SCÈNE VIII
GAILLARDIN , sent, la suivant de t'œit.
Elle y va !... je l'aurais parié... A merveille!... quand je lui aurais soufflé son rôle, elle ne me servirait pas mieux...
"Voyons un peu comment elle s'acquitte de l'ambassade... ( II regarde par une fenêtre de côté. ) Pas mal !... pas mal !... Elle s'approche en tapinois... et, à la faveur des touffes de lilas... la voilà derrière le banc où Adèle est assise. j. elle glisse le papier dans la petite corbeille à ouvrage , et se relire sans être aperçue... très-bien... Ah ! diable ! la corbeille est tombée par terre... Adèle interrompt sa lecture... elle voit le papier , elle le ramasse , elle le lit... c'est délicieux ! Yoilà qui est singulier ! elle ne parait pas aussi offensée que je l'aurais cru... Ah ! on a beau dire, une déclaïation ne déplaît jamais... même quand on ne veut pas y répondre... car elle aime Brémont. .. Et, si pourtant notre jaloux s'était abusé... je rirais bien î... Adèle vient de ce côté... n'ayons pas l'air... d'ailleurs, moi, ça ne me regarde pas.. . je n'y suis pour rien... ( II reprend son papier et son crayon. ) Remettons-nous à ma chanson pour le mariage de Brémont!... c'est sur l'air : Depuis long - temps j'aimais Adèle... C'est fort ingénieux !