LA ALAISE
assez sévère..,. Ils veilleront désormais à gouverner droit !
— Oui, reprit Tristam, et sois-je avalé parle plus gros requin de l’Océan si je souffre qu’on touche à un seul cheveu de la tête du médecin ! M. Frappe-D’abord se souvient de son coup de barre, moi je me souviens de mon coup de bouteille.... suffit. On ne touchera pas aux vieux, que je dis. Quant au jeune, ma foi, il serait temps de finir le jeu : on lui donnerait la cale mouillée, on lui . ferait faire un plongeon, là, dans la mare à canards, et l’on torcherait de la voile* au plus tôt.
— Je ne veux pas de cette clémence méprisante, s’é-
cria impétueusement Frédéric ; je suis officier de la marine royale ; assassinez-moi, puisque je suis en votre pouvoir, mais ne m’infligez pas un traitement déshonorant ! •
— Ne le croyez pas, ne l’écoutez pas 1 s’écria Mme Fargeaud; s’il le faut.... si ce n’est qu’une plaisanterie.... Je ne veux pas qu’il meure, moi ! »
Les contrebandiers, parlant tous à la fois, couvrirent la voix de la malheureuse mère ; la majorité penchait décidément vers la clémence. L’espérance rentra dans le coeur d’Anna ; elle croyait déjà Frédéric sauvé. Frappe-D’abord’ seul résistait à la volonté énergiquement exprimée des assistants; son âme haineuse ne pouvait renoncer aux idées de vengeance qu’il caressait depuis longtemps.
« Dites donc, vous autres, s’écria-t-il tout à coup avec un accent impérieux, est-ce que je ne suis pas votre chef? Vous ne Rangerez pas ma ration dans mon plat, entendez-vous, tas de moussaillons d’enfer! Silence partout, triple foudre ! Si je donne un ordre, on m’obéira ici comme à bord de la Belle-Joséphine....
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Oui, vous m’obéirez, ou, *je le jure de par tous les saints du paradis, je vous crèverai le ventre comme à des harengs frais ! »
Ce coup d’autorité imposa aux assistants ; le plus dévoué partisan de Frédéric n’eut pas voulu pour dix officiers de la marine royale encourir l'inimitié de Frappe-D’abord. Celui-ci promena son regard dur autour de lui ; toute velléité de rébellion avait cessé ; les traits des contrebandiers avaient pris cette expression de passive indiilérence qui caractérise le matelot devant ses chefs. Néanmoins Anna, excitée par son ardent désir de sauver Frédéric, eut le courage d’attaquer en face le redoutable contre-maitre.
« Braves gens, s’écria-t-elle, nul n’a le droit de vous commander qu’après le capitaine Bémy ; eh bien, le capitaine Rémy est arrivé ce soir, il est au village de Grosville.
— Cette folle aura-t-elle bientôt fini? ■« dit Frappe- D’abord d’un ton de colère où perçait néanmoins un peu d’inquiétude.
Cette nouvelle avait mis en émoi les matelots.
c Dites donc, reprit Tristam, le plus hardi de tous, si pourtant Rémy était en effet sur la côte?
— Rémy, ici ! s’écria le contre-maitre en frappant un grand coup de poing sur la table ; la peste m’étouffe, vous avez tous un paquet d’étoupes dans le crâne au lieu de cervelle ! Comment diable Rémy aurait-il appris que nous sommes ici, quand il nous croit tranquillement mouillés à l’ile de Wight, sous pavillon anglais? Que viendrait-il chercher dans ces eaux où il n’a rien de bon à attendre? Et d’ailleurs, busons, brutes stupides, si Rémy était arrivé à Grosville , ne l’aurions-nous pas déjà vu? ne serait-il pas allé d’abord à la Belle-Joséphine pour nous appliquer une chasse in-
t-elle furieuse en avançant ses mains armées d’ongles acérés; je vous arracherai les yeux, je vous déchirerai les membres, je
— Braves matelots, dit Anna de son côté d’un ton suppliant, je vous le demande au nom de Rémy, ne frappez pas un homme désarmé, sans défense ! »
Peut être les menaces de la mère irritée, les instances chaleureuses de la jeune Anglaise, n’eussentelles pas contenu l’indignation des contrebandiers; Frappe-D’abord, heureusement, éleva la voix.
« Laissez-le, chiens enragés que vous êtes! s’écriat-il. Voulez-vous donc me le tuer avec vos bêtises de coups de poing et de coups de couteau? Encore une fois, j’ai mon idée sur lui, et une idée de bon matelot, je m’en vante.... Vous verrez, vous verrez! Mais ne vous avisez pas de lui tirer seulement une oreille, ou vous aurez affaire à moi. Je vous connais, mes petits crocodiles : si l’on vous permettait de lui donner de simples croquignoles sur le nez, vous frapperiez de manière à lui faire jaillir la cervelle, et l’on n’aurait pas le temps de rirel » '
Les autres reculèrent, mais avec une visible répugnance; ceux qui, un moment auparavant, étaient le plus disposés à l’indulgence, semblaient maintenant le plus animés à venger Rémy.
