CHAPITRE PREMIER
Ce livre où je traite des mœurs privées des Romains, et encore seulement de ce côté des mœurs qui regarde les rapports des deux sexes, t'ait partie d'un dessein beaucoup plus étendu, je l'ai déjcà dit.
De plus, j'y ai cherché l'occasion d'appliquer et d'éprouver une méthode qui, parlant de la méthodeusitée jusqu'ici, la corrige en un certain point, l'infléchit pour ainsi dire dans une direction nouvelle, et lui fait produire par là, à ce qu'il me semble du moins, des résultats plus certains.
Je suis donc tenu de montrer ici d'abord ce qu'est la méthode ordinaire, et pour cela j'appellerai à mon aide un érudit,qui m'offre le triple avantage de l'avoir parlai tement définie et excellemment pratiquée, dans un sujet à très peu près le même que le mien.
En résumant un livre de M. Roissier*,paru depuis quelques années, mais présent encore à l'esprit de tous ceux qui l'ont lu, j'expliquerai, sans qu'il m'en coûte, avec une netteté irréprochable, les principes de la méthode. Je ferai voir ensuite les limites de son pouvoir, jusqu'où elle peut conduire l'é-