‹ La famille dans la société romaine;Chapitre 49 sur 84 · Tertuliieii, adunorem, II · texte numérisé non relu

Tertuliieii, adunorem, II

3t)4 LA FAMILLL DANS LA SOCIÉTÉ ROMAINE.

certainement dans l'esclavage comme ailleurs des natures faites pour la fidélité, et il se trouva des maîtres qui virent leur intérêt à seconder ce penchant, comme dans le cas du villicus. La question est de savoir si les unions solides, sérieuses, respectées de tous, furent rares ou communes entre époux esclaves; question non résolue. Pour ébranler quelque peu les conclusions que suggère impérieusement la logique déductive, il faudrait des milliers d'inscriptions, pareilles à celle qu'on allègue; et on ne les compte même pas par centaines. Il est d'autres inscriptions dont en revanche on parle peu, et qui indiquent assez bien cet état de sans-p'êne moral, où l'esclave vivait avec la connivence du maître : ici un esclave nous apprend qu'il a épousé sa sœur, et aucune autorité "n'est intervenue pour l'empêcher au moins de nous l'apprendre, ce qui, à mon avis, n'est pas un fait peu signihcatif » ; ailleurs un autre déplore à la fois la mort de deux femmes -.

On peut objecter, il est vrai, que ces deux femmes ont été successives etnon simultanées; mais cette opinion est bien peu probable, en présence d'autres documents plus explicites. — Plante' a pris pour sujet d'une de ses comédies le retour d'un maître dans sa maison après un long voyage. Deux esclaves que ce maître avait amenés rentrent avec bonheur sous le toit conjugal. Or, dans Plante, point de doute; le toit, la table, la femme, tout se réduit à l'unité pour les deux époux. Ces mariages à trois ont dû être assez fréquents.

Au reste, le dissentiment que je viens d'exposer brièvement tient, comme tant d'autres, à la confusion des idées; on n'a pas assez distingué les divers départements de la

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