‹ La famille de Jeanne d'Arc (volume 2)Chapitre 36 sur 46 · PREUVES DU CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PREUVES DU CHAPITRE II

Au sujet du mariage de Jean du Lys, cf. aux Preuves du chapitre III la déposition de Claude du Lys dans l’enquête du 16 août 1502.

Bail de rentes et héritages an village de Han , passe par Claude Dalix an profit de Claude de Bourlémont , du 9 avril i4g6 .

Archives de Lorraine, à Nancy. (Layette Ruppes, II, n° 6y)

Saichent tuit que en la court Monseigneur le duc, de son tabellionnaige de Ghastenoy et du Neufchastel, pour ce personnellement establis, noble homme Claude Dalix, de Dompremy, et Nicolle , sa femme, licenciée dudit son mary, ont recongnus qu’ilz ont laissier à tittre d’amodiation d’argent, pour eulx et leurs hoirs, pour le terme de douze ans venant, à Claude de Bourlémont, seigneur en partie du Han, et à Jannette, sa femme, pour eulx et leurs hoirs, et iceulx ont prins et retenus desdits Dalix et de sadite femme, pour ledit terme, assavoir : touttes les menues rentes que, à cause de leur seigneurie dudit Han, icelluy de Bourlémont, preneur, et sadite femme avoient auparavant vendues audit Dalix et à sadite femme, pour le terme dessusdit, avec encore ung petit jardin séant audit Han, entre lesdits preneurs, d’une part, et George, dudit Han, d’aultre. Et est faite ceste présente

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admodiation et laix pour et parmy paiéant par ledit Claude de Bourlémont, sadite^femme ou leurs hoirs, audit Claude Dalix, sadite femme ou leurs hoirs, par chacun an, au terme Saint-Martin d’iver, lesdits douze ans durant, la somme de trois francs, monnoie de Lorraine, à cause dudit laix, dont le premier terme et paiement commensera à la Saint-Martin prochien venant. Promettans lesdis laisseurs et lesdis preneurs, par leurs foidz données corporellement en ladite court en lieu de serment, sur l’obligacions de tous leurs biens, meubles et immeubles, présens et futurs, de non jamais aller ne faire aller ne venir contre ceste présente admodiation en manières quelscunques; ainsoy gairentiront lesdis Dalix, sadite femme, lesdis douze ans; et ledit Claude de Bourlémont, sadite femme, de biens p>aier lesdis trois francs chacun an, audit terme Saint-Martin d’iver, en eulx et leursdis biens, soubzmectans aux jurisdictions et contrainctes de Monseigneur le duc, de ses justiciers et de touttes aultres, comme chose adjugié par droit, touttes exceptions quelxcunques ad ce contraires du tout cessant et arrier mise. En tesmoins de laquelle chose, à la requeste desdites parties, sont ces présentes lettres scellée du scel mondit seigneur le duc de sondit tabellionnaige, saulf son droit et l’aultruy. Ce fut fait le neufiesme jour d’apvril l’an mil quatre cens quatrevingtz et seize, présens discrette personne messire Didier et messire Démangé, ambdeux prebtre de Vourxey, tesmoingtz de ce appeliez et requis.

J. -P. Joly.

Testament de Claude du Lys , curé de Greux et Domrémy , du 8 novembre 184g.

« In nomme Dni, amen. Je Claude du Lys a présent curé de Dompremy et Greux diocese de Toul, en nostre bon sens, propos, mémoire et vray entendement, scachant et congnoissant qu’il n’est chose sy certaine que de la mort.

mais moins certaine que l’heure d’icelle à tous humains, et affin que icelle heure ne me pregne imprevue et intestat, ordonnant des biens que Dieu m’ait prestez en ce mortel monde, tendant au salut de mon âme, fais et ordonne mon testament, devis, ordonnance et dernières volontez en la forme et manière que sensuyt.

Premièrement. Je rends mon âme à Dieu mon créateur qui lait faicte et racheptée de son très-digne et précieulx sang, à la glorieuse Vierge Marie, sa très-doulce mère, à Mr saint Michel, archange, à M*' saint Remy, mon benoist patron, à MM. saint Pierre et saint Paul, apostres de Notre Seigneur, et généralement à tous les benoyctz saints et sainctes du Paradis, auxquels je prie très-dévotement qu’il la veuillent recepvoir et conduire en leur très-sainte et digne compagnie ès bienheurée mension, quand de mon corps partira.

Je veulx que mes dettes soient payées, mes forfaicts amandez et toutes restitutions claires, notoires et congnues, auxquelles je suis et pourray estre tenu, soient faictes, au resgard de notre mère l’Esglise et de mes exécuteurs cy après nommez.

Je esleus la sépulture de mon corps, quand l’âme sera séparée d’yceluy, en l’esglise Mr saint Remy de Dompremy, mon benoict patron, en la chappelle Notre-Dame, au lieu où reposent et gissent mes feus prédécesseurs curez et oncles, à laquelle je donne pour Dieu et ces aulmosnes dix francz pour l’entretenement d’icelle.

