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tés de sa nature.
I y a des parents qui peuvent se détacher de l’en-
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fant; mais la malveillance qu'on ressent peu à peu contre une personne adulte, lorsqu'on ne peut chasser cette idée que si elle voulait, pour vous être agréable, elle pourraitse comporterautrement, ne peut pass éveiller lorsqu'ils agit d'un enfant. Cette tendresse, cette patience et cette abnégation que les parents pourraient difficilement témoigner à d’autres, leur semblent bien plus naturelles vis-à-vis de leurs enfants, parce que ces sentiments sont ici supportés par l’idée que l'enfant est la continuation de leur propre existence et par le sentiment d'être les plus forts ; le sentiment de protecteur et celui d'honneur qui lui est lié trouvent ici un sol si fertile que plus facilement qu'ailleurs ils peuvent remplacer les sentiments qui plus directement conduisent l'individu à remplir ces devoirs, ou fortifier ces sentiments s'ils sont trop faibles. Et cette joie, cette satisfaction de soi-même qui sont le résultat d’avoir fait son devoir, ce sentiment d'honneur, cette bonne conscience, comme tous les sentiments, auront une tendance à s épancher, on verra les choses moins en noir, et l'on sera plus disposé à les supporter.
En dehors de sa grande importance dans les rapports entre les parents, l'éducation des enfants aura ultérieurement pour conséquence une égalité dans leurs rapports réciproques, et chacun d'eux aura dans le foyer sa place particulière et sa part de travail tout indiquées.Un enfant n’est pas long à s’apercevoir où se trouve l’autorité dans son entourage. Spontanément et d’une manière irréfléchie, les parents prennent àses yeux une bien plus grande importance que par exemple les domestiques. Autrefois lorsque la mère non seulement d'après la loi, mais aussi dans les mœurs était assujettie à son mari, il était ordi-