‹ La faculté de droit et l'école central a BesançonChapitre 9 sur 35 · PERRIN · texte numérisé non relu

PERRIN

aux règles souveraines de Fart du juste et de l'injuste. Toutefois, n'allons pas trop loin dans nos appréciations sur cet enseignement : n*étail-il pas tout ce qu'il pouvait être? Ne manquait-il pas des ressources dont les découvertes inespérées de Técole moderne ont enrichi la science avec tant de profusion? On était encore loin du temps où les patientes investigations des savants devaient aller partout, en France, en Italie, en Allemagne, explorer les bibliothèques , comparer les manuscrits et retrouver d'inappréciables monuments sous de vieux parchemins grattés et surchargés d'écritures. On ne connaissait ni la République de Gicéron, ni le Gode de Théodose, ni les fragments de Paul et d'Ulpien, ni surtout les Gommenlaires de Gaïus. Le génie de Gujas avait ouvert la voie, mais le temps des Haubold, des Savigny, des Niebûhr, des ïïugo, n'était pas arrivé.

Guy Perrin avait longtemps occupé, à Dole, la lecture des Institutes ; il serait à peu près oublié, s'il n'avait pas soulevé, le premier, une question de préséance ; il prétendit avoir le pas sur le professeur de rubriques, René Tixerand, et, le 42 août 4680, il adressa aux distributeurs la requête suivante : « Remontre en tout devoir Glaude-Guy Perrin, professeur en ladite université, que , par lettres patentes du 46 avril de l'an courant, il avait été fait professeur instituaire pour jouir des honneurs, prérogatives,

prééminences et droits, tels que le sieur du Ban, son prédécesseur en ladite charge, et tous les autres qui l'ont possédée avant lui en ont joui ; ensuite de laquelle patente, s'étant présenté par-devant messieurs les distributeurs pour être envoyé en possession d*icelle et de tous ses droits, il y avait effectivement été envoyé après avoir prêté le serment en tel cas requis, comme il est constaté par acte du 40 mai delàdite année, par lequel le sieur recteur magnifique et le professeur de ladite université avaient été requis de le recevoir pour tel; à quoi ils avaient satisfait, l'ayant reçu pour professeur instituaire, sans pourtant avoir voulu permettre qu'il jouisse de la scéance acquise à ladite lecture, ayant déclaré et voulant que le sieur rubriquaire passe devant lui. Pourquoi le suppliant leur 'aurait remontré toutes les raisons pour avoir le pas, les leur ayant même données par écrit, afin de leur faire connaître qu'ils ne pouvaient pas lui ôter ladite scéance, sans aller contre la volonté du roi et contre l'envoi en possession qui est relatif à ladite patente, par lequel il est mandé de faire jouir le remontrant formellement et expressément des mêmes droits, prérogatives et prééminences que le sieur du Ban et ses prédécesseurs en ladite charge en ont joui, même d'empêcher tous les troubles qui leur pourraient être faits.

» Pourquoi il vous supplie de vouloir bien le faire

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