‹ La famille et ses traditionsChapitre 144 sur 235 · QUATRIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE

flottait sur l'Académie. La salle était -magnifiquement décorée ; des banderolles de couleurs variées couvraient les murs, et des guirlandes de fleurs entrelacées venaient se joindre au milieu de la salle et formaient une couronne. Lorsque le héros de cette fête, notre bien aimé Mr. Sorin, fit son entrée, de chaleureux applaudissements retentirent. Après que l'orchestre eut exécuté un des plus beaux morceaux de son répertoire, une comédie en un acte intitulée, " Les importuns , " fut très bien jouée par les élèves de l'Académie.

Une adresse lui fut ensuite présentée, dans laquelle nous disions que rien n'était plus doux et plus agréable pour nous que de saisir au passage cette petite fête pour exprimer à un père si tendrement aimé les vœux formés pour son bonheur. En réponse à cette adresse M. Sorin nous fit une courte allocution, dans laquelle il nous raconta les incidents les plus intéressants de son voyage. Enfin, pour clore la séance, un grand congé nous fut accordé.

Le jour de l'an arriva. Quel beau jour ! Cependant je ne pus jouir de cette fête, car depuis le jour de Noël j'étais confiné dans la maison par un mal de jambe qui me tint cloué sur une chaise durant huit longs mois. Pendant ce temps je travaillai mes leçons et mes devoirs, et m'amusai à lire d'intéressants livres. Vers la fin du mois de mars, ma blessure devint si grave qu'une consultation de médecins fut nécessaire. Ils déclarèrent que, quoique le mal ne fût pas dangereux, je ne pourrais cependant pas marcher avant longtemps. Lorsque je

partis pour la campagne, je crus que l'air pur me fortifierait, mais, hélas ! je passai toutes mes vacances sans pouvoir marcher.

Toutefois j'employai mon temps à lire sous l'ombrage des grands arbres, et parfois je tombais dans une profonde rêverie en entendant les douces mélodies des oiseaux.

Tous les matins, je me levais de très bonne heure. Quel spectacle enchanteur de voir le soleil rougir le ciel de ses premiers rayons, de contempler la nature avec ses chênes antiques, ses rosiers fleuris, ses touffes d'herbe agitées par la brise, ses insectes brillants, ses papillons plus brillants encore, et les joyeux habitants de l'air ! chantant au Créateur leurs hymnes d'amour et de reconnaissance !

Dès que le médecin me permit de marcher, ce qui n'arriva qu'à la fin des vacances, je jouis beaucoup de mes derniers jours de liberté, car les courses en chaloupe, les promenades de toutes sortes, les bains délicieux et les veillées les plus agréables me permirent de racheter le temps perdu. "

Z. H., âgé de 1 4 ans, élève de 7e année, à l'Académie G. G. de Montréal."

" Ma PREMIÈRE COMMUNION.

Après avoir suivi les exercices du catéchisme pendant une couple d'années, j'appris avec grande joie qu'il fallait me préparer à faire ma première communion. Je ne puis trouver d'expressions assez

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