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I. — La Femme, réhabilitée par Jésus-Christ

Notre-Seigneur Jésus-Christ, restaurateur du plan divin, choisit pour réhabiliter le sexe féminin, un moyen digne de sa bonté et de sa sagesse : le mystère de l'Incarnation. Aussi, lorsqu'il présenta au monde l'être de pureté et de beauté dont il avait fait sa mère, les anges et les hommes s'inclinèrent-ils devant la Vierge Marie et la reconnurent-ils pour leur reine.

En Marie, toutes les femmes furent honorées.

Désormais, la chrétienté, à rencontre du paganisme, se fît un devoir de combler la femme, en toutes circonstances, des plus délicates attentions. Le nom même de dame, domii\a, qui lui

fut donné, témoigne du respect dont on l'entoura. Les chevaliers s'engagèrent à la protéger au péril de leur vie; les gentilshommes se firent un point d "honneur de la combler d'égards; les rois s'inclinèrent devant elle: et Louis XIV. dans son palais de Versailles, cédait le pas courtoisement aux chambrières qu'il rencontrait. Aujourd'hui encore, malgré la rudesse de nos mœurs démocratiques, les ouvriers, dans les tramways, offrent leurs sièges aux femmes et se tiennent debout, ce qui n'est pas toujours un léger sacrifice.

Les femmes de leur côté, ont voulu mériter, à force de vertus, les honneurs qu'on leur rend. Plusieurs d'entre elles, par le vœu de virginité, sont devenues les épouses de Jésus-Christ.

Telle est leur grandeur dans notre société chrétienne ! Elles ne reconnaîtront jamais assez ce qu'elles doivent à Xotre-Seigneur. Elles le comprennent bien; et c'est pourquoi, sans doute, leur piété est plus tendre, leur religion plus solide que celle des hommes.

Le malheur veut que la nature humaine manque trop souvent de mesure, et qu'une fois lancés dans une voie, nous ne sachions pas nous arrêter à temps.

C'est ce qui arrive, précisément, à beaucoup de femmes contemporaines. Cédant à l'attrait de la nouveauté, elles font entendre les revendications de ce que, en jargon contemporain, on appelle le féminisme.

Les insensées, qui ne voient pas que, loin de

travailler à leur relèvement, c'est à leur ruine qu'elles tendent !

Elles rougissent de leur faiblesse, de leur pudeur, disons le mot, de leur sexe; elles veulent devenir, non plus les compagnes, mais les camarades de l'homme, entrer en conflit avec lui dans la lutte pour la vie, abandonner le foyer pour la tribune et la salle de dissection, jouer un rôle politique. Quelle folie ! Elles ne tarderont pas à constater que, dans leur vain •effort à se hausser au-dessus de leur nature, elles n'ont rien à gagner, tout à perdre, et que des femmes dévoyées ne feront jamais que des hommes manques.

Là où elles sont incomparables, c'est dans leur rôle naturel de filles, de sœurs, d'épouses, de mères, auréolées des vertus chrétiennes.

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