‹ La famille et le mariage chrétien [microforme]Chapitre 6 sur 41 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

La société som ‘Stiqite, ou société hérile,

Cette douloureuse constatation que nous venons de faire,

äu sujet de la société Patriareale, nous pouvons la faire également au sujet de la société domestique.

Sous l'ancien régime, les serviteurs avaient leur place

au foyer, ils faisaient Partie de la famille et s'y attachaient ; ils en respiraient la chaude atmosphère ; ils en partageaient les joies et les peines ; en un mot, ils ÿ étaient ‘‘chez eux.”

Et tout cet ensemble constituait un petit royaume sous la douce autorité du père de famille,

Dans un tel milieu, les enfants respiraient, pour ainsi dire, avec l'air, le sentiment de la solidarité sociale, de la charité chrétienne, du respect à l'égard des inférieurs.

Sentant planer au-dessus de cette société intime, quelque chose de grand, de mystérieux dépassant les individus, et pour lequel ceux-ci devaient se dévouer

, ils étaient comme naturellement portés à aimer

cette grande famille dont Dieu est le père et qui s'appelle l'Eglise. Mais le souffle révolutionnaire a bouleversé tont cela : les serviteurs sont devenus de simples étrangers auxquels on prétend ne devoir Pas autre chose qu'un salaire pour leur travail: se voyant méprisés, ils ressentent douloureusement leur infériorité 80ciale et laissent dans leurs cœurs, germer, grandir, se développer ces sentiments d'envie, de haine, qui menacent d'ébranler la société dans ses fondements :

devient un orguüeilleux et un € ne pensant qu'à soi.

l'enfant isolé goïste, ne voyant que soi, et

CONCLUSION

Cette esquisse, trop longue déjà, et néanmoins incomplète, nous montre la grandeur, l'importance de la mission providentielle que Dieu a confiée à la famille.

Après avoir vu dans cette première partie, ce qui repose sur la famille, il nous reste à examiner rapidement sur quelles bases la famille elle-même repose. Ce sera l'objet de la deuxième partie du présent travail.

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