EU
considération quelconque d'une vie intime plus subtile. Le mariage n'était pas la réunion de deux cœurs quis'aimaient, mais de deux familles qui exprimaient leur joie d'entrer en rapports l'une avec l’autre. La manière naïve et brutale dont les mystères du mariage étaient représentés dans les cérémonies de tant de nations non civilisées
montre absolument que là il n y avait aucune pudeur
personnelle et aucune délicatesse de vie intérieure à épargner. Ces coutumes naïves ont disparu, mais le banquet solennel est conservé comme une expression naturelle de la joie avec laquelle les familles voient cette union s'établir. Comme une telle démonstration, cela est légitime et compréhensible ; mais 1l faut aussi tenir compte des parties intéressées : pour elles cette fête peut renfermer bien des choses pénibles et blessantes, surtout plus l’on attribue à de telles réunions solennelles une importance au delà de leur joie momentanée. C'est un sentiment assez délicat et assez profond, que celui qui préfère un mariage dans la plus stricte intimité, à celui célébré en grandes pompes et qui doit être le but officiel de la joie des familles, mais qui en réalité jette en pàture à la curiosité de la foule souvent indifférente une chose absolument privée.