‹ La famille et ses traditionsChapitre 220 sur 235 · CINQUIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

CINQUIÈME PARTIE

Quand gronde l'orage, Ils font le beau temps :

Leur bmyant tapage Fait peur aux autans !

Et l'heure s'envole , Avec mes enfants, Gomme la gondole Qu'emportent les vents l

Entre deux cent mille Brille mon garçon ; Il s'appelle Emile :

Tout est dans ce nom, Dans l'art de bien lire Il est le premier ; Et dans l'art d'écrire Il n'est pas dernier.

Dans ma Caroline On voit mon portrait :

C'est la même mine Et le même attrait !

Elle est peu parlante :

Cette qualité La rend ravissante, Avec sa beauté î

Pour ma belle Yvonne, Cet ange aux doux yeuXj.

Vite j'abandonne Ce que j'aime mieux.

Son cœur est si tendre Que le mien vraiment, Ne peut se défendre De l'aimer autant.

De ma Virginie L'œil intelligent, Promet le génie Avec l'agrément !

— Dans mon ciel scintille, Doux rayon d'espoir, Et doucement brille Sur mon dernier soir !

D'un nouveau prophète, — Daniel est son nom, — Dans un jour de fête, Le ciel me fit don !

Plus beau que l'Aurore, Fille du Soleil, Aucun homme encore N'a vu son pareil !

Mais le ciel propice Bénit notre amour, Et la blanche Alice Paraît à son tour !

— Apporte à ton père Bonheur et santé, Et sois de ta mère Toujours la gaité !

Famille chérie, Tu sèches mes pleurs, En semant ma vie Des plus belles fleurs !

Qu'un ciel sans nuage Eclaire tes jours, Et, loin du naufrage Te garde toujours !

17 Octobre, 1880. L. A. Brunet.

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