Renard, qui servit Philippe II avec une rare habileté dans des négociations difficiles , les Granvelle , le baron de Brun , plénipotentiaire d'Espagne à la paix des Pyrénées, et plusieurs parlementaires ou gouverneurs de Besançon 0).

La vie de Guillemin, de Galf et de Griment a eu .peu d'éclat ; ils n'ont laissé aucun ouvrage, et c'est à peine si l'on a conservé le souvenir de leurs noms.

Galf, Gharles-Joseph, originaire de Morey, où sa famille possédait un fief, fut longtemps professeur à l'école de droit. Il faisait déjà partie de l'université en 1764, et nous le retrouvons encore dans sa chaire en 1791. Son père était conseiller au parlement.il ne nous a pas été possible, malgré bien des recherches, de trouver les renseignements que nous aurions désiré pouvoir donner sur la vie de ce professeur.

Il est triste de penser que le temps enlève avec

(1) Eloge d'Antoine Belon^ par Droz.

i76 CHAPITRE V.

une telle rapidité toutes les traces de la carrière de certains hommes encore si rapprochés de nous, qui ont eu leur importance dans leur pays natal, et que nos contemporains ont pu connaître.

Ce professeur était frère du chanoine Calf, qui fil de son vivant un certain bruit à Besançon. Nous possédons sur ce dernier des indications nombreuses, mais nous ne saurions nous étendre sur sa vie sans excéder les limites de notre sujet (*).

Guillerain, Claude-Odo, et Grimont, Antoine-Joseph, se succédèrent à la faculté de droit. Le premier était né à Fondremand (Haute-Saône), et était âgé de 48 ans lors de sa nomination, qui eut lieu en 1748, en remplacement de Maréchal de Longeville. Sa famille fournit plusieurs hommes remarquables, un recteur de Saint-Jean-Baptiste, distingué par ses talents oratoires et qui fut nommé membre de TAcadémie de

(1) Le chanoine Caif naquit à Besançon, et vécut jusqu'en 1825. II était petit et contrefait, et lorsqu'il devint membre du chapitre, ses collègues, peu flattés de sa nomination, tirent chanter à Pâques, au moment de son installation , ces paroles des saints Livres : Parvulus datus est nobis ; nomen ejus consiliarius, et factus est principatus ejus super humerum ejus. Durant la révolution, il fut enfermé au couvent des Capucins, puis condamné à la déportation. Il s'était retiré en Suisse. Sa sœur, M^^» de Calmoutier, assistait de ses charités les prêtres revenus de l'exil, mais elle éloignait de sa maison toute personne qui s'était soumise au concordat , et n'y recevait que celles faisant partie de la secte des incommuniquants , qui venaient prier chez elle au nombre de trente ou quarante.

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