CHAPITRE PREMIER
Jean Du Met ou Demers I.
La famille Du Met ou Deniers. — Vient de la Normandie. — Les deux frères, André et Jean, et leur cousin Etienne. — Jean Du Met (Demers) s'établit à Etchemin et 1662. — Ses travaux. — Ses moyens de vivre. — Désobéissance à Mgr de Laval au sujet d'un enfant à baptiser. — Ses enfants et leur établissement à St-Xicolas. — Son décès à Québec en
La famille connue aujourd'htii sous le nom de famille De??iers, dans les districts de Moniréal et de Québec, s'appelait la famille Bu Met, dans les commencements de la colonie. On trouve différentes variations dans la manière d'écrire ce nom, entre autres les suivantes : Bu Meti Bumets, Bumesf, Bumetz, Bumais. On a écrit ensuite : Be Mer, Bemerse et enfin Bemers. La famille a commencé à s'appeler la famille Demers même avant 1700, à Montréal €t à St Nicolas (l).
Alors, plusieurs ont été baptisés bous le nom de Dumet et mariés sous le nom de Bemers. Pourquoi ce changement et qui l'a causé ? C'est ce que nous ne pouvons dire. Nous nous contentons de constater le fait, sans pouvoir l'expliquer.
La famille Bumet ou Bemers vsi originaire de Dieppe, en
(i) Voir app. C.
JNormandie, une ancienne province de France. Le port de Dieppe qui a été eupplunlé depuis longtemps par le port du Havre, <^tait autrefois très fréquenté et c'est dans ce port que se sont embarqués, [lour traverser l'océan, grand nombre de j^ormands qui sont venus chercher fortune en Canada. C'est de là que sont partis nos ancêtres, les deux fières Du Met — André et Jean,— et leur cousin, Etienne Du Met, qui tous habitaient la ville de Dieppe.
Le cousin Etienne élait charpentier, et appartenait à la paroisse de St Jean de Dieppe v 1). Il prit une terre de quatre arpents dans la seigneurie de Lauzon, le 26 avril 1653, fit baptiser quelques enfants à Sillery et à Québec, puis il alla définitivement résider dans les environs de Montréal, où l'on voit qu'il fit baptiser des enfants à Laprairie et à Yarennes.
Les deux frères— André et Jean Du Met — appartenaient à la paroiesâ de St Jacques de Dieppe. Ils durent arriver à Québec avant 1650 et ils se rendirent à Montréal, quelque temps après.
André se fixa dans les environs de Montréal ; il s'y maria
en 165-i (2) avec Marie Chedville et en eut douze enfants
qui furent, avec les enfants du cousin Etienne, les chefs dea
nombreuses familles de Demers répandues dans le district
de Montréal (3). L'acte do sépulture de André Du Met ne
se trouve pas cependant dans les paroisses de Montréal ; on
le trouve dans les registres de la Pointe aux Trembles de
Québec à la date du 23 novembre 1710. Comment se fait il
qu'il soit venu mourir dans ces parages ? Nous croyons qu'il
(i) Voir Dict, de Mgr Tanguay, vol. I. Cependant, vu que l'on ne trouve pas de paroisse St-/ean à Dieppe, il faut peut-être lire : paroisse St-Jacqties.
(2) Voir Dict. Gen. de Mgr Tanguay, vol. I.
(3) Dans le '" Directory " de la ville de Montréal, aujourd'hui (en 1905), on compte 84 familles iJemers résidant à Montréal, à part les autres familles Demers qui résident dans les campagnes environnant Montréal.
était descendu à St Xicolas ou Elchemin pour y visiter sea neveux ou demeurer avec eux. Le missionnaire qui desservait la côte de Lauzon aura inFcrit son décès dans les registres de la Pointe aux Trembles de Québec, comme cela s'est fait souvent à cette époque.
Son frère — Jeun Du Mei — né vers 1630, se maria, lui aussi à Montréal, le 9 novembre 1654. Son mariai^e a été célébré par le père Claude Pijart, jésuite, faisant les fonctions de curé, et l'acte de mariage est (5crit en latin comme on peut le voir en appendice. (A)
Il était fils de Jean Du Met et de Barbe Maugis de la paroisse de St Jacques de Diep|)e, en France.