Item. Je donne à la fabrique Mr saint Remy de Dompremy cinq francz pour une fois.

Item. Je donne à la fabrique des trespassez audict Dompremy pour estre participantes ès bien faicts d’icelle, cinq francz.

Item. Je donne à la messe de Nostre-Dame dudictDompremy pour l’entretenement des messes d’icelle, deux francz pour une fois.

Item. Je donne à la messe Mr saint Sébastien audict Dompremy pour l’augmentation d’icelle, deux francz.

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Item. Je donne à la fabrique M1' Saint-Maurice de Greux, cinq francz pour une fois.

Item. Je donne à Nostre-Dame-de-Massey, deux francz pour une fois.

Item. Je donne à Nostre-Dame-de-Beauregard, six gros pour une fois.

Item. Je donne à Nostre-Dame-de-Beaumont, six gros pour une fois.

Item. Je donne à Nostre-Dame-de-Sauvoy, sept gros pour une fois.

Item. Je donne à la chapelle Notre-Dame-de-la-Pucelle, pour l’entretenement d’icelle, dix francz1.

Item. Je donne à Mr Saint-Pierre de l’Isle, six gros pour une fois.

Item. Je donne dix francz pour achepter demye faulchée de prez pour la chapelle Mr Saint-Jean-Baptiste fondée en l’église dudict Dompremy à l’intention de faire dire deulx messes haultes par chacun an, les vigilles des festes Mr Saint-Jehan, de Noël et d’Esté.

Item. Je donne à l’église M1' Saint-Hubert en Ardennes la somme de vingt écus soleil pour fonder une messe perpétuelle le jour (?e la feste Mr Saint-Claude.

Item. Je donne à l’église parrochialle de Saint-Pauldes-Prés six escus soleil pour prier Dieu pour mon âme.

Item. Je donne à la chapelle Saint-Jehan-des-Près dix francz pour une fois.

Item. Je donne à la fabrique Saint-Martin-d’Amanty sept escus soleil.

Item. Je donne à la chapelle Mr Saint- Nicolas-de- Taillancourt douze francz.

Item. Je donne à Jehanne, ma niepce, le prix et somme de vingt francz, affin qu’elle prie Dieu pour mon âm&.

Item. Je donne à Françoise, mon autre niepce, cent francz pour son mariage.

i. Chapelle des du Lys en l’église de Dompremy, autrement appelée la chapelle Notre-Dame-de-la-Pucelle. — Note de Ch. du Lys.

190 LA FAMILLE DE JEANNE d’aRC.

Item. Je donne à Didon, mon autre niepee, six vingt francz pour son mariage.

Item. Je donne à Barbe, mon autre niepee, cent francz pour son mariage.

Item. Je donne à la petite Nicolle, mon autre niepee, cent francz pour son mariage; afin qu’elles prient touttes Dieu pour le salut de ma pauvre âme, et de tous ceulx et celles que je suis tenu de prier.

Item. Je veux et ordonne que incontinent après mon trespas et le plus tôt que fère se pourra, soient dits et célébrez cinq services de messes, et à chascun seroient vingt-cinq prêtres, et le jour précédent de chascun service vigille des morts à neuf leçons, le tout en l’église dudict Dompremy où posera mon corps, et pour chascune desdictes basses messes je donne trois gros et les autres quatre gros à scavoir les hautes, et à chascun service distribution aux pauvres qui seront un pain, vallant chascun pain trois deniers.

Item. Je donne à chascun de mes nepveux pour les entretenir à l’escole chascun trente escus soleil, pour et afin qu’ils prient Dieu pour le salut de mon âme.

Item. Je donne à mon cousin, le maistre de Gerbonvaulx, trois francz pour une fois.

Item. Je donne à toutes les femmes vefves qui sont pauvres, au lieu de Dompremy, à chascune un gros pour une fois.

Item. Je donne à M. François Malhay, mon bon maistre, trois francz.

Item. le donne à mon cousin, maistre Estienne Verteliq, trois franz.

Item. A messire Gerrard de Sorcey, mon cousin, trois francz pour prier Dieu pour mon âme.

Item. Je donne à maistre Barthélémy Lesculier, mon chappellain, cinq francz pour prier Dieu pour mon âme.

Item. Je donne à mon filleux, Claude le Comte, cinq francz, pour une fois, pour prier Dieu pour mon âme.

Item. Je donne à Claudine, ma filleule, fille de feu

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mon compaire Jehan Merchuier, cinq francz, afin qu’elle prie Dieu pour moi.

Item. Je donne à mon filleux, Jehan de Lesseville, un francz pour prier Dieu pour moi.

Item. Je donne à Estienne Regnaut et Thoinette sa femme cinq francz pour prier Dieu pour moi.

