CNE VIOLETTE DANS 111 PARTERRE
— Voyons ! voyons ! nous demandons à voir la petite beauté, reprend M. Cendrillon. N'est-ce pas, messieurs?
— Oui, oui.
— Comme ces messieurs sont aimables !
dit Francine en riant. Ils ont Tair de nous traiter toutes comme indignes de leurs regards... une jolie figure semble être quelque chose qulls n'ont jamais vu !...
— Vous ne pouvez pas croire cela, mesdames ! répond Frédéric, mais quand on est au milieu d'un brillant parterre, il n'est pas défendu de vouloir y mettre une fleur de plus !
Toutes les dames se laissent gagner par ce compliment. Les deux tantes seules conservent leur air refrôgné. Pour arranger les choses , M. Gendrillon va à madame Saint- Godibert, et lui dit :
— Allons, /a mama»^ vous allez nous faire descendre la petite jeunesse, n'est-ce pas?
La grosse Angélique aurait préféré recevoir une tuile sur la tête, à être appelée la maman ; cependant elle se contient, et répond :
— 11 n*y a pas moyen de vous satisfaire, messieurs, car notre... protégée n'a encore que ses habillements de la campagne, et elle ne peut point se montrer avec cela dans mon salon... cela jurerait trop avec toutes ces dames.
— Mais au contraire... ce serait bien plus piquant, n'est-ce pas, messieurs?
— Sans doute.
— Elle porte peut-être la spissa ou le cerinum,,. elle est peut-être coiffée avec la calantka ou la calyptra ? s'écrie M'. Marmodin, voilà ce que je serais bien curieux de vérifier.
— Allons , allons , reprend le cousin Brouillard, je vois que tout le monde désire connaitre ma jeune cousine , et que ses gé-