Son épouse était Jeanne Vedie ou Yoidy(l),une bretonne celle là, fille de Michel Vedie ou Voidy et de Catherine Dorbelle, de la paroi-se de St-Gerraain, évêché d'A.ngers, en France.
La cérémonie du mariage eut lieu en présence de témoins illustres tels que : Paul de Chomedtz, sieur de Maisonneuve, gouverneur de Montréal, Lambert Closse, chirurgien major, Gilbert Barbier et autres.
Jean Du Met (Deniers) et son épouse laissèrent Montréal vers 1662, pour venir s'établir dans la seigneurie de Lauzon, en face de Sillery.
Ils prirent pitd à terre à Etchemin entre les deux rivières Etchemin et Chaudière, à environ dix arpents de la rivière Etchemin. Avec le temps, Jean Du Met acquit plusieurs propriétt^s à Etchemin et surtout à St Nicolas.
L'histoire de la Seigneurie de Lauzon (1 — app. XLl 111) mentionne les acquisitions suivantes faites par Jean Du Met dans les premières années : 1668 — 11 oct. — Concession
(i) Nous avons vu de nos yeux à Montréal, roriginal de l'acte de mariage de Jeanne Vedie avec Jean Du Met. C'est bien /'c*.//dr qu'il faut lire et non pas Redié comme Mgr Tanguay l'a écrit. Klle est nommée Jeanne Voùiy dans l'acte de baptême de son fils Jean, le 6 juillet i66i, et aussi dans son acte de sépulture à Québec, le 3 décembre 170S.
Lauzon à Jean Dumets, d'un côté à Leduc, (1) de l'autre à Lambert (2j.— 1668— 29 juillet— Vente Jean Adam à Jean Dumets (Becquet).
1678 — 1er juin — liSL Martinière à Jean Dametz (Gilles Eageot).
L'endroit de la Seigneurie de Lauzon choisi par Jean Du Met s'appelait ** Etchemin " de même que la rivière qui coule près de là et va se jeter dans le St- Laurent, à environ quatre milles en haut et au sud de Québec. Ce nom lui est venu de la tribu sauvage des *' Etchemins " (3) qui habitait le haut de la rivière et qui, souvent, en été, faisait des incursions vers le St-Laurent.
Etchemin est certainement l'un des beaux sites du comté de Lévis. Aujourd'hui on peut le contempler dans son épanouissement, avec sa belle église, son couvent, son collège, son hôtel de-ville, ses rues bordées de maisons bâties en grand nombre sur la propriété de Jean Du Met. Le terrain qui est d'alluvion, s'élève comme un amphithéâtre. Au bas, près du fleuve, sur une profondeur de cinq arpents, ce terrain est bas et presque au niveau du fleuve ; c'est là que l'on trouve le plus grand nombre de maisons. Sur le premier plateau, ou la petite côte, comme l'on dit, l'on voit l'église, le couvent, le collège et plusieurs maisons, et sur une profondeur de six arpents, il y a place pour bien des constructions. Enfin sur le second plateau ou la grande côte, comme l'on dit encore, le sol, moins riche qu'en bas, est favorable, à la culture des grains, des pommes de terre,
(1) Le 7 mars i68o, René Leduc reconnaît devoir 6o livres à Jean Dumets (greffe Duquel) (Hist. S. de L. app. XL IL)
(2) Eustache Lambert est, croyons-nous, le premier colon résidant à Etchemin. Il y fait la pêche des 165 1 et le il oct. 1653, M. de Lauzon- Charny lui octroie une concession de huit arpents de front. Sa maison — appelée la Cabane cT Eustache, — était située vers l'endroit du Quai Beaulieu d'aujourd'hui et était le rendez-vous des sauvages hurons avec lesquels il faisait la traite. (Hist. S. L. I. 256).
(3) Hist. S. L. I— 5 et suiv.
des légumes, etc. La vue y est splendide et s'étend depuis Québec jusqu'au grand pont du St-Laurent. En fait de construction, il n'y a aujourd'hui sur cette hauteur que l'établissement des Trappistines, près de la rivière Etchemin, et une chapelle dans le cimetière.
