LES DISTRIBUTEURS
tants de Parcey, bailliage de Dole, c de ne pas com- » prendre en leur réparlement le distributeur de
> l'université de Dole , Arvisenet, ses grangers, fer-
> roiers et vignerons, pour raison de biens à lui » appartenant dans leur finage, l'intention de Sa j> Majesté étant qu'il jouît de cette exemption. »
Les distributeurs étaient nommés par le roi, et choisis dans l'origine parmi les personnages les plus distingués par la naissance, la fortune ou le mérite. Ces fonctions furent dévolues à des présidents, des conseillers d'Etat, maîtres des requêtes, avocats généraux, procureurs généraux. Les familles Bouhélier et Arvisenet en furent souvent investies W.
L'archevêque faisait partie de l'université comme chancelier né de ce corps ; il commettait un vicechancelier, choisi habituellement parmi les chanoines du chapitre métropolitain , et chargé de la collation des grades aux élèves admis par le collège. Lé premier président du parlement était président né des concours.
(1) Charles-François Bouhélier, seigneur de Sermange, est Tun des plus connus. Reçu distributeur en 1722, il fut chargé de dresser un Mémoire pour établir les droits de souveraineté de Louis XIV, comme comte de Bourgogne, sur les terres de Blamont, Chfttelot, Delémont et Leucourt, dont le prince de Wurtemberg, comte de Montbéliard, se disait souverain. Charles -François était petit- fils de Claude Bouhélier, institué professeur de l'université en 1637, et qui avait épousé la fille du premier président du parlement, Jacqueline Galliot.
a GHAFITAE PBEHIER.
Après le recteur et les distributeurs» venaient les professeurs, souvent nommés antecessoresy titre que portaient dans l'empire romain les maîtres chargés d'enseigner le droit. Leur nombre varia suivant les époques. Dans le principe, l'université comptait quatre facultés, la théologie, la médecine, le droit canon, les arts. Mais le collège des jésuites de Dole^ adjoint à l'université en 1617 par les archiducs, parut suffisant pour renseignement des lettres et des arts , et motiva la suppression des lectures ayant trait aux langues grecque et hébraïque. Il ne resta plus que deux lectures de théologie, deux de droit canon , quatre de droit civil, la première du Digeste, la se- . conde du Code, la troisième des Institutes , la quatrième des Rubriques. Deux lectures furent réservées à la faculté de médecine, et le collège se composa de dix professeurs (*). ^
Le nombre des professeurs fut bientôt augmenté; on établit une troisième lecture dans la faculté de médecine pour l'anatomie et la botaniquie ; on créa
(t) Lectures signifie commentaires ; ce mot est emprunté à Técolc des glossateurs , qui , prenant pour texte dans leurs cours les divers recueils du droit romain , enseignaient les titres Tun après l'autre , et accompagnaient chaque fragment soit d'un sommaire très concis (summa), soit de courtes notes explicatives {glossœ) , soit enfin de commentaires plus étendus ( lecturœ ) ; les lecteurs étaient donc les commentateurs du texte.