Ibid., p
j. Quicherat, p. j 16. — Ch. du Lys (Ed. V. de V.), p. 1 1 et 76.
4. Quicherat, t. I, p. 190. — Vallet de Vi ri ville, Note sur deux médailles de plomb. Revue archéologique,
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dailles, au point de vue iconographique, ne peuvent avoir aucune importance.
On n^attendra pas de nous un examen sérieux des portraits des xvi* et xvii* siècles, bien que plusieurs d'entre eux soient dignes d'un haut intérêt, tels que le portrait de Phôtel de ville d'Orléans, celui de Rouen, celui delacoUeaion Jarry, celui qui, des galeries lJr2aïs et Péreire, est passé entre les mains de M. de Braux; celui qui, venu de la famille d'Arbamont, est possédé maintenant par M. de Haldat du Lys. Ni les uns ni les autres ne nous offrent aucune certitude au point de vue de la fidélité des traits. A plus forte raison le dironsnous des quelques miniatures et dessins qui se rencontrent dans des manuscrits, même du XV* siècle, et de la série de gravures, parmi lesquelles plusieurs fort anciennes, figurant dans diverses collections *.
Il nous reste à voir si la possibilité existe de
I. Un bon nombre de ces dessins et gravures ont été reproduits dans l'ouvrage de M. Wallon. Nous signalons encore aux curieux deux autres raretés xylographiques représentant la Pucelle : i^ De Claris Mulieribus, Ph, Bergamensii, Ferrare, 1497, folio 144. 2* Regalium ÈYaHcice, îibri duo. Lyon, i538. La reproduction de cette dernière a été donnée dans le Magasin pittoresque, janvier 1879. Ni Tune ni Pautre n^ont un caractère iconographique sérieux.
retrouver à peu prés sûrement quelques traits de rhéroïne dans Tétude des œuvres d^art qu^elle a inspirées. Pour résoudre ce problème dans la limite du possible, nous voulons étudier, en les rapprochant de la statue de Domremy, deux autres statues de Jeanne d^Arc dont Tune a une importance capitale, et devait, sous le rapport de la ressemblance, présenter des garanties exceptionnelles : c^est celle qui faisait partie du monument expiatoire élevé par la pieuse générosité des Orléanaises sur le pont de la Loire en 1458. A cette époque, en effet, .un grand nombre des habitants de la cité avaient connu personnellement leur héroïque libératrice; ses traits ne s'étaient point effacés de leur mémoire. Il y a plus : Ysabeau sa mère, qui mourut cette année même, ses frères Pierre et Jean étaient là, pour contrôler la réalité de la ressemblance. Aussi peut-on dire sans présomption, que la Pucelle était exposée en ce lieu, sous ses véritables traits, à la vénération du peuple Orléanais ^ Si ce monument existait encore, nous aurions en lui une reproduction sûre et fidèle du visage et de l'aspect
I. Les historiens Orléanais sont unanimes sur la date (1458) que nous indiquons. — Cf. Quicherat^ le Siège d'Orléans, in- 18. Hachette.
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de Jeanne d^Arc. Malheureusement, les calvinistes, ennemis des images, le détruisirent en 1567, lors de leur seconde occupation de la ville. Quatre ans après, la ville le fit restaurer à ses frais, et lui rendit sa place sur le pont d^Orléans. Mais la figure de Jeanne avait été brisée ; il fallut la refaire à neuf. Elle le fut sans doute, autant que possible, dans des conditions d^exacte conformité à celle qU^elle devait remplacer. Le nom de Taniste chargé de la restauration, Pierre Lescot, garantit la conscience avec laquelle le travail fut exécuté.
De la première forme du monument, nous ne savons' que ce que nous apprennent un tableau de i56o et une description de Pontus Heuterus de la' même époque. Quant à la seconde, nous sonlmes assez exactement renseignés à son égard par ley jetons de' Phôtel de ville d'Orléanis de la fin du XVI® siècle , par les gravures de Léonard Gautier, pour les frontispices des ouvrages de Hordal et de Charles du Lys, par deux gravures d'artistes Orléanais et par une vue donnée par MiHin ^, ces dernières postérieures à son déplacement en 1771.