‹ La famille irlandaise; mélodrame en trois actesChapitre 20 sur 46 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Puéckdens, MARIA.

MARIA

Ah! Madame, une grande nouvel le que j'ai à vous apprendre. Monsieur Arlb.... ( Au mouvement de madame TFil&on , elle s'arrête.) Ah! mon dieu ! j'oubliais que Madame m'a défendu de prononcer son nom !

DONALD

Parle, Maria, ma mère peut donner des ordres sévères : mais son cœur n'est point fermé à la pitié et ne fùl-ce que par intérêt pour ma sœur...

Mad. •yvilson, à Mûrià.

Eh bien?...

MARIA

Sir Arthur à été fait prisonnier eelte nui! même.

Mad. W1LS0N.

DONALD

wad. 'WILSON.

Sir Arthur?

Ah ! le malheureux !

Et ma fille ?

Et ma sœur?

MARIA

Mais en grâce , ne vous efliayez pas , consolez-vous au contraire ; mademoiselle Nelly prise à ses cdlés...

donald, vivement.

Tu nous accables avec tes consolations ?

MARIA

On dit qu'ils venaient tons deux se jeter à vos genoux, et implorer leur pardon.

DONALD

Vous voyez, ma mère! (A Maria.) Eh bien! achevez donc!

MARIA

Vous saurez qu'on faisait ce malin, hors les murs de la ville, les tristes apprêts...

Mad. wilson.

Quels apprêts?

DONALD

Cruelle fille ! finiras-tu ?

MARIA

Lorsque monsieur Arthur , par un trait d'audade extraordinaire, s'est dégagé d'une compagnie de milices qui l'escortait, et protégé par ceux de son parti, a pris la fuite. Quant à mademoiselle Nelly , sir Dougal qui vous est si dévoué, à ce qu'il dit, l'a fait sortir hors de prison , de la ville et mettre eu lieu de sûreté.

Mad. WILSON.

Je respire !

DONALD

En lieu de sûreté!.. Pourquoi ne l'a— t— il pas amenée ici? privée de son époux est-il pour elle un autre asile que le toit de sa mère? Sir Doutai a eu tort, et... Mad. WILSON.

Mon fils, ne condamnez pas si légèrement un homme à qui nous avons les plus grandes obligations.

DONALD

Tenez, ma mère, je n'aime point ces serviteurs intéressés, ces cœurs capables d'un amour froid et d'une haine ardente; mais il a votre confiance, il est mon Colonel ; à ce double titre je lui rendrai ce que je lui dois... Sachons d'abord des nouvelles de cette pauvre Nelly. J'ai reçu l'ordre de me rendre à trois heures à la place d'armes, j'y cours, j'y apprendrai sûrement quelque chose. (Il va pour sortir. )

Mad, WILSON.

Tu pars sans m'embrasser, mon fils?

donald, courant à sa mère.

Ah ! ma mère , ma bonne mère , pardon ! ( II l'embrasse. ) Maintenant je vole où le devoir m'appelle. (Il sort.) La Famille Irlandaise. 4

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