SCÈNE II
Les Puéckdens, MARIA.
MARIA
Ah! Madame, une grande nouvel le que j'ai à vous apprendre. Monsieur Arlb.... ( Au mouvement de madame TFil&on , elle s'arrête.) Ah! mon dieu ! j'oubliais que Madame m'a défendu de prononcer son nom !
DONALD
Parle, Maria, ma mère peut donner des ordres sévères : mais son cœur n'est point fermé à la pitié et ne fùl-ce que par intérêt pour ma sœur...
Mad. •yvilson, à Mûrià.
Eh bien?...
MARIA
Sir Arthur à été fait prisonnier eelte nui! même.
Mad. W1LS0N.
DONALD
wad. 'WILSON.
Sir Arthur?
Ah ! le malheureux !
Et ma fille ?
Et ma sœur?
MARIA
Mais en grâce , ne vous efliayez pas , consolez-vous au contraire ; mademoiselle Nelly prise à ses cdlés...
donald, vivement.
Tu nous accables avec tes consolations ?
MARIA
On dit qu'ils venaient tons deux se jeter à vos genoux, et implorer leur pardon.
DONALD
Vous voyez, ma mère! (A Maria.) Eh bien! achevez donc!
MARIA
Vous saurez qu'on faisait ce malin, hors les murs de la ville, les tristes apprêts...
Mad. wilson.
Quels apprêts?
DONALD
Cruelle fille ! finiras-tu ?
MARIA
Lorsque monsieur Arthur , par un trait d'audade extraordinaire, s'est dégagé d'une compagnie de milices qui l'escortait, et protégé par ceux de son parti, a pris la fuite. Quant à mademoiselle Nelly , sir Dougal qui vous est si dévoué, à ce qu'il dit, l'a fait sortir hors de prison , de la ville et mettre eu lieu de sûreté.
Mad. WILSON.
Je respire !
DONALD
En lieu de sûreté!.. Pourquoi ne l'a— t— il pas amenée ici? privée de son époux est-il pour elle un autre asile que le toit de sa mère? Sir Doutai a eu tort, et... Mad. WILSON.
Mon fils, ne condamnez pas si légèrement un homme à qui nous avons les plus grandes obligations.
DONALD
Tenez, ma mère, je n'aime point ces serviteurs intéressés, ces cœurs capables d'un amour froid et d'une haine ardente; mais il a votre confiance, il est mon Colonel ; à ce double titre je lui rendrai ce que je lui dois... Sachons d'abord des nouvelles de cette pauvre Nelly. J'ai reçu l'ordre de me rendre à trois heures à la place d'armes, j'y cours, j'y apprendrai sûrement quelque chose. (Il va pour sortir. )
Mad, WILSON.
Tu pars sans m'embrasser, mon fils?
donald, courant à sa mère.
Ah ! ma mère , ma bonne mère , pardon ! ( II l'embrasse. ) Maintenant je vole où le devoir m'appelle. (Il sort.) La Famille Irlandaise. 4