Mais en 1662, quand notre premier ancêtre est arrivé à Etchemin, il n'en était pas ainsi. Sans doute, le site était beau et pittoresque ; mais il faut nous figurer que la concession des quarante arpents était recouverte d'une épaisse foret de bois de toute sorte, à travers laquelle la hache du colon n'avait pas encore pénétrée. Pas de chemins si ce n'est sur le bord du St-Laurent, et là encore, souvent ce n'était que caps et précipices. Pas de pont sur la rivière Etchemin qu'il fallait traverser à gué, en choisissant bien les endroits propices. On peut imaginer les difficultés que les premiers colons d'Etchemin eurent à rencontrer, les fatigues, les privations qu'ils eurent à endurer et les travaux pénibles qu'ils durent entreprendre.
Jean Du Met n'a pas perdu courage cependant sur ce petit coin do terre qu'il avait choisi pour s'établir. Il a abattu le premier arbre, il s'est construit une habitation temporaire, sans doute, en attendant d'en construire une autre plus confortable ; il a ensemencé sa terre, il a tra. vaille, peiné et il a réussi à se loger, à se vêtir et à vivre. Plus que cela, avec le temps, il a agrandi le champ de ses opérations, il a acquis de nouvelles terres pour ses enfants ; en un mot, Dieu ayant béni son travail, il a grandement prospéré.
L'Histoire de la Seigneurie de Lauzon (1 — 162 — 318) nous donne les recensements de 1667 et de 1681 qui nous font apprécier les progrès que la colonisation a faits en 20 ans à Etchemin.
En 1667, il n'y^avait que six concessionnaires à Etche-
min ; plusieurs n'avaient pas de bâtisses, et n'étaient pas résidants.
Voici ce qu'il dit au sujet de Jean Dumet : Jean Dumet, 40 ans, sa femme Jeanne Yoidy, 30 ans— 6 enfants : François, 9 ans — Marguerite, 8 ans — Jean, 6 ans — Pierre, 4 ans — Anne, 2 ans — René, 2 mois.
Il avait une bète à corne, pas de cheval, et 8 arpents de sa terre étaient en valeur depuis cinq ans.
Dans le recensement, de 1G81, le nombre des concession* naires à Etchemin était de sept. Il n'y avait qu'un cheval dans la seigneurie ; il était en la possession du seigneur. Jean Duraets, à part sa femme, a avec lui, 11 enfants ; le plus vieux a 25 ans et le plus jeune, Jean, 1 mois. Il possédait un fusil, 8 bêtes à cornes et 30 arpents de terre en valeur. Le défrichement de la terre, s'il s'est fait sur une seule terre, pouvait atteindre la grande côte en 1681 ; mais on peut croire que les souches n'étaient pas enlevées partout. On constate que alors plusieurs enfants sont en âge d'aider à leur )»ère et de travailler à agrandir le terrain destiné à la culture ; mais plusieurs d'entre eux vont aller bientôt BOUS la direction de leur père, se tailler un domaine dans la belle paroisse de St-Nicolas que l'on voit alors s'ouvrir à la colonisation.
Le recensement mentionne un fusil comme étant la propriété de Jean.Dumets. Quelle pouvait être Timportance de cette arme à feu ? Nous croyons que ce fusil valait plus qu'une bête à corne. Il permettait d'abattre le gibier qui abondait dans la foi et, comme le chevreuil, la perdrix, le lièvre, (te, et de fournir à la famille des mets succulents dans les temps où les autres aliments pouvaient manquer. Ce fusil de nos pères,— &\ toutefois c'était le même, — nous l'avons porté avec orgueil é^ur nos épaules pendant notre enfance. C'était un fusil long, lourd et fortement monté ;
il était à pierre et non à capsule. Xous avons commis avec ce fusil bien des imprudences ; mais on eut dit que quand il y avait danger, le tusil ne voulait pa^ partir. Ce qui faisait dire à notre grand'père qui nous réprimandait, que le fusil avait plus d'esprit que nous autres, les gars.
Avec le fusil, la claie ou la pêche, et le canot ou la chaloupe ont été pour nos ancêtres de la plus grande utilité. La pêche était très fructueuse, surtout la pêche à l'anguille (1). Chaque habitant possidait une pêche sur la grève devant sa propriété, et l'on dit qu'il s'en prenait à certains endroits jusqu'à 60 mille dans une seule pêche par saison. Les censitaires étaient obligés de payer lu dixième ou la trentième partie du poisson péché chaque année, suivant le cas, à part de la somme de douze deniers de cens par arpent, et de fournir aussi un ou deux chapons vifs.
