K08E-HARIE CHEZ SON ONGLE
— Que je vous voie frotter la chambre de cette mijaurée , et vous aurez affaire à moi... et je ne vous donnerai pas tous les jours , après le diner, des petits verres de liqueur à discrétion.
— Pourquoi donc que vous ne voulez pas que je frotte cette jeune fille, puisque c'est la nièce de nos maîtres?
— Ah! ouiche!... de ces nièces très-éloignées, qu'on loge et qu'on reçoit par commisération! Madame m'a déjà prévenue qu'elle ne pouvait pas la souffrir, et qu'elle tâcherait qu'elle ne reste pas longtemps
— Voyez-vous, la vieille Bédouine!...
Hum! c'est égal, cette jeune fille-là... on peut dire que c'est une jolie fille... Ah! par exemple, pour une jolie fille, voilà une jolie fille! et un air si honnête, si décent!...
— C'est bien, c'est bien!... avec son
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petit air, elle ne vaut peut-être pas mieux qu'une autre!... Suffit!... je saurai, moi, ce qu'elle a fait depuis qu'elle est arrivée à Paris !
Pendant que ceci se passe dans le haut de la maison, M. Saint-Godibert a conduit le père Savenay au rez-de-chaussée, dans ses bureaux, qui se composent de deux pièces et de son cabinet. Là il a déjà trois employés. Il s'approche de celui qui est son premier conunis et lui dit :
— M. Boudin, voilà un nouvel employé que j'ai pris.
M. Boudin et les deux autres conunis froncent le sourcil, le nouvel employé n'annonçant pas un aspirant surnuméraire.
M. Saint-Godibert reprend :
— Voyons... à quelle partie le mettronsnous?... M. Savenay, écrivez un peu devant moi, que je connaisse votre écriture.
Le vieillard prend une plume et écrit