‹ La Famille Demers d'Etchemin, P.QChapitre 3 sur 38 · EusTACHK, baptisé à Québec le 7 mai · texte numérisé non relu

EusTACHK, baptisé à Québec le 7 mai

9. Ca'I'HERIne, baptisée à Qué'.)ec le 10 avril 1675 — Sep. à Québec le 6 juillet 1693 — Elle s'était noyée à l'âge de iS ans.

10. Jean Nicolas, baptisé à Sillery le 14 juin 1677— Marié à Ste- Famille I. O. le 3 mai 1700 a Anne Kc^cheron— S'est établi à St-Nicolas où il mourut en 1730.

11. Michel, Iraplisé le 26 novembre 1681 dans la maison d'André Bergeron. — Sép. 21. février 1701 à St-Nicola*^.

12* Anne, baptisée en 1667 — Mariée à Québec i** à (iabriel Duchesne le 3 mai 16S8 ; 2^ à Miche! Cureux dit St liermain en 1693— Sép. à Québec, le 5 avril 171 1. (i)

13. Un autre enfant, nomm'- Jean, serait né en 16S0 d'après Mgr Tanguay. Nous n'avons pu vérifier le fait. Nous sommes porté à croire que cet enfant ne serait autre cpie Michel, celui qui a été baptisé le 26 novembre 1681 — D'a|)rès le recensement de 1681 il y avait, comme nous l'avons vu plus haut, un enfant du nom de Jean et âgé de un mois. Il n'était i)as encore baptisé ; on l'appelait Jean comme son père. C'est évidemment celui qui a été baptisé s»jus le nom de Michel. Son frère Jean était parrain. (Voir app. H.

Voilà vraiment unj t'amillo patriarcale. C'eet à St Nicolas que la plupart de co-i enfanta «e sont fixtS^. Kt c'est \X qu'ils sont devenus les fouches des nombreuses fainillos de Oemers dans ceue paroisse.

(I) WÀt Dict. gen. Mgr T. (V^ls. I et IIl.)

Leur père Jean — notre ancêtre commun — était l'âme dé ce mouvement de colonisation, sur les belles terres de cette paroisse. Avec ^a longue expérience acquise au prix de bien des 8:icritices, i! (?tait en position de guider siirement ses fils et de les (:^tab!ir aux endroits les plus fertiles dans cette partie de la Côte Lauzon. (1).

Ne voulant | as tntrer dans l'histoire des Deniers hors cVEtchemin. nous laisserons ici la parole à l'hon. Et. Th. Paquet dans ses '• Fragments de l'histoire religieuse et civile de la paroisse de St Nicolas''. (Page 7.)

"...Les descendants de Jean Demers se répandirent aux quatre coins de StNicola8,dans les paroisses environnantes, à beaucoup d'endroits de la province et de l'étranger.

" Et elle était nombreuse cette postérité. René avait eu'

dix huit enfants de ses deux mariages Nieholas, seize

enfants Eustacho en eut six et Pierre, sept

Somme toute, quarante neuf

petits enfants étaient issus des fils qui restèrent à St-

Nicolas." (2) •

Et Thon. Et. Th. Paquet retrace dans ces " Fragments " la vie de plusieurs hommes illustres dans l'histoire de notre pays, qui sont sortis de ces familles Demers de St Nicolas entre autres, de M. le grand vicaire Jérôme Demers,. supérieur du séminaire de Québec, de Mgr Modeste Demers évêque do Vancouver, du rév. Ls. Benj. Demers, du père Louis et du frère Alexis Demers, Récollets, etc. Nous referons le lecteur au livre intéressant de l'hon. Et. Th. Paquet.

Sur le déclin de l'âge, Jean Duraets et son épouse ayantbesoin de repos, après leurs travaux et leurs fatigues, et

(i) 25 novembre 1672 — Concession à Jean Dumets, de douze arpents^' touchant à François Huiin, à St-Nicolas.

(2) En ajoutant les deux enfants de François, les 8 enfants de Jean, et les 9 enfants de Marguerite, on aura un total de 68 pe^i^s enfants.

pouvant se vanter d'avoir mis leurs enfants en état de vivre par eux-mêines, se décidèrent d'aller passer leurs dernières années auprès de leur fille devenue veuve, madame Cureux dit St Germain, dans la ville de Champlain. C'était en

Dix ans après ils décédaient, tons deux dans la même année : Jean Demers, le 5 juillet 1708 et Jeanne Voidy, son épouge, le 6 décembre 1708.

En 1698, ils fondèrent sept messes à perpétuité, dans l'église de î^otre Dame de Québec, et en 1699 ils avaient un banc on leur nom dans \j, même église.

Le séminaire de Québec fit chanter un service pour le repos de l'âme de Jean Du Met ; ce qui donne à entendre qu'il avait rendu quelques services signalés à cette première inslilulion catholique du pays*, qui était alors, sous le règne de Mgr de Laval, chargé de la dtsserie des paroisses.

Dormez en j)aix, vénérés ancêtres ! Dormez dans votre tombe aujuurd hui deux fois séculaire ! Vous aunz à jamais, dans l'histoire de notie pays, l'honneur d'avoir planté à Etcherain une braneho de la famille Dejners, impoitce du beau pays de Fiance, et dont les rameaux nombreux ont été pleins de vie et le seront longtemps.

Au jour de votre mort, votre couronne cotnposie de douze enlants et enlrelaçée de soixante huit petits entants, était déjà bien belle ; mais aujourd'hui, elle apparaît bien plus lesplendissante, encore, par les centaines et les centaines de de^cendants jusqu'à la septième et la huitième génération qui saluent en vuus avec amour et res|>ect le nouvel Abraham de leur famille, leur premier ancêtre, leur premier père !

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