On faisait aussi la pêche au saumon, mais sur une moins grande échelle que l'anguille. L'anguille a été, pour nos pères, avec le gibier de la forêt, leur principal aliment. C'était pour ainsi dire la manne dans le désert. '• Manne inconcevable, suivant un ancien mi^^sionnaire, qui se trouvait à toutes les portes, qui ne coûtait qu'à prendre et qui apportait avec soi tout son assai.«?onnemint " (2).
Et le canot, c'était le cheval de nos ancêtres. On entrait dans la forêt, on abattait un pin de trois ou quatre pieds de diamètre, on le creusait, on le pohVsail, et il ne resiait plus qu'à le transjorter au fleuve à l'aide des bœufs ou à force de bras d'hommes. Dans ce temps où le chemin n'était qu'un sentier raboteux tracé à travers les galets du rivage, le canot servait de voiture d'été, et même de voiture d'hiver, quand le pont de glac o ne se formait pas. C'es^t avec le canot que l'on se rendait d'une habitation ù une autre ;
(1) Voir Hist. S. L. I— 75-
(2) Hist. S. L. I-176.
c'est avec le canot que Ton traversait à Sillery, que Ton descendait à Québec pour y vendre les denrées, ou à la Pointe Levy pour aller à l'église paroissiale, c'est avec le canot encore que l'on remontait le fleuve jusqu'à StNicolas, la Pointe aux Trembles et même jusqu'à Montréal. On s'est servi aussi, dans le commencement, du canot fait d'écorce de bouleau (1). En ce temps là, tout le monde savait manier l'aviron. Inutile d'ajouter que notre premier ancêtre a été grand navigateur.
Au point de vue religieux, Jean Du Met qui était normand et Jeanne Yoidy, sa femme, qui était bretonne, appartenaient à la religion catholique dans laquelle ils avaient été baptisés et mariés. A Etchemin, ils dépendaient de la paroisse de St Joseph de la Pointe Levy ; mais la difficulté des chemins les empêchait de se rendre à l'église. Aussi on les voit faire baptiser leurs enfants tantôt à Sillery, et tantôt à Québec. Une autre raison était l'absence fréquente du missionnaire qui parcourait le pays depuis la Rivière du Loup jusqu'à Lotbinière, tantôt à pied, tantôt en canot, chargé de sa chapelle^ donnant le baptême aux nouveaux nés, et aux mourants les derniers secours de la religion.
En 1681, arriva dans la famille Dumet un événement que nous rapporterons d'après l'Histoire de la Seigneurie de Lauzon (1—304).
" Pendant les longues absences du missionnaire, c'était l'habitude quand il naissait un enfant dans une famille de le faire endoyer par quelqu'un des voisins, puis l'on attendait des mois avant de le porter au baptême. Cet usage avait entraîné des abus considérables contre lesquels l'évêque de Laval avait déjà fulminé dans deux ordonnances, l'une du 29 mars 1664, l'autre du 5 février 1677. Au
(I) Hit. S. L. I— 186.
retour de sa visite pastorale de 1681, on vint lui apprendre qu'il était né à la femme de Jean Dumets, habitant de la côte Lauzon, un entant depuis plus d'un mois et que le père négligeait de le faire baptiser. L'éveque le fit avertir à trois reprises ditférentes, d'abord par son grand'vicaire puis par M. Basset et enfin par le missionnaire Morel qu'il eut à !5e conformer à la loi ecclésiastique. Nous ne savons pour quelle raison, mais Jean Dumets et sa femme persistèrent dans leur refus de porter l'enfant à l'église.
" Mone-eigneur voulut alors donner un exemple sévère. Il ordonna à Jean Dumets et à sa femme de faire porter sans délai à St Jo^eJ'h, l'église de leur district, leur enfant, pour lui fuire recevoir le baptême." " S'ils demeurent, dit il^ dans leur désobéissance, au bout de huit jours, que notre présente ordonnance leur aura été signifiée, nous les déclarons alors tous deux privés et interdits de l'entrée de l'église et de la participation des sacrements, jusqu'à ce qu'ils aient obéi et lait baptiser leur enfant."