Je révoque, casse, etc., tout autre testament que je puis avoir fait du passé. »

Les exécuteurs testamentaires sont : François Hulot, cousin du testateur, et Mathieu Charpentier. Il leur donne pour cela dix francs. Il laisse à sa mère la jouissance de la rémanence de la succession.

Cette succession était ouverte le 15 mai 1550, par la mort du testateur, ainsi qu’il résulte du certificat du notaire à cette date. Signé : Boleti.

Reprises du fief de Gibeaumeix , par Olrp des Hasards, du i5 avril i558.

Archives de Lorraine, à Nancy. (Layette Foug. II, n° 19.

Nicolas de Lorraine, comte de Vauldémont, baron de Mercueur, tuteur et administrateur des corps et biens es pays de nostre très-chier et très-amé nepveu, Charles, par la grâce de Dieu, duc de Calabre, Lorraine, etc. A tous ceulx qui verront ces présentes, salut. Sçavoir faisons que aujourd’huy, datte de cestes, noz très-chers et féaulx Olry des Hazars, en son propre nom, à cause de damoyselle Jehanne Duly, sa femme, et Michiel Fuselot, en son nom, aussi à cause de damoyselle Biétrix de Gombervaulx, sa femme, et en nom et comme procureur de Nicolas Noblesse, demeurant à Dompremy, à cause de damoiselle Didon Duly, sa femme, Jehan de Bonneaire, demeurant à Vaulcouleur, à cause de damoi-

192 LA FAMILLE DE JEANNE d’aRC.

selle Françoise Duly, sa femme, se faisanz forts de Anthoine Duly, Nicolas , Barbe , Nicole et François Duly. enffans mineurs d'ans de feu Didier Duly et de damoiselle Nicole de Gomrervaulx, comme tuteurs et curateurs d’eulx..., nous ont fait les foy, hommage et serment de fidélité qu'ilz estoient tenuz faire à nostredit nepveu à cause de telles partz et portions qu'ilz ont et peuvent avoir par indivis en la seigneurie de Gibaumel, chastellenie de Fou, et au ban saint-Gérard, près Jubainville, mouvantes en fiefz de nostredit nepveu à cause de son chastel et chastellenie de Bar, et générallement de tout ce qui en peult deppendre à cause de sondit chastel et chastellenie; à quoy les avons fait recevoir par nosttre très-chier et féal conseillier R. P. messire Pierre du Chastellet, abbé commendataire de Saint-Martin-lez-Mets, chef du conseil, saulf le droit de nostredit nepveu et l'aultruy, et leur avons fait enjoindre d’en bailler leur adveu et dénombrement dans quarante jours prochains et suyvant la date de cestes, par lesquelles donnons en mandement à noz très-chiers et féaulx conseilliers les président et gens des comptes de Barrois, prévostz, recepveurs, procureurs, justiciers et officiers de nostredit nepveu et à chacun d'eulx, si comme à luy appartiendra, que si, par faulte de reprinse ou debvoir non fait, ladite seigneurie estoit pour ce saisie, arrestée ou aucunement empeschée, leur mectent ou facent mectre, incontinent et sans délay, à plaine délivrance et ostent tout le trouble et empeschement y mis. Car tel est nostre vouloir. En tesmoing de quoy nous avons à cesdites présentes, signées de nostre propre main, fait mectre et appendre le grant scel de nostredit nepveu. Données à Nancy, le quinzième jour d'apvril mil vc cinquante huict. Ainsi signé : Nicolas...

P R E U V E S G K N K ALOGIQÜES.

Preuves du Martyrologe des Chevaliers de Malte de Goussancourt

Frère François du Lys, de la langue de France, du Prieuré de Champagne, mort en faisant la guerre aux Infidèles, l’an 1580. Il était fils de :

Jean d’Arques dit du Lys, père d 'Estienne et fils de Jacques d’Arques et d 'Isabeau Rome, père et mère de Jeanne d’Arques, nommée la Pucelle d’Orléans , le fléau des Anglais, ennemis de la France, par lesquels elle fut bruslée en la ville de Rouen, Pan 1451, le jomay, estant âgée de vingt ans : on remarque entre autres merveilles que son cœur ne peût etre bruslé avec son corps, et fut jetté dans la rivière avec ses cendres. Ceux qui la condamnèrent, périrent misérablement, et au lieu où elle fut bruslée, fût mise une croix de pierre, où la figure de la Pucelle se voit au dessous tenant une espée. A cause d’elle toute sa parentée fut ennoblie : mesme les filles avoient pouvoir d’ennoblir ceux quelles espousoient: ce privilège fut octroyé par le Roy Charles VII, l’an 1429, au mois de décembre, de son Règne le huictiesme : comme aussi la paroisse de Dom-Remy, du diocèse de Toul, où elle avait pris naissance, fut exemptée des tailles par le mesme Roy : ce qui a esté continué jusques à ce temps où il est toujours dit a cause de la Pucelle.

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