SCÈNE III
Mad. wilson, maria.
Mad. "WILSON.
Pauvre enfant! puisse le sort ne jamais trahir Ion courage
maria.
II va trouver bien du tumulte sur la place, causé par l'évasion miraculeuse de sir Arthur... c'est un bruit, un mouvement... Dieu veuille que ce gentil monsieur Donald...
Mad. WILSON.
Vous avezaujourd'hui, Maria, un talent tout particulier pour m'alanner.
MARIA
Pour vous rassurer un peu, Madame, je vous dirai que dans, cette bagarre, il n'y a qu'une opinion sur le salut de mademoiselle Nelly; tout le monde s'en ici ici te. On assure que votre ressentiment la rend bien malheureuse, et qu'elle donnerait sa vie pour un seul regard de sa mère !
Mad. "WILSON.
Mon fils me l'a répété plusieurs fois. Son cœur est tellement incapable de haine qu'il n'imagine pas qu'elle puisse exister ailleurs.
MARIA
L'aimable enfant! eh bien! c'est toujours sur ceux-là... ( On entend un coup de feu.) Qu'est-ce que cela signifie. (\Elle va regarder par la fenêtre du fond.) Ah! mon Dieu ! Madame...
Mad. WILSON.
Qu'est-ce donc!..
maria, toujours à lafenêtre, Quel vacarme dans la rue! la populace s'attroupe devant votre maison: j'entends monter l'escalier... vite, fermons les portes. {Elle va pourferpier la porte par où Donald est sorti, et revient toute effrayée.) Ah! Madame, voilà une ligure que je ne connais pas, et qui s'avance vers ces lieux. Mad "WILSON.
Il faut que je m'assure par moi-même. ( Elle s'avance v.er* la porte et s'arrête toute troublée à la vue d'Arthur. )