‹ La famille dans la société romaine;Chapitre 75 sur 84 · hi-. h. t., L. il. — L · texte numérisé non relu

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i.ACOMBE. — La fiiniillo. 24

Ce que la loi Julia refuse iuynarij^lleraccoi'de au père ; eiïe~lui permet clF~tuer^sa fille et de tuer l'amant. Mais il Taul que ce soit tous les deux ensemble et tout de suite. Cette condition était rigoureusement exigée. On voit iMarc-Aurèle intervenir pour empêcher qu'on ne condamne comme meurtrier un père qui avait tué l'amant et qui, ayant aussi frappé sa fille, n'avait pas réussi à la tuer. Il suffira désormais que le double meurtre ait été tenté sérieusement.

Notons pour que le père soit absous deux autres conditions : 1° qu'il ait gardé la potestas sur sa fille (émancipée ou in manu, dans la main du mari, celle-ci échappe à sa justice sommaire); 2" il faut que la surprise ait lieu dans la maison paternelle ou dans la maison du gendre (maison d'habitation, non de simple appartenance').

' A tous ces traits on devine que la loi a voulu restreindre le pouvoir justicier du père, autant que l'opinion, les mœurs, les iintécédents le permettaient. Mais elle n'a pu que le restreindre, et non l'abolir, comme elle Ta fait pour le mari. — Cette différence est à noter, elle confirme ce que nous avons dit ailleurs de l'autorité du père à Rome et de la faveur hors ligne dont l'opinion publique l'entourait.

Il est défendu au mari qui surprend" sa femme de la garder si peu de temps que ce soit^ Il doit la renvoyer immédiatement et il est tenu également de ne jamais la reprendre. Qu'il inanque à l'une ou l'autre de ces injonctions et il sera traité bien rudement en vérité. Considéré comme leno, comme entremetteur, il sera puni de la relégation dans une île et de la perle de la moitié de ses biens. Ce sontjustement les peines a[)pliquéL'S au complice de Tadullèrc, à l'amant de la lemme^ Ainsi a Rome le mari généreux ou faible, que nos

1. D. livre XLVIII, t. Y, L. 20, 21, 22 g 2,3 of 1. L. 23 l 2. 3. i.

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