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population entière du Canada, capable de servir. C'en était donc fait pour l'Angleterre de l'Amérique du Nord. Heureusement pour cette pnissance, les dispositions du peuple n'étaient plus les mêmes. En 1775, 8e voyant Opprimés, les Canadiens étaient restés sourds à son appel : la noblesse seule et le lergé avaient épousé sa cause, En 1812, il en fut autrement. Justice leur ayant été enfin rendue, les Canadiens se levèrent en masse pour repousser les envahisseurs, Afin de faire face aux frais de 1 guerre, la Chambre vota vingt-deux mille louis. Cette somme devait être exclusivement employée à armer les milices et à leur procurer des munitions. Alors, d'un bout de la Province à l’autre retentit le cliquetis des armes : on se fût cru reporté au temps des Lévis et des Montcalm. Cette fois encore, le Clergé ne fut pas le dernier à encourager le mouvement, En l'absence de l'illustre Plessis, alors en visite pastorale dans les provinces d’enbas, le célèbre Mr Roux, Supérieur du Séminaire de Montréal, avec sa voix autorisée, fit comprendre à chacun l'obligation pour tout sujet loyal de se rallier au gouvernement établi. Puis, faisant fibrer une corde qu'on ne touche jamais en vain, surtout auprès d’un peuple chez qui les traditions d'honneur et de courage vivaient toujours: ‘ Vous êtes, leur disait-il, les enfants de ces “ héros qui tant de fois ont marché à la victoire, Comme ‘‘enx, vous avez vos biens à défendre, votre libérté à ‘conserver. Vous avez à soutenir votre honneur et peut. ‘ être l’honneür de vos épouses et de vos filles, et surtout ‘“ l’honneur de votre Religion. Le champ de bataille où “vous perdriez la vie ne serait que l’escabeau qui ferait “ monter au Ciel le soldat qui mourrait pour son Dieu, ‘* sa patrie et son Roi.” C'était plus qu’il n’en fallait pour des cœurs en-qui la flamme des combats n'était pas éteinte, mais surtout qui tenaient à montrer qu’ils savaient apprécier la justice qu'on leur rendait et la confiance qu’on avait en eux.
Mr de Salaberry fut des premiers à organiser son Ba-
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taillon. Il lui donna le nom de Volligeurs Canadiens, qui devait rester immortel. fiers de voir un de leurs plus distingués compatriotes chargé de former ce Corps d'élite, et convaincus que l'honneur de leur race ne pouvait être confié à des mains plus sûres, tous les Canadiens brûlèrent du désir d'en faire partie. En peu de temps, ce Bataillon fut au complet. “ Le plus difficile, dit Mr de Gaspé qui ‘en savait sans doute quelque chose, fut de le disci- “ pliner ;” mais avec un Commandant tel que Mr de Salaberry qui avait déjà fait ses preuves sur tant d’autres théatres, la chose fut bientôt faite. Aussi incapable de faire brèche aux lois de la discipline, que de commettre une injustice envers qui que ce fût, il sut se faire obéir de l'officier comme du soldat.’ Du reste, sans avoir la taille élevée de son père, il en avait la force, le courage et l’ardeur, qualités qui en imposent toujours dans un Chef. Sa parole, sa vue seule, suffisaient pour inspirer la confiance et tout à la fois commander le respect. L'ardeur belliqueuse dont il était rempli, se communiquant bientôt aux autres citoyens influents, on vit, comme les Chauveau, les Starnes et tant d'autres l'ont fait de nos jours, les Rouville, les Cuthbert, les Taschereau, etc., rivaliser de zèle pour former à leur tour de nouveaux Bataillons. Le
l D'un abord agréable, d’une parole facile, d’un esprit délié, l'Honorable P, Chauveau est à la fois écrivain, poète ot orateur. C'est, cn peut le dire, un des hommes les plus marquants du Canada, et qui, n'importe sur quel théâtre, n'occuperait pas le secqnd rang. Après avoir fait partie du Conseil Exécutif, il a succédé au Dr Meilleur dans . le Département de l’Instruction Publique, où il déploie une.merveil-
leuse activité, jointe à beaucoup d'intelligence. Son roman Charles Guérin l'avait placé au premier rang des littérateurs canadiens : sa Pelile Revue dans le Journal de linstruclion Publique lui a valu la réputation d’un des meilleurs ublicistes de ce continent, Entièrement appliqué à son œuvre, il a dont à l’enseignement une impulsion inconnue jusque là. Non content d'avoir fondé des Ecoles Normales, des Bibliothèques, il a reformé le plan d'éducation et excité une noble émulation entre les Instituteurs dont il a singulièrement relevé la profession. Sous tous ces rapports, le pays est grandement redevable à l'Honorable Chauveau. Le récit qu'il nous a donné de la visite du Prince de Galles en Canada, fait vivement désirer celui qu'il a promis de son voyage en Europe,
