DEUXIÈME PARTIE
Ce n'est pas du salaire L'appât qui le retient :
A l'âme mercenaire Ce sentiment convient.
Loin du désir avide D'accumuler du bien, Sa main toujours se vide Et ne se réserve rien.
Devant le sanctuaire, Vers l'heure de la nuit, Sa piété sincère Chaque soir le conduit.
Là, de son humble place Au Maître il fait sa cour, Et la foi le délasse Des fatigues du jour.
Honneur de la vieillesse, Parmi nous bien longtemps Reste, rien ne te presse, Prolonge tes vieux ans.
Lorsqu'enfm vers la gloire Tu prendras ton essor, Ton nom dans la mémoire Vivra longtemps encore.
Nos voix reconnaissantes Proclameront bien haut Les vertus si touchantes Du Père Jean Michaud."