‹ La famille et ses traditionsChapitre 98 sur 235 · XV. LE MARIAGE. — CONSEILS AUX FILS · texte numérisé non relu

XV. LE MARIAGE. — CONSEILS AUX FILS

Vous vous marierez : c'est l'état naturel de l'homme, et telle sera votre destinée, à moins que Dieu n'appelle quelqu'un d'entre vous à se consacrer entièrement à lui.

Avec quelle circonspection n'aurez-vous pas à choisir la personne à laquelle vous confierez votre bonheur, la santé et la fortune de vos enfants ! Comment se défendre des faiblesses du cœur dans un choix où il faut cependant le consulter ? Gomment allier les raisonnements et la prévoyance de la sagesse avec les illusions de nos propres affections ? C'est là le comble de la sagesse humaine- Celui qui a fait le meilleur choix possible, a donné la plus haute preuve de prudence et s'est assuré la plus grande garantie de la véritable félicité. Il aura nn jour la reconnaissance de ses enfants et sera béni par sa postérité.

Le seul moyen de ne pas vous tromper est de ne pas choisir vous-mêmes, ou du moins de ne pas engager votre cœur ou votre promesse, sans vous être concertés avec vos bons parents.

N'engagez donc vos affections qu'à la personne que vos parents en auront jugée digne, et après que

Page 1