‹ La famille et le mariage chrétien [microforme]Chapitre 18 sur 41 · LES MAUX QUI MENACENT LA FAMILLE · texte numérisé non relu

LES MAUX QUI MENACENT LA FAMILLE

D'un point de vue général.

Le mariage, comme tout état de vie morale, et surtout de vie chrétienne, implique un ensemble de devoirs et de responsabilités.

Or, le devoir, dans sa réalité vivante, très souvent, presque toujours, s'oppose au plaisir, aux inclinations, et, par conséquent, exige des sacrifices, des rénoncements.

La note générale du devoir est une note austère,

Cependant, pour tempérer un peu ce que le devoir pourrait contenir de dur et de pénible à la nature humaine, en d'autres termes, pour le mieux adapter à notre faiblesse, Dieu, dans sa miséricordieuse bonté, a mis, à côté du devoir, des consoletions, des joies, des avantages, même temporels.

Ces avantages sont, Par rapport au devoir, un peu ce que les assaisonnements sont à un repas: un stimulant. En flattant son amour du bien-être, ils offrent à la nature humaine, une sorte de compensation, pour les renoncements que le devoir lui impose, Mais jamais ils ne sauraient constituer un but, ni, à plus forte raison le tout de la vie.

Malheureusement, la nature déchue, faible, égoïste, trop souvent se recherche elle-même exclusivement ; elle est avide de plaisirs, de jouissances, de bien-être, et répugne au sacrifice. Ce qui l’attire par-dessus tout, c'est ce qui peut

fluter ses passions. En considérant un état de vie, elle s'arrête tout d'abord aux avantages temporels et sensibles qu'elle y pourra rencontrer ; et cela très souvent, jusqu'à en oublier les devoirs et les responsabilités.

Ceci est vrai, en particulier du mariage. Combien de jeunes gens, en effet, s'engagent dans les liens du mariage, su avoir réfléchi sérieusement sur la gravité des obligations qu'ils contractent pour la vie.

Sous l'empire d’une exaltation momentanée que leur imagination idéalise en lui créant une auréole d'éternité, ils font des serments qu'ils ne tarderont pas de trouver insensés, irréalisables, lorsque la vie les mettra en face du sacrifice et du renoncement.

j'est pourquoi, ce qui menace la famille, c'est tout d'abord, et d’une manière générale, ce qui, dans la nature humaine, partout où elle se trouve, dans tous les états de vie, constitue l'égoïsme, la recherche de soi-même, la peur du sacrifice, la peur de l'effort, la peur de vivre, au sens élevé du mot; bref, tout ce qui flatte la paresse, les passions, tout ce qui attache l'âme à la terre et l'empêche de s'élever au-dessus d'elle-même, vers les régions de l'idéal, et du surnaturel.

Or, nulle vie morale n'est possible, en dehcrs des trois conditions suivantes : 1° connaître son devoir ; 2 aimer son devoir ; 3° accomplir son devoir.

Par conséquent, est une menace et un danger pour l'ordre moral, dans n'importe quel état de vie, tout ce qui, dans les intelligences, dans les consciences, obscurcit la notion du devoir et de ses fondements : tout ce qui, dans le cœur, affaiblit ou fausse les sentiments, en particulier celui qui est comme le ressort principal de la vie: l'amour; tout ce qui affaibli les énergies, l'initiative, le caractère, etc., en un mot, la force morale.

Ar CONNAITRE $0N DEVOIR,

Par cette expression

+ Nous voulons signifier, Connaissance quelconqt

10, vague, obscure les objets de sa perspective, Première condition d’une délimiter les obje d'une simplic

non pas une » qui confond tous comme en une pénombre, La

véritable Connaissance, c'est de ts.du champ de vision.

ité extrême lorsqu'il e

Cela, peut paraître st question du monde it confondre un arbre ; — Mais la chose devient plus difficile l'on s'élève dans l’échell

sensible — on ne saur:

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à mesure que

e des réalités spirituelles.

Une fois l'objet délimité, il s'agit d'en découy ‘+ le con-

tenu. ville par une vue d' * -mble, s géographiques, sans même

numents,

Je puis connaître une en discerner les limite avoir une Enfin, de tout cela, il faut ‘est-à-dire pénétrer jusqu'aux raisons et de l'objet et de ses éléments.

onditions diverses Peuvent se rencontrer à divers degrés ; car il Y à la connaissance vulgaire, comme il ya la connaissance du savant où du spécialiste.

rait y avoir de Connaissance proprement sence de ces trois conditions.

idée de ses divers mo se rendre compte, C d'être, aux Pourquoi,

Et ces

Mais il ne saudite sans la pré-

Ainsi donc, connaître son devoir, |

e comprendre, s'en rendre compte, en avoir

une conscience exacte, n'est pas une chose aussi simple qu’elle le Paraît à première vue. Ta difficulté Qu reste peut provenir de trois sources diffé. rentes, à savoir :

1° de l’objet lui-même à comprendre : dans l'espèce, de la nature propre du devoir :

2 des conditions de la Connaissance, de son fonctionne- Iles ou morales du sujet, airer le regard de l'âme ;

ment ; des dispositions intellectue qui peuvent obscurcir ou écl

3° enfin du milieu intellectuel et moral dans lequel on vit.

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