‹ La famille dans la société romaine;Chapitre 21 sur 84 · Voir ici t'Inule. paxsim · texte numérisé non relu

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yeux des onlants et des servantes/ Ménagèi'c cNcelIcnte peutêtre, mais rien que ménagère, la matrone était à coup sûr bien moins séduisante que la courtisane^surtout la grecque,! qu'on commenrail à importer. Nos Romains, d'ailleurs, n'étaient pas gens à sentir bien vivemeni, dans l'amour, le besoin de ces émotions préliminaires et accessoires, qui plus lard, i)0up les hommes plus raftim's, donneront tant de supériorité àla femme du monde sur la courtisane : on jieul, si l'on y tient absolument, Icui' en faire une verlu.

Forcément l'adultère devait être rare. Comme en Chine encore aujourd'hui, la femme ne le commettait guère qu'avec im parent, avec son beau-père, son beau-frère, ou avec les clients, les commis, les esclaves de la maison. L'esclave était particulièrement dangereux. Entre le mari et lui, n'imaginons pas une ditïérence sensible de manières et d'éducation, alors même que c'était un verna; à plus forte raison quand c'était simplement un guerrier Samnite, Volsque ou Sabin, trahi par la fortune de la guerre. Le mari partait presque chaque année en expédition pour un temps plus ou moins long. S'il n'avait plus de parents, sa femme restait sans gardien avec l'esclave, dans un logis bien étroit. On sait ce qui advenait aux corsaires algériens, quand il y avait des corsaires. L(^s chrétiens qu'ils enmenaient en esclavage, trouvaient souvent dans la maison du maître des consolations, qui leur faisaient oublier jusqu'à la patrie.

.|l"ji d(''linitive, le i)rétendu rigorisme des anciens Momains se réduit à ces deux traits: une grande austérité était exigée du sexe faible, et en était obtenue, dans la plupart des cas, grâce aux conditions d'existence imposées. Quant au sexe fort, il se permettait, en fait de4iJ)ertinage, tout ce que la société d'alors pouvait lui olïrir.jj-^

Ceux qui admirent le plus les anciens Romainsconviennent qu'ils exploitaient durement les faibles, l'enfant, la femme.

rétranger, le pauvre, le voisin moins nombreux ou plus mal armé. .Négligeons les rapports politiques et militaires de Rome, qui ne sont pas de notre sujet. Ce qu'on voit journellement dans l'intérieur même de Rome en revanche nous appartient. L'enfant est entre les mains des grandes personnes une propriété, une chose dont on dispose arbitrairement. Mal venu, onl'étoutïe. Si on le trouve de reste, on l'expose au Vélabre où les chiens peuvent le manger. Plus souvent pentètre encore on le tue, avant sa naissance/L'avortement, n'en doutons pas, était à cette époque très largement pratiqué. On vend l'enfanta tout âge, pour satisfaire à ses propres besoins ou à ses passions. Ce devait être un beau temps pour les mères si elles avaientseulementl'instinct des femelles des animaux ! — Mais la mère estégalemenl lapropriéf('' de l'homme, et cette idée de propriété on la pousse jusqu'au bout. On vend donc la femme, on la prête'. On la séquestre dans la maison conjugale, dont elle ne sort que sur permission. Elle est condamnée à l'eau perpétuelle comme l'esclave. Si elle boit du vin, le mari la tue, et cette férocité a l'approbation de tout le montl^ — Le pauvre diable qui a emprunté dans un moment de dis^e, à un taux exorbitant, est livré à son créancier, s'il ne peut le satisfaire; celui-ci le met en charire privée, le charge de chaînes, le bat, le mutile, le vend comme un esclave. Il peut même aller peut-être jusqu'à le liier, le couper en morceaux. — L'esclave, tout le monde sail cimment on le traitait. Tant qu'il peut servir, on le surmène,, en le nourrissant très mal. Vieux ou malade, on le jette à la rue pour y crever comme un chiens — L'administré a toulà craindre de celui par qui il est gouverné. Vimperium, entre les mains qui le (h'tienneni, n'a pas de bornes fixes ; c'est une

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