‹ La Famille CasavantChapitre 52 sur 56 · FÉVRIER · texte numérisé non relu

FÉVRIER

L'an mil sept cent quatre vint trois, le 24 février, après la publication de trois bans de mariage faites du prône des grand' messes paroissiales par trois dimanches consécutifs entre le Sieur Pierre Lavaulte de Sicard fils de feu Sieur françois Lavaulte de Sicard Ecuyer, Sieur de Carufel et de Dame Geneviève Lacharité, ses père et mère, de cette paroisse, d'une part, et entre Elizabeth Duchény fille de Joseph Duchény et de Geneviève Courtois ses père et mère, de la paroisse de Ste-Anne, district des Trois- Rivières, d'autre part, sans qu'il se soit trouvé aucun empêchement, nous avons reçu leur mutuel consentement de mariage et leur avons donné la bénédiction nupitale en présence de Jean

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Chabrier et de Joseph Duchêny qui ont déclare ne savoir signe de ce enquis suivant l'ordonnance.

Rinfret, Ptre.

PIÈCE Z (bis) PAROISSE DE L'ACADIE.

Mariage de Pieppe Sieapd et de François Bpodeup

Le deux mai, mil huit cent quatorze, après la publication de trois bans de mariage faite au prône de nos messes paroissiales par trois dimanches consécutifs entre Joseph Sicard, résidant dans cette paroisse, fils majeur de Pierre Sicard, laboureur, et de défunte Elizabeth Duchêne, ses père et mère, le dit père consentant au dit mariage et demeurant à St. Joseph de Maskinongé, d'une part ; et Françoise Brodeur dit Lavigne, fille majeure de Joseph Brodeur, dit Lavigne, laboureur et de défunte Françoise Dalpé dit Pariseau, ses père et mère ; le dit père consentant au dit mariage, et demeurant, ainsi que la dite fille, dans cette paroisse d'autre part, ne s'étant découvert aucun empêchement audit mariage, nous soussigné, avons reçu leur mutuel consentement et leur avons donné la bénédiction nuptiale selon la forme prescrite par notre mère La Sainte Eglise romaine et ce en présence de Mathurin Richard, François Demers, amis de l'époux et de Joseph Brodeur dit Lavigne, père, Joseph Bro, ami de l'épouse, qui, ainsi que les époux, ont déclaré ne savoir signer, de ce requis.

(Signé,) R. P. Lancto, ptre.

Mariage de Marie-Olive Sicard de Carufel et Joseph Casavant, le 19 juin 1850.

Voir Pièce M. concernant les Casavant, et No. 59.

Sicard de Carufel

FAMILLE du haut Languedoc, en Albigeois, habitant la ville de Castres ou les environs, et possédant le fief Garufel, en 1530, du temps de Raymond Sicard, son chef, reconnu noble et de noble origine.

En 1556, Raymond fait son testament en faveur de sa femme, Catherine de Saihayret, et de leur fils Jean, qui devait être très jeune alors.

Ce fils Jean épouse, en 1589, Anne de Saint-Maurice, fille du seigneur de Conolx, et, en 1600, il rend hommage à Henri IX pour terre de Carufel.

Par deux fois, en 1615 et en 1621, les "religionnaires" mirent le feu aux propriétés de Jean Sicard et dévastèrent son fief de Carufel, preuve que, dans ce pays de l'Albigeois, boulevard des hérétiques, les Sicard étaient des catholiques. On connaît les troubles qui ont eu lieu durant la jeunesse de Louis XIII.

Jean, fils de Jean et d'Anne de Saint-Maurice, épouse, le 16 janvier 1630, Marthe de Saint-Paul, fille de noble Abel de Saint- Paul, seigneur de Conneval. Anne de Saint-Maurice agrée au mariage par une procuration adressée à son propre frère noble Jean de Saint-Maurice seigneur de Conolx.

En mars 1639, Sicard de Carufel est fait capitaine au régiment de Cognac par le maréchal de Chambère.

Le 5 décembre 1663, Pierre, fils de Jean Sicard et de Marthe de Saint-Paul, épouse Marie de Forgues, de fille noble Jacques de Forgues, Seigneur de Farguettes.

Marthe ci-dessus fait son testament, le 11 mai 1664, en faveur de son mari Jean Sicard et de leurs deux fils Pierre et Charles. Pierre est avocat en parlement.

Des ordonnances de 1664 et 1667 obligeaient à la révision des titres de noblesse. En conséquence les Sicard comparurent devant le tribunal de Montpellier qui, le 5 septembre 1669, déclara nobles

t>4 LA FAMILLE SICARD DE CARUFEL

et issus de noble race Jean et ses deux fils. L/acte mentionne le fief de Carufel.

De Pierre Sicard et de Marie de Forgues naquit, en 1666, Jean qui v'nt au Canada. Cette date de naissance est prise dans les papiers militaires de 1732 qui donnent à Jean 66 ans.

Le 1er août 1685, arriva à Québec la compagnie du captaine François Marie Renaud dTAvesnes, seigneur des Meloises. C'était l'une des cinq ou six compagnies indépendantes qui servaient dans la colonie, sans aucune organisation régimentaire et sans être embrigadée non plus. Le ministre de la guerre n'avait rien a y voir, de sorte que cette troupe, recrutée pour la colonie, était soldée, habillée, équipée par le département de la marine, ce qui l'a fait appeler improprement ' 'détachement de la marine." Ce n'était ni un détachement ni des soldats de marine, mais de simples tirailleurs ou infanterie légère. Au bout de quelques années, on n'y voyait que des Canadiens.

En 1689, au mois de juillet, à Montréal, le capitaine Raymond-Biaise Des Bergères fut blessé d'un coup d'épée, dans une sorte de duel, par le capitaine François Lefebvre Duplessis, et Jean Sicard, premier sergent de la compagnie des Meloises prit soin du malade, (voir Conseil Souverain, III, 365). Ce n'était pas le seul noble parmi les sous-officiers des compagnies du Canada.

Le 27 novembre 1694, à Saint-Pierre de l'île d'Orléans, eut lieu le mariage de Jean Sicard de Carufel, sergent de la compagnie La Vallière, fils de Pierre et de défunte Marie de Forgues, de Castres dane le haut Languedoc — avec Geneviève, fille de Jacques Ratté et d'Anne Martin, habitants de Saint-Pierre.

Michel Le Neuf de la Vallière était né en Canada. On le voit capitaine des gardes de Frontenac en 1692.

Au mariage ci-dessus, le registre note qu'il avait été accordé dispense de deux bans et que le comte de Frontenac, gouverneur général, avait donné sa permission— vu que Sicard était militaire. Ont signé au registre : Jacques Ratté, Jacques Gosselin et Pierre Roberge, beau-père de l'épouse, Dauric, prêtre.

Le 22 mai 1696, à Castres en Languedoc, "noble Jean Sicard sieur de Farguettes, officier des troupes de la marine en Canada" est émancipé et déclaré libre de ses actions, par son père Pierre Sicard, avocat en parlement. La cérémonie se fait

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