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puisse pas partager, sur tous les points en question, toutes les vues de M. Blumhardt, J'aurai essayé de montrer, selon mes faibles moyens, tout ce qu'il y a de faux, sous quelques rapports, d'exagéré, sous d’autres, de peu charitable, sous tous, dans les jugemens qu’on a portés sur les doctrines enseionées à l’Institut de Bâle, jugemens qui pourraient induire en erreur les personnes mal informées. Mais déjà on l’a fait d'une manière indirecte, il est vrai, mais persuasive (1); et du reste je suis convaincu qu'aux yeux de Dieu et aux yeux des hommes « en qui la charité abonde de plus en plus pour discerner la différence des choses » ( Philip. L. 10.), M. Blumhardt, ainsi que son œuvre,est aussi élevé au-dessus des attaques dont il a été l’objet que l'aigle des airs est élevé audessus des bourdonnemens de la mouche. Ce nest pas au tribunal des hommes que le fondateur de l’un des établissemens de missions le plus évidemment bénis qu'il y ait
(1) Dans un Rapport très - intéressant et bien rédigé, présenté à la Société des Missions de Neufchätel, par MM. Petitpierre et Diacon, qui venaient de visiter l’Institut de Bâle. — Ce rapport est imprimé.
en Europe, aura à rendre compte de ses persuasions et de son œuvre. Îl a sûrement pour lui le témoignage de celui qui seul à le droit de li dire : « Je connais tes œuvres, ton travail, ta patience. .. Tu as souffert ; tu as eu patience; tu as travaillé pour mon nom; tu ne t'es point lassé. » Plût à Dieu que tous ceux qui doivent consacrer à Dieu leurs talens, leurs forces, leur vie entière, eussent pour eux, au grand Jour des rétributions, le même témoignage!
Je dois mentionner encore avec reconnaissance un autre ouvrage d’un grand mérite dont la lecture a été pour moi utile et édifiante. Ce sont des homélies sur Lazare, renfermées dans un volume de sermons dont l’auteur, J. Wichelhaus, est un prédicateur populaire en Allemagne ;son volume a pour ütre: Weq zur Rukhe. Elberfeld,
Le sujet que J'ai traité étant, en lui-même, d’un intérêt historique, qui va croissant du commencement à la fin , j'espère qu'on retrouvera, dans ces méditations, ce caractère que je me suis efforcé de conserver; c’est pourquo:, comme chaque méditation sup-
y pose , en quelque sorte, les précédentes, il sera plus utile de les lire par ordre.
Présenter quelques consolations tirées de la parole de Dieu à la classe nombreuse des chrétiens dans l'épreuve; leur parler familièrement de l'amour de Jésus et de ses tendres compassions ; apporter un faible témoionage de plus à la gloire de son éternelle divinité : tel a été mon dessein et le besoin de mon cœur. Veuille celui qui se plaît à faire de grandes choses par de petits moyens, accompagner de sa bénédiction la lecture de ces pages !
Comme le chapitre d'où est tiré mon sujet présente quelques difficultés que je n'ai pu aplanir dans ces méditations simples, où tout doit tendre directement à l’édification, et qui s'adressent bien plus au cœur qu'à l'intelligence, j'ajoute à ce petit volume un Essai exégétique, où l’on verra que J'ai surtout consulté Tholuck et Lücke.
Londres, février 1832.
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