Jean Dumet fit sa soumission quelque temj)S après. Son enfant fut bapiisé le 16 novembre 1681 dans la maison d'André Bergoron, son gendre, à St Xicolas, par le misionnaire Basset. L'acte de baptême est à Québec sur une feuille séparée dans le registre de 1681. (Voir app. B). Cet enfant qui avait nom Michel fut enterré à StNicolas \o 21 février 1701.
Cela n'empêcha pas Jean Dumets de rendre au missionnaire de la côte sud, tous les services possibles. Les voyages du missionnaire étaient incessants et exécutés avec rapidité. Aujourd'hui il est à Lotbiiiière, demain il sera à Lauzon, deux ou trois jours après on le trouve à l'autre extrémité du district qui lui est confié, à la Durantaie ou à Berthier. Le missionnaire avait certains endioits fixés et connus oiV il s'arrêtait de préférence. Ainsi Jean Dumets — le rebelle
tio 1681 — devient l'un de» amphytrionR du preire v( yageur. {jiiéi dons fia maison que le nnssionnuiro dit lu messe et ■qu'il bt^ptise Ju plupart des enfu'its de lu partie OJcst de
Voici, entre autres, quelque^ noms d*ei.fjnt8 baptisés ^hos lui ;
It jonrier 1086. — En la mainon de Jeyn do Mer, baplême de Jeanne ^léline. — Parrain : Jean Derneis, Marraine : Frttnooi>e Gaudty.
i^ janv'^r 1687. — Kri lu mai>o:i de J un do Mer, baptême dd Mai'iT"* li'^' B''r;j:t'r .n.
\^ février 1«)87. — JOn tu »n»i-un de J«;in de Mtr, baptême d*Ai'géliqno Méhne. ( l ■
Ji la Puinie :.nx Tiemi^'en «io Qh.'d>ee., le premier registre Couvrait le 13 ]uilh-i 1GT9. On y iro .ve plusieurs buptêlll©^, mariages < t sépnlliir ^-^i dos ttdon-. d^i Lauz >n (2)
L^ 6 novembre 1681-, M. Pmguei bapusî ù lu .-ôLe Liuzoa «0 U maison de Jean D.jmets, Ja ques Marié, fils do Micîhel Mari^.^P« >•'•"•'• • Th «mas Le Mûrie.
1688, *J mars — Baptême à la côiu Lu- z »n dans la maison de J^an Uemers, (3; par M. Ba^sel, mi«<-<ioM nuire, le Marie Franooi-e Piloie. ti le de Jean Pilote — Parrain Mioliel le Mftri^-^M rraine, Marguerite Dûmes, femme d'Anlrô Ber-
geron.
Il nous reste à faire eunnaître les noms des enfants issus du mt»iiî«ge de Jean Pun.eis et de ^a femme Jeanne Voidy, ^tde diie où ils hont alléa se tixer. Malheureusemeni il y aîd des lacunts qu'il sera bien difficih de combler.
I. François, baptisé à Montréal, le l6 nov. 165S — Marié à Moulréal à Jeanne K-'annes en loi;.— S'est établi à Montréal.
(0 Hist. S. L. I— 311.
(2) Hisi. > L. (I-340).
(^) Or remarquera dans ces actes, les nom; " xle Mer'\ *' Demers '\ ■** t^HPifi- '. <:tc., dounés à [can Dumet.
2. MARc;i;EKriE, baptisée à Montréal, le 21 oct. lôçç— Mariée à André Bergeron de St-Nicolas le 9 juillet 1673.
3. Jean, baptisé à Montréal, le 6 juillet 1661 — Marié à Ste-Famille, I.O. le 2 mai lôçô.à Jeanne L'arrivée — Sép. à Québec le II juillet IJJO.^- Il fut le successeur de son père à Etchemin.
4. Pierre, baptisé le 8 octobre 1663, à Sillery — Marié i" à Jeanne Pouliot en 1691 ; 2''' à Jeanne Houde en 1703 — S'est établi dans le haut de St-Nicolas.
5. EusTACHE, baptisé le 13 août 1665, à Sillery. —Maiié à Québec le 3 novembre 1694 à Marie Dubois. Sép. le 15 déc. 1708 à St-Nicolas où il s'était établi.
6. René, baptjsé à Sillery le 14 août 1667 — Marié i" à Anne Dul>ois en 1697. 2° A Marie Jeanne de la Voye, en 1714— Sép. en 1739 à St* Nicolas où il s'était établi.