QUATRIÈME PARTIE
de prospérer et de grandir, tant que vous l'encouragerez de vos sympathies et de vos libéralités. Soyez donc mille fois remerciés pour votre dévouement, car, sans vous, cette Académie, si belle et si pleine d'avenir, serait un navire sans voiles, un oiseau sans ailes, une maison sans fondement.
Bien aimés et bien chers parents, qui, non contents de nous avoir donné le jour, nous procurez encore le bienfait d'une éducation distinguée achetée au prix de votre repos, de vos sueurs et souvent de vos larmes, recevez nos remercîments pour vos soins constants, pour votre inépuisable tendresse et pour tous vos généreux sacrifices! Heureux si nos humbles lauriers pouvaient en ce jour vous faire oublier toutes vos peines et vous payer pour toutes vos pensées d'amour !
Vénéré Monsieur Sorin, à la vue de cette chapelle où vous veniez revêtu de votre blanc surplis, symbole de votre mission céleste, nous enseigner, chaque semaine, nos devoirs de chrétiens et d'écoliers, nos cœurs sont attendris ; car nous nous souvenons avec quelle clarté, quelle douceur et quelle condescendance, vous nous expliquiez les vérités du salut ! Adieu donc, bon Monsieur Sorin ; mais, en vous disant adieu, nous espérons vous dire bientôt au revoir, soit que nous revenions dans cette maison à la fin des vacances, soit que nous devions accomplir ailleurs notre destinée, car vos lèvres sont les dépositaires de la science du salut, et vous seul connaissez bien le chemin de nos cœurs.
Bien aimé Principal, vous êtes à cette maison,
et vous le serez bien longtemps encore, nous l'espérons, ce que le capitaine est au navire. En dépit des vents, qui semblent parfois prendre plaisir à vous éprouver, vous la dirigez d'une main ferme et paternelle vers son double but : l'acquisition de la vertu et de la science, ces deux ailes sans lesquelles l'homme ne saurait s'élever à rien de grand ni de durable.
Pendant que nous nous livrerons aux plaisirs des vacances, vous continuerez sous ce toit, où votre pensée ne sera plus distraite par le bruit de nos pas et le tapage de nos voix, le travail fécond de vos jours et de vos veilles. Bien aimé Principal, merci pour votre dévoument opiniâtre, merci pour vos bons conseils et pour vos bons exemples : adieu ! et au revoir !
Infatigable Monsieur Demers, si digne à tous égards, malgré la jeunesse de vos années, d'être le second de M. Archambault, dans la direction de cette maison qui recevra, nous n'en doutons pas, un nouveau lustre de vos talents, de votre énergie et de votre zèle, merci pour le travail empressé, et pourtant si bien fait, que vous avez accompli en si peu de jours au milieu de nous, adieu ! et au revoir !
Bien aimé Professeurs, si trop souvent vous avez rencontré chez quelques-uns d'entre nous des intelligences antipathiques à la lumière et des cœurs hostiles à la discipline, nous le regrettons ; mais soyez persuadés que le grand nombre de vos élèves n'a pas été insensible à votre dévouement, ni toujours oublieux des leçons de patience et de longani-