« Ma foi ! maître Frappe-D’abord, dit Sucre-Candi, si vous avez votre idée, ça suffit..,, je m’en rapporte à vous, car vous êtes un racorni du premier numéro. Mais il nous faut quelque chose de crânement ficelé , voyezvous!
— Oui, oui, ajouta Tristam, il nous faut une vengeance de calibre.... Il ne s’agit pas de dire : « A la prochaine marée! » il faut remuer sa qudle et nous donner à tâter de la chose sans retard.
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— Attendez, friands; vous serez contents de moi, répliqua le contre-maître avec plus de jovialité qu’il n’en avait montré peut-être dans tout le cours de sa vie ; vous vous lécherez les babines de la bonne farce que je vais vous servir. Nicolas, vous le savez, vient de mettre le feu à la baraque, là-bas, à l’autre bout, afiu de nous donner le temps de faire nos affaires de ce côté.... Et à propos, s’interrompit-il en regardant autour de lui, voilà de la besogne joliment mal faite, Nicolas du diable! on ne voit plus ni leu ni fumée.... Mais nous allons recommencer la manœuvre, et je m’en chargerai moi-même. Donc voici la consigne à propos de l’officier : nous le laisserons bien arrimé sur ce banc, nous calfeutrerons les portes et les fenêtres de la cabine, et nous mettrous le feu dessus et dessous.... Hein ! que dites-vous de la farce? Elle est drôle, n’est-ce pas? L’officier sera cuit à l’estOulfade ! »
Il poussa un éclat de rire, et quelques matelots eurent le courage de l’imiter. Mme Fargeaud et Anna étaient anéanties. Lord Colington lui-même n’avait pas osé espérer une vengeance aussi cruelle ; un sourire de satisfaction se montra sur ses lèvres minces. Frédéric seul avait entendu cette sentence avec intrépidité.
Le contre-maître s’aperçut que tous ses gens n’approuvaient pas le supplice barbare auquel il voulait condamner Frédéric; il ajouta aussitôt par forme de correctif :
« Ensuite, voyez-vous, mes matelots, ne faut pas être trop méchants; on n’est pas des tigres, après tout, et je me suis toujours laissé dire qu’on devait avoir des égards pour les personnes d’âge. Aussi nous ne casserons ni bras ni jambes au vieux et à la vieille de la maison.... Nous nous montrerons bons enfants; nous
nous contenterons de les attacher à des arbres, là, dans la cour, pendant que nous retournerons à bord ; comme "ça, ils pourront s’amuser à regarder le feu de joie jusqu’au moment où l’on viendra les délivrer. »
Les contrebandiers ne comprirent pas à quelles tortures cette prétendue clémence allait exposer les deux malheureux vieillards, la proposition du contre-maitre leur parut d’une générosité royale. -
« A l’égard du médecin et de l’autre sèche carcasse, dit Tristara d’un ton dogmatique, vous avez donné droit dans le goulet de la rade, monsieur Frappe- D’abord; quant à l’officier, voyez vous, je n’y mettrais pas tant de façons, moi ! un coup de pistolet dans l’oreille, et.. .
— Un coup de pistolet! dit le contre-maître d’un air de vertueuse indignation ; et il tomberait mort, comme une masse, sans rien sentir.... Ah! Tristam, Tristam, je croyais que tu aimais davantage notre pauvre capitaine Rémy, assassiné par ce scélérat d’officier !
— Mais Rémy n’est pas mort! s'écria Anna avec opiniâtreté; braves gens, je vous l’affirme, Rémy est seulement blessé.... Vous pouvez vous en assurer, là au village.... On espère même le sauver.
— Il est défunt ou il doit l’être, répliqua Frappe- D’abord d’un ton péremptoire. Ah çà! la petite dame, j’en ai donc menti 9 je suis donc un gausseur? Si Rémy existait encore, il y a longtemps qu’il serait sur nos talons; s’il n’avait pu marcher, il se serait fait porter... Allons, allons! ne lanternons pas davantage. Nous perdons du temps, nous oublions que le vent et la marée n’attendent personne.... Voyons, un dernier branle-bas et gagnons le large, cent dix-neuf pétards!
— Oui, oui, partons, dit le prudent Ulysse de la troupe ; retournons au navire, car à la fin les douaniers
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et les pêcheurs pourraient se réunir pour nous donner la chasse.