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Haut-Canada, séparé depuis quelques années du Bas, ne voulant pas rester en retard et se piquant d’une noble émulation, s'organisa également, Pendant que les Capitaines Juchereau Duchesnay,J. B. de Lorimier, Lamothe, Ducharme, ayant sous leurs ordres les Lieutenants Gaucher, St Germain, Leclair, Langlade etc., donnaient naissance à d’autres Bataillons, Mr P. de Rocheblave dont nous avons parlé ailleurs, C. Ermatinger, F, Pothier, J, B. Nolan, etc, de concert avec les Lieutenants J. Porlier, P. Lacroix, J. Rolette, F. Biron, M. Cadotte, sans parler des autres, réunissaient Canadiens, Anglais et Sauvages, et, par des exercices multipliés, les dressaient à. la discipline et aux fatigues des camps. Grâce à l'élan donné par Mr de Salaberry, tous les hommesen état de porter les armes furent bientôt incorporés, et, à côté des réguliers, on vit figurer, d'une part, les Voltigeurs Canadiens, les Chasseurs Canadiens, les Voyageurs Canadiens, et, de l'autre, les Canadian fencibles, les Glengary, etc. pouvant marcher sans déshonneur à la suite des 49e, 60e’ et 104 régiments. Il ne fallait rien moins que de tels Corps pour tenir tête à une armée qui, comptant sur sa supériorité numérique, croyait qu’il suffirait de se présenter pour remporter la victoire et enlever le Canada à l'Angleterre.
Divisées en deux Corps d'armée, dont l’un avait pour nom : Armée du Centre, et pour Chef, le Général Van Rensalaer ; et l’autre s'appelait : Armée du Nord, et était commandée par le Général Dearborn, les troupes améri- Caines devaient pénétrer à la fois dans le cœur du pays, celles-ci par le lac Ontario, celles-là par le lac Champlain. Déjà le Général Hull, à la tête de plus de mille cinq cents hommes, avait envahi le Canada et était venu asseoir son Camp à Sandwich ; Mais, obligé de se replier sur le fort du Détroit, il y avait été forcé et contraint à poser les armes par le Général Brock, Gouverneur du Haut-Canada. C'est alors qu'en vue de réparer ce premier échec, Dearborn s’ébranla et vint s'établir avec une de ses Divisions, sur les hauteurs de Queenstown. En
voulant lui barrer le passage, le Général Brock fut tué, Renforcées par les troupes du Général Sheaff, celles de Brock, un instant repoussées, reprirent l'offensive, et, tournant ia position de l'ennemi, le défirent complètement et vengèrent ainsi la mort de leur Général. Cette affaire eut lieu au mois d'Octobre 1812. A Ja fin du mois suivant, le Général Smith, successeur de Van Rensalaer, ayant voulu traverser le fleuve etrecommencer l'attaque, se vit à son tour accueilli par une telle grêle de traits, qu’il fut obligé de rétrograder, sans pouvoir tirer avantage de sa première Division qui avait mis pied à terre, à quelque distance de là.
Vaincus dans l’Ouest, les troupes américaines ne furent pas plus heureuses au Nord. Pour les recevoir chaudement, on avait échelonné le long de la frontière, depuis Yamaska jusqu'à St Régis, en forme de cordon, des piquets de troupes, formés en partie des Compagnies dont on a parlé tout-à-l’heure, et qui avaient achevé de se compléter. En même temps, pour barrer le passage à l'en nemi et éviter toute surprise, on avait fait des abattis d'arbres aux endroits par où il devait venir. Tous les chemins, à une grande distance, en étaient remplis. Ce travail fatiguant et difficile fut exécuté par le Major de Salaberry, qui, pensant à tout, en conçut le premier l'idée. [Il fut admirablement secondé par ses Voltigeurs. Tl avait à peine achevé ses retranchements sur la rivière Lacolle, où il commandait les avants-postes, lorsque le 12 Novembre, parut Dearborn. I] venait d’ordonner à une partie de ses troupes d'avancer: A l'instant, toutes les milices de Montréal, tant de la ville que de la campagne, au premier appel de leur Chef, : se mettent en
L Le Chef de ces différents Corps de milices était Mr d'Eschambault. Le bruit de l'approche de l'ennemi s’élant répandu à Montréal un samedi soir, à une heure assez avancée de la nuit, il vintau Séminaire, * Mr Roux, rapporte le Révérend Mr Bonin, était alors couché. N'im- “ porte, dit M" d'Eschambault, il faut absolument que je voie Mr le ‘“ Supérieur. On l’introduit donc dans sa chambre. “ Levez-vous ‘ promptement, M le Supérieur, lui dit le bouillant officier. L’ennemi
Mouvement : L’enthousiasme avec lequel elles se ‘* portèrent au devant de l'ennemi, rapporte l’auteur de “ l'Histoire du Canada sous la domination française, ne ‘‘ saurait être surpassé, ” Voyant toutes les lignes si bien gardées, Dearborn n’osa les entamer : ilse retira honteu. sement. Ainsi se termina la double-expédition de 1812. Mais avec l’année, ne devait pas finir la guerre. Elle fut reprise avec une nouvelle vigueur l’année suivante, La campagne s'ouvrit par l'attaque et la défaite, à Frenchtown, du Général Winchester , envoyé par Harrison pour reconquérir le terrain perdu peu auparavant à Burlington et à Black Rock, et où le Général Clay, accouru au secours de ce dernier, s'était fait battre complètement, Malheureusement cette brillante victoire fut suivie de la perte des batailles de Putin-Bay et de Moraviantown, et, bientôt apres, de celle de Toronto et de Niagara, pertes que ne purent compenser quelques succès remportés à Sacketts Harbor. Un dernier revers sur le lac Ontario acheva de compromettre la cause de l’Angleterre en Amérique.
