QUATRIÈME PARTIE
donc pas, quand viendra leur tour, de faire le compte-rendu d'une séance, d'une visite ou d'une fête, ou de préparer le discours ou l'adresse de circonstance. Il n'y a pas de meilleur exercice pour se former au grand art d'écrire ; veuillez en croire làdessus la voix de l'amitié, qui est ici celle de l'expérience.
En ma qualité de professeur de littérature, je fus invité, dès ma première année à l'Académie Commerciale, à faire le discours d'adieu à la distribution des prix. Gomme il est des invitations qu'un gen tilhomme ne doit pas refuser, je ne crus pas devoir décliner celle-ci ; je fis donc le discours demandé, tant bien que mal, c'est-à-dire plus mal que bien. Depuis, ce discours d'adieu s'est fidèlement renouvelé chaque année, accompagné d'un accessoire passablement considérable d'adresses et de compliments de toutes les formes et de toutes les couleurs, ce qui, joint à la coopération bienveillante de mes bien aimés confrères, forme un volume in-quarto de plus de cinq cents pages.
Vous me permettrez, Messieurs, d'en détacher les adresses suivantes, qui furent présentées, à différentes époques, à des personnages auxquels nous aimons à redire publiquement ici les paroles que notre respect et notre reconnaissance leur ont adressées dans les murs de notre Académie.
Visite de Lord et de Lady Dufferin
l'Académie G. C. de Montréal
Le 16 janvier, 1873.
A Son Excellence le Très-Honorable Comte de Dufferin