— Eh bien donc, voiles partout! commanda le eontre-maitre d’un ton joyeux ; faites vos sacs.... Amenons ces femmes, et ne laissons ici que l’officier; à moins, continua-t-il d’un ton goguenard, qu’il n’y ait des gaillards de bonne volonté pour rôtir avec lui. »
Mme Fargeaud et lady Colington se pressaient contre le fauteuil massif auquel était attaché Frédéric.
« Je ne le quitterai pas, s’écria Pétronille d’un air égarée brigands, scélérats, oseriez- vous tuer mon enfant de cette manière abominable ? Voyons, mes bons amis, vous n’aurez pas le cœur de commettre une aussi vilaine action 1 C’est mon fils unique; si je le perdais, je ne pourrais lui survivre. Il est toute ma joie; je suis si fière de lui ! On me croit méchante, parce que je crie toujours dans la maison , mais au fond il n’y a pas de meilleure pâte.... Eh! mon Lieu 1 je serais allée soigner votre capitaine Rémy ce soir, si mon frère eût voulu me dire dans quelle maison il est caché!... Vous voyez donc qu’il ne faut pas tuer mon pauvre gars.... Si vous le faites, misérables coquins, vous serez guillotinés sur la place publique, et je rirai quand le couteau tombera ! Réfléchissez, mes braves gens : mon gars est presque un enfant; c’est savant, c’est bien élevé, ça fera son chemin; mais c’est si jeune! Vous verrez, quand il sera amiral ! il vous nommera tous capitaines,
je vous le promets Allons, il faut le détacher, et
nous partirons ensemble comme de bons amis ; nous vous suivrons, s’il le faut, sur votre navire. Je me soucie bien, moi, du château de Grosville et du reste, pourvu que j’aie mon fils!... Voleurs, assassins, coupez ces cordes bien vite ; je ne veux pas qu’il meure!... Mon Dieu! mon Dieu! sauvez-le-moi ! Je fais vœu de
donner dix livres de cire à la chapelle de Saint-Simeon, si vous me le rendez.... Brûlé vif !... oh ! je vous étranglerai de mes propres mains! »
Cette allocution burlesque fut accueillie par un éclat de rire de tons les contrebandiers. Cependant telle était l'éloquence de sa voix, de son geste, de ses regards, que cette femme, si vulgaire dans la pratique de la vie, s’était élevée presque au sublime, et sa douleur maternelle avait une puissance qui faisait oublier la naïveté des expressions. Frédéric se pencha vers elle et lui dit avec une profonde émotion :
« Du courage, ma bonne mère ; je suis peut-être moins à plaindre que vous.... J’eusse désiré une mort plus honorable, mais je saurai me résigner. La vie serait désormais pour moi un pesant fardeau; j’ai dans le cœur une passion irrésistible et sans espoir. Il vaut peut-être mieux que je meure maintenant 1
— Non, vous ne mourrez pas! s’écria lady Colington dans un élan de désespoir : ce crime affreux ne saurait s’accomplir,... Marins de la B elle -Joséphine, fixez vous-mêmes la rançon de M. Fargeaud; aussi élevée qu’elle soit, je jure....
— Est-elle assommante, la petite dame, pour répéter toujours la même chose! répondit Frappe-D’abord d’un ton irrité; ça commence à m’ennuyer, à la fin. Vous nous promettriez des millions , que ce serait tout de même, car promettre et tenir font deux ; la voile du grand foc paye tout ’
— Oh ! mon Dieu ! que dire? que faire? s’écria la pauvre Anna en levant les yeux au ciel ; ils ne veulent rien
entendre Monsieur Frappe-D’abord, ne soyez pas
impitoyable; un jour, bientôt peut-être, vous aurez besoin que l’on intercède pour vous.... Ne repoussez pas ma prière, ou l’on repoussera aussi la vôtre.
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— Gomme elle vous arrange ça! en voilà-t-il une langue.... Allons vous autres, tout est-il paré?
— Maître, tout est paré.
— Pousse donc.... Que chacun de vous emporte une des braillardes femelles, et partons. »
Les matelots s’avancèrent pour obéir ; mais Anna et Mme Fargeaud, par un mouvement spontané, avaient saisi les bras du fauteuil de Frédéric et s’y attachaient, convulsivement. Les marins hésitaient à employer la force.
« Je vous dis que je veux mourir avec lui, s’écria Pétronille avec un accent de l’âme, je suis sa mère ! '
— Je mourrai avec lui, dit Anna non moins énergiquement, je l’aime!... »
Frédéric poussa un cri perçant; par un violent effort, les cordes qui attachaient ses poignets se rompirent ; il saisit une main d’Anna et la porta convulsivement à ses lèvres.'