Après avoir fait subir, sur terre et sur mer, de cruelles pertes, dans le Haut-Canada, aux troupes anglaises, les armées américaines s’apprêtaient à leur faire éprouver le même sort dans le Bas-Canada, Déjà le Général Wil. kinson, à la tête de forces imposantes, avait mis pied à terre au-dessus des rapides du Lo échec à Ghrysler's Far Wall, Tout semblait
ng Sault, et, malgré un M, continuait sa marche vers Corndésespéré, lorsque la victoire de Châteauguay Changea complètement la fave des affaires.
Afin de faire sa jonction avec Wilkinson, le Général Hampton, ayant sous ses ordres près de sept mille hommes, avait pris le chemin de l’Acadie. Trouvant ce chemin
“est à nos portes, et demain il peut être à Montréal. I1 n’y a donc pas “ de temps à perdre. Afin de convoquer les milices, tant de la ville “ que de la campagne, faites cette nuit même une Circulaire et qu'on “ l'envoie immédiatement dans les Paroisses, afin qu’on puisse Ja lire “ demain au prône de toutes les Eglises” Cest alors que Mr Roux rédi- &ea cette lettre devenue célèbre, et dont nous avons donné un extrait.
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impraticable, il avait changé de direction et s’avançait à marches forcées par une autre route, lorsque tout à coup il se vit arrêté devant Châteauguay. Le Colonel de Salaberry, dernier espoir de la patrie, s’y était retranché avec les milices, bien décidé à vaincre ou à périr, Afin de voiler son infériorité numérique et de suppléer au nombre par des ouvrages défensifs, comme l’année précédente, il avait fait faire de grands abatis de bois. I] s’en était entouré d’une quadruple rangée, à peu de distance l’une de l’autre. C’est dans cette forteresse d’un nouveau genre qu’il attendit son adversaire. Entrecoupée de ravins profonds, protégée de tous côtés par ces abatis, la position ne pouvait être ni mieux choisie, ni mieux défendue. Lorsque le Général Hampton, après avoir divisé son armée en deux Corps, dont l’un, composé de cavalerie et de fantassins, soutenus de deux mille hommes de réserve, devait attaquer de front, et l’autre, fort de quinze cents hommes, était chargé d'attaquer à dos, se présenta avec le premier Corps, Mr de Salaberry, faisant aussitôt sonner la charge, s’elance à la tête des trois Compagnies placées au poste d'honneur, et fait pleuvoir de toutes parts une grêle de traits qui lancent la mort et font mordre la poussière à des centaines d'assaillants. Déci. mées par ce feu meurtrier, les troupes américaines se reforment et reviennent à la Charge ; mais c’est pour venir se briser de nouveau contre des retranchements insurmontables et se faire foudroyer en plus grand nombre, 1 En ce moment, Hampton eût voulu avoir son artillerie pour balayer tout ce Œui lui faisait obstacle et percer des 1 Les muses ont ainsi Popularisé ce beau triomphe et rendu impérissable le nom de Châteauguay et de Salaberry :
La trompette a sonné : l'éclair luit, l'airain gronde ; Salaberry parait, la valeur le seconde, Et trois cents Canadiens, qui marchent sur ses pas, Comme lui,--d'un air gai,—vont braver le trépas. Huit mille Américains s'a ; i
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lignes qui abattaient ses trou pes Comme des gerbes de bled ; mais, aussi habile que brave, le Colonel de Salaberry, Pour enlever à son adversaire un appui si désirable, avait pris la précaution de faire détruire tous les ponts en avant de sa position et de rendre les chemins impraticables, en sorte qu’il avait été impossible de faire avancer les bouches à feu. Changeant alors de tactique , le Général américain, au lieu d'attaquer plusieurs lignes à la fois, concentre toutes ses forces contre la ligne de front. La trouvant invinc'ble, il se porte tantôt sur la droite, tantôt sur la gauche, mais sans plus de succès. Partout il trouve une résistance désespérante. En prévision de ces différentes attaques, Mr de Salaberry avait eu soin de placer trois autres Compagnies, en arrière des abatis et entre les
Le héros Canadien, —calme, quand l’airain tonne, Vaillant, quand il combat,—prudent quand il ordonne, : À placé ses guerriers, observé son rival :
Il a saisi l'instant, et donné le signal.
