‹ La famille Gogo (volume 2)Chapitre 28 sur 37 · LE CAFÉ AUX PIEDS HUMIDES · texte numérisé non relu

LE CAFÉ AUX PIEDS HUMIDES

— Après... après... c'est aucun de nous, ça ne nous touche pas...

— « L'état de la colonie d'Alger devient de plus en plus satisfaisant... les colons arrivent en masse. Abdel-Kader s'est retiré dans le désert... on lui a pris cent chameaux. »

— Après... après... va plus bas!...

— Du tout ! crie le vieux chiffonnier ; je demande la continuation de cet article... ça m'intéresse... j'ai intention d'aller me coloniser avec ma famille... et mes neveux qui justement parlent marocain...

— Au fait!... dit M. Ladouilleen balançant agréablement le pied de son bas sur sa tète , ce serait peut-être une bonne spéculation à faire... Vous arrivez là... on vous donne du terrain... des vivres... de l'argent... des lions tout apprivoisés; vous vous faites bâtir une maison par les Bédouins ; vous vous formez un petit sérail avec cinq ou six Bédouines et autant d'Arabesques, et

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VOUS n'avez pas autre chose à faire qu'à fumer et à vous faire tatouer... Je pars avec toi, vieux Crochet !

— Toi! je ne veux pas t'emmener, tu serais capable de boire la mer et les poissons en route.

— Eh ben, tant mieux, on irait à Alger à pied sèche alors.

— Silence! vous autres. Lis, Ratmort!

— u Souscription pour le chemin de fer de Belgique... » Qui est-ce qui souscrit?... Ohé!... allez donc porter vos fonds...

— J'offre ma culotte, qui n'en a pas.

— Moi , j'ai dix sous... j'ai envie de les risquer.

— T'as dix sous, vieux mufle!... comment ! tu es farci de numéraire à ce pointlà? J'espère bien que tu les mangeras ce matin avec les amis...

— Et si je ne veux pas...

— Je te les grtnche alors !...

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