‹ La famille irlandaise; mélodrame en trois actesChapitre 22 sur 46 · ART H UI · texte numérisé non relu

ART H UI

Te me livre à vous ; apprenez que j'appartiens au parti des révoltés, que depuis ce matin je dispute ma vie. Je me croyais sauvé, quand une fatalité inconcevable et qui semble attachée à ma destinée me ramène dans ces murs qui déjà ont failli m'ètre si funestes : protégé ce matin, je suis menacé ce soir pur le parti contraire. Les milices et la populace se mettent à ma poursuite, je vois l'instant de ma mort approcher, je marche sans but, je cours au hasard , un soldat se présente, m'attaque, je me défends; je le renverse, on l'entoure; je protite de ce nouveau trouble pour m'échapper encore ; à quelque distance une porte se présente , j'entre, et si vous me refusez un asile, je touche à mon dernier moment.

Mad. AVILSON.

Je n'abuserai pas sans doute de votre confiance, mais cette maison est habitée par un jeune militaire du parti contraire a'i vôtre. Fréquentée à chaque heure du jour par ses chefs, elle ne saurait vous offrir un refuge assuré ; et moi même, tout en plaignant vos malheurs, je ne puis excuser votre rébellion.

ABTHl'R.

Je n'ignore pas les dangers auxquels je vous expose; mais mon infortune s'annonce avec mon nom et cette dernière preuve de ma confiance...

Mad.. wilson.

En apprenant le mien, Monsieur, vous jugerez que je suis la personne qui devrait le moins s'y attendre, et madame Wilson...

ARTHUR

Je suis chez madame Wilson; je parle à madame Wilson! ab.1 je tombe à vos pieds! n'exigez pas que je me nomme, tant

que j'aurai besoin de voire piété. ( On entend du bruit dans ta rue. )

maria , rentrant.

Madame, le peuple assiège noire porte; on frappe , on crie vengeance ?

Mad. WILSON.

Voilà ma maison signalée, Monsieur; c'esl voire perle el la mienne!

ARTHUR

Eh bien! puisqu'il n'est plus aucun moyen de me soustraire à ces furieux, je cours m 'offrir à leurs coups, (llfait un mouvement pour sortir. )

Mad. WILSON.

Arrêtez!,., mais commen' ?... où puis-je vous cacher ?... ali !... ce cabinet. (Montrant le cabinet à sa gauche. ) Le temps ne permet pas de réfléchir... Vite, Monsieur, cachez-vous... Maintenant, Maria, allez, ouvrir etsoyez discrète

( Maria sort. )

ARTHUR

Si je péris ici. la reconnaissance sera le dernier sentiment qui aura fait battre mon ççeur. (Il ferme la, porte sur lui. )

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