LA FORÊT DE FORTAINEBLEAU
beUe forêt me fait peoaer?... A Robin des Boi&.«, AbL.» il me ^mble que «e iseratt bien Ici qu'il {|«¥i9Îtsi9 «lootrert...
— iQomsBeBl!... le grwd ebasseur? dit M. Hoquet ef» âourîdnt d'um «adniére stsaiez triste, et en jetant dçs regards crotaés sur la profondeur dej^ forêt. Ah! quelle idée«.* Ce chemin me semMe Imn loo^.. j'ai peur que nous ne jqmmis soyons trompés de rovie.. Nous n'aurons pas le temps de dîner.
— Ali! madame jWannodin, vous vondrie;2 yolp le gmnd veneur! dit M. Mondîgo en s'approchant de la petite dame. 6b!
mais, vous croyez plaisajatar, et je vous certifie qu'il n'y a pas longtemps encore que les babitaats 4e Fontainebleau eroyaient à la chasse du grand veneur , qm létait «oîdisant un grand fantâiw noir. Lorsqu'il chassait dans la fonèt , il y faisait un bruit €|)iNj¥ant3d)le; m Temlendait «ouvenit , mais
on ne le voyait jamais. Au reste, voulezvous que je vous raconte ce que dit là-dessus un vieil historien , Pierre Mathieu?
— Oui ! oui , racontez ! répond Francine en retenant son âne , les histoires qui font peur, c'est si amusant !... Et dans une forêt on s'efi^aye si facilement ! . . .
M. Roquet murmure entre ses dents :
— Au lieu de raconter des histoires ridicules... nous devrions nous orienter...
ça ne serait pas du tout amusant de s'éloigner du dîner au lieu de s'en rapprocher.
L'homme de lettres appiiie une de ses mains sur la croupe de l'àne rétif et commence son récit :
— Vous saurez donc, belle dame, que le roi Henri IV chassant un jour dans la forêt de Fontainebleau , entendit le son du cor, les cris des chasseurs, les jappements des chiens; ce bruit, qui d'abord était assez éloigné, ne tarda pas à se rapprocher
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et à devenir très-dislinct. Le roi , désirant en connaître la cause , pria le comte de Soissons , qui raccompagnait , d'aller à la découverte. Celui-ci parcourut quelque temps la forêt , et, ne voyant rien, allait retourner près du roi, lorsqu'un grand homme noir, se présentant tout à coup dans l'épaisseur des broussailles, lui cria : M'entendezvous ? et disparut. Saisi de frayeur, le comte s'enfuit, et les pâtres des environs ne manquèrent pas de dire que c'était la chasse de saint Hubert ou du roi Arthur qui venait de traverser la forêt.
— Oh ! c'est bien amusant, votre récit... car cela fait peur... Allons , bourriquet, en avant... Oh! je vais te piquer ferme , car il me semble que le grand homme noir me poursuit.
Madame Marmodin se remet à piquer sa monture, et, cette fois, elle le fait avec tant de vigueur , que son àne se décide à pren-
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dre le galop, et il emporte sa cavalière, qui pousse d'abord des cris de joie , mais qui bientôt s'effraye de se voir emporter si vite, et, ne pouvant plus arrêter son âne, craint de tomber; et, tout en se tenant d'une main à la crinière de l'animal et de l'autre à sa queue, appelle à son aide les personnes qu'elle a laissées derrière elle.
Madame Mondigo pousse aussi sa monture pour tâcher de rejoindre son amie. Les deux maris se mettent à courir pour rattraper leurs femmes ; et M. Roquet , qui justement s'était arrêté contre un arbre pour une cause très-naturelle, demeure tout saisi lorsqu'on se retournant il n'aperçoit plus personne au bout du sentier, qui se terminait alors à une espèce de carrefour où plusieurs routes se croisaient.
I7m œeidew^, — ÏÏ/n^ t^ene^nit^m.
— Gomment, je suis seul!... Ils m'ont abandonné dans la forêt!... se dit M. Roquet en marchant à pas précipités et en regardant de plusieurs côtés en même temps, avantage qu'il avait sur beaucoup de gens , et qu'il prisait fort en ce moment.
J'ai beau regarder... je ne les aperçois
pas... Hohé!... les autres!... Mondigo!... M. Marmodin !... Si c'est une plaisanterie, je la trouve très-mauvaise... ^Ce n'est pas que Je sois effrayé de me trouver seul dans cette forêt... il ne fait pas nuit!... et je rencontrerai du monde pour me mettre dans mon chemin. Mais c'est égal... c'est fort bête !. .. Quand on va ensemble , ce n'est pas pour se perdre. Quand ils m'y reprendront, de faire des parties de campagne avec eux!... Hohé!... Mondigo!... Avec ça que ce n'est pas déjà si amusant ! . . . L'un se croit un homme de lettres , un auteur célèbre , parce qu'il a fait quelques pièces qui ont passé... dans la foule... Quand je dis la foule, il n'y a jamais personne quand on les joue... L'autre se croit un savant parce qu'il a été à Rome... il parle des Romains à tout propos!... Pauvre Marmodin , au lieu de s'occuper de ce que faisaient ces fiers républicains , il ferait beaucoup mieux de