Sur le nuage épais qui contre lui s'avance,
Aussi prompt que l'éclair, le Canadien s’élance…
Le grand nombre l’arrête... il ne recule pas ;
Il offre sa prière à l’Ange des combats,
Implore du Très-Haut le secours invisible,
Remplit tous ses devoirs, —et se croit invincible.
Les ennemis confus poussent des hurlements,
Le chef et les soldats font de faux mouvements. Salaberry qui voit que son rival hésite,
Dans la horde nombreuse—a lancé son élite :
Le nuage s’entrouve :—il en sort mille éclairs ;
La foudre et ses éclats se perdent dans les airs.
Du pâle Américain la honte se déploie :
Les Canadiens vainqueurs jettent des cris de joie!
Leur intrépide chef enchaine le succès,
Et tout l’espoir d’'Hampton—s’enfuit dans les forêts.
Oui, généreux soldats,—votre valeur enchante; La patrie, envers Vous, sera reconnaissante ! Qu'’une main libérale, unie au sentiment,
En gravant ce qui suit, vous offre un monument : “ Ici, les Canadiens se couvrirent de gloire ; “ Oui, trois cents sur huit mille obtinrent la victoire ‘ Leur constante union fut un rempart d’airain ‘ Qui repoussa les traits du fier Américain.
‘ Passant, admire-les.… ces rivages tranquilles ‘* Ont é‘é défendus, comme les Thermopyles ; “ Ji, Léonidas et ses trois cents guerriers, “ Reviennent, parmi nous, recueillir d’autres lauriers.”
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lignes. Donnant à leur tour,etsouventen même temps, ces Compagnies enlevaient des lignes entières et achevaiont dé mettre le désordre dans les rangs. Se voyant repoussé de toutes parts avec des pertes énormes, sans pouvoir entamer la position, Hampton, confus et la douleur dans le cœur, prend le parti de se retirer.
[fuyait en désordre, lorsque le Général Purdy, chargé d'attaquer à dos, fut repoussé à son tour. Après s'être égaré dans les bois, il était parvenu à occuper la place qui lui avait été assignée. Encouragé par un premier succès, il se croyait déjà sûr de la victoire. Il comptait sans de Salaberry. Délivré de Hampton, l’intrépide Colonel accourt avec toutes ses forces au point menacé. Commandant alors un feu de flanc, il force l'ennemi à reculer, puis à fuir avec précipitation. La victoire était gagnée et le Canada était sauvé. Le combat avait duré plusieurs heures: trois ou quatre cents hommes avaient triomphé de sept mille adversaires. En apprenant cette défaite, Wilkinson se hâta de laisser Cornwall et de regagner les Etats.
Après avoir reçu, sur le lieu même de son triomphe, les félicitations du Gouverneur Général et du Commandant en Chef des forces britanniques, l'immortel Colonel fut encore complimenté par les deux Chambres et décoré de l'Ordre du Bain par le prince Régent. Pour perpétuer la mémoire de cette éclatante victoire, une médaille fut frappée, et tous ceux qui y avaient pris part, se trouvèrent suffisamment récompensés par l'honneur de la porter sur leur poitrine. :
C’est à la suite de cette grande journée qui rappelle le combat des Thermopyles, que fut conclue la paix. Les succès, puis les revers des Américains dans le Hau t-Canada,
1 Parmi les officiers de ce Corps immortel, on aimait à compter le
‘ grand Connétable Delis!e, ce vénérable patriarche que Montréal a
perdu il y a peu detemps. J usque dans son extrême vieillesse, il se plaisait à raconter quelques-unes des épisodes de cette mémorable campagne, et la vue de la Médaille de Châteauguay, en le renortant aux jours de sa jeunesse, semblait le rajeunir. Le Colonel Delisle descendait de Mr John Delisle de la Cailloterie, appartenant à une an-
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