« Que Dieu vous récompense! s’écria-t-il; je puis mourir à présent, car vous avez mis d’avance dans mon cœur toutes les joies du paradis! »
Quelqu’un saisit Anna par la taille, et la ramena brusquement en arrière.
« Femme éhontée ! murmura lcfrd Colington, osezvous bien, en ma présence....
— Je l’aime, milord, répondit l’Anglaise avec une espèce de frénésie, je l’aime autant que je vous hais. Cet aveu, je ne lui ai pas fait pendant sa vie, je le lui fais à ce moment solennel, en votre présence.... Je doutais si le sentiment de reconnaissance que j’éprouvais pour mon généreux défenseur était de l’amour ; c’est vous, ce sont vos soupçons jaloux qui m’ont donné cette certitude.
— Taisez-vous! taisez-vous! répéta Francis.
— Ence moment, tous les liens sociaux, toutes les barrières tombent, poursuivit Anna; Frédéric Fargeaud, ils vont vous assassiner... mais en mourant, dites-vous
qu’Anna Graham ne vous survivra pas longtemps
Elle vous aime, elle vous aimera jusqu’au dernier soupir.
— Cette croyance me rendra la mort douce et facile! » s’écria Frédéric dont le visage paraissait radieux.
Les matelots assistaient tout ébahis à cette scène extraordinaire. Frappe -D'abord les tira de leur immobilité
« Emmenez donc ces femelles! »• commanda-t-il d’un ton bref.
On obéit aussitôt ; deux matelots s’emparèrent de Mme Fargeaud ; elle poussait des cris épouvantables en se cramponnant h son fils ; quoique robustes, ils eurent peine h détacher du bois sculpté les mains crispées de la malheureuse mère. Un autre saisit la pauvre Smith, qui, muette et tremblante avait suivi pas k passa maîtresse pendant ces terribles débats. Sucre-Candi voulut se charger de lady Colington , mais Francis l’enleva dans ses bras aussi facilement que si c’eût été un enfant :
« Celle-lk est k moi , s’écria-t-il, que personne n’y touche! Je ne laisserai k personne le soin de veiller sur elle, car je veux qu’elle vive, je veux me venger. »
Et il l’emportait hors de lachambre.
« Frédéric , adieu ! dit Anna en tendant les bras vers l’aspirant de marine .: nous nous retrouverons dans un monde meilleur ! »
Les cris de Mme Fargeaud et de mistress Smith que l’on entraînait aussi, les imprécations, les trépignements des matelots, empêchèrent d’en tendre ces
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paroles. Mais Frédéric put voir les yeux d’Anna tournés vers lui et recueillir l’expression céleste de son visage.
Il restait seul, enchaîné, au milieu de cette vaste chambre jonchée de meubles brisés. Tout à coup il se fit un tumulte dans le corridor voisin. Ceux qui avaient déjà franchi la porte refluèrent dans la chambre, et une voix altérée mais impérieuse s’écria :
« Halte pour tout le monde! que personne ne bouge!... malheur à celui qui avancera d’un pas, ou qui frappera un coup sans mon ordre! Je ne suis pas mort encore, foudre du ciel ! »
En même temps, Rémy, pâle comme un spectre, le bras en écharpe, entra appuyé sur Gorge-Salée et sur Thomas Letort. Il était faible, chancelant, il ne semblait se mouvoir que par l’effet d’une surexcitation factice ; sa tête fortement caractérisée oscillait sur son cou musculeux ; ses gros sourcils étaient froncés par la souffrance. Derrière lui se glissait timidement Laforêt ; puis, venaient les huit ou dix matelots laissés pour la garde extérieure du château, qui s'étaient joints à leur véritable chef.
« Nous sommes sauvés! dit Anna en se dégageant des mains de lord Colington; Rémy est notre ange gardien. »
Et, succombant à tant d’émotions, elle s’évanouit.
Mais Frédéric et la vieille Smith furent les seuls peut-être à remarquer cette circonstance. L’attention des autres assistants était vivement excitée par la scène qui se préparait. Frappe-D’abord, au premier mot de Rémy, s'était saisi d’une hache, et s’était adossé au mur de la chambre.
« A moi, les miens! s’écria-t-il avec un accent formidable. Cette fois il faut en finir, et nous allons voir
qui sera décidément le plus fort. Nicolas, Tristam, Davidson et les. autres, souvenez-vous de vos promesses. .. On ne nous traitera pas comme des mousses, ou que la peau du diable me serve de cravate! »
En même, temps il s’élança comme un furieux, et la hache levée, sur l’homme dont, peu d’instants auparavant, il faisait un si pompeux éloge aux matelots. '
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