QUATRIÈME PARTIE
celles des Couvents des Dames Urstflines, de la Congrégation de Notre-Dame, du Sacré-Cœur, des S. S. Noms de Jésus-Marie, de Sainte-Anne, des Sœurs Grises, de la Providence et du Bon Pasteur, auxquelles il faut joindre celles des Associations religieuses et Nationales, comme l'Association St- Jean-Baptiste, l'Union Catholique de Montréal et le Cercle Catholique de Québec etc : je ne les ai pas présentement sous la main, et mes occupations ne me permettent pas d'aller les feuilleter pour en faire des extraits, ce qui serait pour moi une véritable jouissance. D'autres, je l'espère, seront plus heureux que moi et nous feront participer à ces trésors amassés par l'esprit de conservation sous la garde de la piété reconnaissante.
Ces archives, personne ne l'ignore, sont tenues avec le plus grand soin. Elles sont les sources fécondes où l'historien, le chroniqueur et le biographe vont puiser les renseignements dont ils ont besoin pour écrire l'histoire du pays, celle de nos grands hommes, et celle de ces âmes angéliques qui s'appellent sur la terre Marie de l'Incarnation, Marguerite Bourgeois, Madame Youville et Madame Bara.
Je voudrais les voir imiter par toutes les familles canadiennes pour lesquelles j'écris ce livre ; mon vœu le plus cher serait alors réalisé, et je déposerais la plume avec la satisfaction du moissonneur qui laisse reposer sa faucille après une bonne journée, et qui n'a plus qu'à jouir du fruit de son travail et de ses sueurs.
Après les collèges classiques et les couvents, il est une autre classe de maisons d'éducation que je ne dois pas passer sous silence : ce sont les Ecoles et les Académies dans lesquelles nous avons l'honneur d'enseigner.
Bien-aimés confrères, mon humble parole n'est ni assez autorisée ni assez compétente pour vous donner des conseils, mais vous êtes assez bienveillants pour me permettre de vous exprimer un désir. Je serais heureux de voir des archives dans toutes les écoles, pour les mômes raisons qui me les font aimer dans les couvents et les collèges, et qui m'en font souhaiter la mise en pratique dans la famille : le bien qui en résulte d'abord pour ceux qui les tiennent, et le bien plus grand encore qui en découle pour la société. Ce double motif a certainement de quoi tenter des cœurs moins nobles et moins patriotiques que les vôtres, Messieurs ; que ne dois-je donc pas attendre de votre zèle sous ce rapport ?
La visite d'un personnage remarquable au point de vue du cœur ou de la dignité, les examens, les distributions de prix, l'anniversaire de la naissance ou la fête patronale du principal, du maître ou de la maîtresse, la retraite annuelle, ainsi que les discours ou adresses qui ne manquent jamais d'accompagner ces grands événements de l'école : telles sont les principales matières que nos archives doivent enregistrer. Les instituteurs de bonne volonté... pardonnez moi ce pléonasme, Messieurs, car un homme de bonne volonté et un instituteur, n'est-ce pas la même chose ? les instituteurs ne refuseront