‹ La famille GogoChapitre 12 sur 37 · OR SE CORNAIT · texte numérisé non relu

OR SE CORNAIT

Les confidences que le vieillard et la jeune fille viennent de se faire ont resserré encore Faniitié qui les unissait. Maintenant ils ne sont plus étrangers l'un à l'autre, ils se connaissent et il y a un secret qui les unit; car le bon Savenay est entièrement de l'avis du père de Rose-Marie; il pense qu'elle ne doit parler à personne de ce qu'elle a vu dans la forêt, que cela pourrait l'exposer à mille dangers si ceux qui ont commis le crime savaient qu'elle en a été témoin et qu'elle possède une arme qui peut servir

contre eux de pièce de conviction, n est donc bien convenu que Rose-Marie

ne dira ni à madame Bichat ni à personne

où elle a déjà vu le vieillard, et celui-<îi

remet le petit pistolet à l'endroit où il était

placé, en disant :

— n ne faut pas montrer cela non plus !

il faut le cacher avec soin à tous les yeux...

et puisque vous pensez , mon enfant, que

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ceux qui m'ont volé sont des honumes de la société... eh bien, le hasard peut vous les faire rencontrer... vous pouvez voir entre leurs mains l'arme pareille à celle-ci... Enfin... on ne sait pas ce qui doit arriver; mais le principal c'est d'être prudent et de ne point vous exposer en trahissant votre secret. D'ailleurs, votre père viendra sans doute bientôt à Paris, et je pense qu'il sera du même avis.

Mais plusieurs jours s'écoulent^ déji Rose-Marie peut se lever, aller et venir dans la chambre, prendre l'air à la fenêtre, et son père ne lui a pas répondu, et il n'est pas venu la voir à Paris, comme elle l'espérait.

La jeune fille commence à s'inquiéter de ne point recevoir de nouvelles de Jérôme, et elle pense à retourner dans son village aussitôt que ses forces le lui permettront.

— Si cependant nous avions pu trouver

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