LA FAMILLE .KM ITUOY
Le domestique sortit. Presque aussitôt le père Laurencin outra précipitamment.
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Fortuné fui aussi surpris qu'alarmé de l'expression de douleur et de d poir empreinte sur les traits du vieil artisan, qui s'écria d'une voix
— Ah ! monsieur Fortuné!... je n'y survivrai pas!
— Mon Dieu! qu'avez-vous? dit l'orfèvre avec une inquiétude froissante, tandis que Joseph et la tante Prudence, non inoins inquiets, se rapprochaient du vieil artisan.
— Qu'y a-t-il?
— Quelque malheur vous est doue arrivé?
— Michel a disparu ! il s'est sauvé de la maison éperdu comme un insi '•! s'écria le vieillard. Et il ajouta eu sanglotant : Misère de moi! s'il n'esl pas devenu fou. il est allé se jeter dans la rivière !
— Que dites-vous! reprit l'orfèvre stupéfait. Hier encore, ivre dej il m'amenait safiancéej me remerciant avec transport de l'avenir que je lui assurais, ainsi qu'à vous el à Catherine!
— Malheur à nous! il sait quelle est sa mère !
— Grand Dieu !
— Malheur à nous! répéta le vieillard d'un ton déchirant. Michel sait quelle a été la déplorable vie de cette malheureuse femme pendant quinze ans! Camille aussi le sait, chère et innocente enfant!
— Mais cette révélation, qui l'a faite?
— Elle était écrite dans une lettre remise a Michel par un commissionnaire, envoyé sans doute par cet infernal Mauléon, qui a juré de se venger de Catherine ! il a remis en outre à mon petit-fils un portrait de sa mère et des lettres d'elle autrefois écrites à ce Mauléon avec un cynisme effrayant! toutes preuves accablantes enfin! Ce n'était pas assez : cet homme a donné à (/ouille un billet contenant ces mots : « Catherine est la mère de Michel; elle a él
dant quinze ans courtisane à Paris. »
— Ah! c'esj affreux ! se dirent les témoins de la douleur du vieillard. Mais Michel?
— Après avoir lue billet, regardé le portrait, déchiré l'enveloppe renfermant les lettres de sa mère, reconnu son écriture en parcourant l'une d'elle ■. il n'a pu conserver de doute sur la vérité : il a jeté loin de lui les lettres et le portrait que nous avons ramassés; puis, éperdu, il a quitté la maison, s'écriant que nous ne le reverrions jamais !
— Ali! le malheureux! Et sa mère9
— Elle a été d'abord ea proie à une violente attaque de nerfs. Nous l'avons transportée dans sa chambre, Maintenant elle est ciïrayante, elle ne dit pas un mot, elle ne parle pas de son fils, elle a l'œil fixe et sinistre ; celte pauvre Camille fond en larmes à côté de son lit : elle ne paraît ni la voir ni l'entendre. Ah! monsieur Fortuné, je n'y survivrai pas! Ce malheureux enfant, dans son désespoir, aura couru se jeter à l'eau. Misère de moi! Catherine avait raison, son fatal passé devait tôt ou tard s'appesantir sur elle et sur son fils ! C'était trop de bonheur pour nous !
— Bon père, reprit Fortuné de plus en plus apitoyé, rien n'est désespéré. Cette soudaine révélation a dû porter à Michel un coup affreux... mais la violence de ce ressentiment s'apaisera, la réflexion le ramènera près de vous, près de sa fiancée, près de sa mère, et quand il saura avec quel courage, avec quelle héroïque vertu Catherine a expié ses égarements... comment entin elle s'est régénérée par l'amour maternel, il ne ressentira pour elle que commisération et estime!
— Ah! vous ne le connaissez pas, monsieur Fortuné! vous n'imaginez pas combien il a horreur du vice! Et puis il se dit que Camille sa't qu'il est le lis d'une courtisane; il y a de quoi, voyez-vous, lui faire perdre la tète!
Le domestique vint à ce moment dire à l'orfèvre :
— Les deux voitures sont à la grille; madame attend monsieur.
— Il me faut vous quitter, bon père, mais nous serons bientôt de retour, dit Fortuné au vieillard. Hélas! c'est pour nous tous un jour funeste que celui-ci!
— Dès notre arrivée, nous irons voir Catherine, ajouta la tante Prudence. Nous essayerons de la calmer, de la consoler, de lui faire comprendre qu'en effet rien n'est désespéré.
— Non, certes! dit le cousin Roussel. Reprenez courage, père Laurencin; si profonde que soit la répulsion de Michel pour le vice, lorsqu'il saura le dévouement de sa mère pour lui, et avec quelle vaillance elle s'e^t réhabilitée, il ne rougira plus d'elle.
— Mon Dieu! mais cette réhabilitation, il l'ignore et voilà ce qui m'épouvante! reprit le vieillard avec angoisse. S'il était instruit de l'admirable conduite de Catherine, je pourrais espérer de le voir revenir à elle; mais, encore une fois, il ignore tout ce qu'elle a fait afin d'expier le passé ; il ne connaît d'elle que son opprobre, dont il se croit solidaire. Nous ne reverrons plus mon pauvre Michel! tout est perdu! tout est fini pour moi!
Fortuné Sauvai, après avoir en vain tâché de consoler la douleur du vieillard, se hâta de se rendre chez Aurélie avec Marianne et sa fille, la tante Prudence et le cousin Roussel.
Fortuné Sauv.il, en se rendant, ainsi que sa femme et sa fille, nie Notre* Dame-de-Lorette, où demeurait Mm° de Villetaneuse, et songeant à l'ignoble scène dont le cousin Roussel avait été témoin dans la matinée, scène qui pouvait se renouveler sous une autre forme, pensa qu'il serait inconvenant et imprudent à lui de conduire Marianne chez sa sœur, sans être certain que celle-ci se trouvait seule avec Mm° Jouffroy.
Les deux voitures s'étant arrêtées, l'orfèvre laissa, dans l'une le cousin Roussel et la tante Prudence, dans l'autre sa femme et sa fdle, puis il monta au second étage, où demeurait la comtesse. Quoiqu'il eût sonné deux fois, on larda pendant assez longtemps à lui ouvrir; enfin la servante, encore effarée des événements du malin, parut et entre-hâilla la porte.
■ — Je désire parler sur-le-champ à M"10 de Villetaneuse... ou plutôt, ajouta Fortuné se souvenant du faux nom que prenait sa cousine, ou plutôt à M""3 d'Arcueil.
Madame est sortie, répondit d'un ton bourru la servante, et elle allait fermer la porte, lorsque Fortuné, espérant adoucir ce cerbère, tira de sa poche an louis, le mit dans la main de la servante, et lui dit vivement :
— Là ne se borneront pas mes libéralités si vous m'écoutez, et surtout si vous me répondez sincèrement.
— Alors, monsieur, entrez vite, reprit la servante, prenant soudain une physionomie engageante; et, fermant la porte du palier, elle introduisit Fortuné dans la cuisine.
— Je suis parent de votre maîtresse, reprit l'orfèvre. Je désire savoir si elle est ici en ce moment, ainsi que Mmo Jouffroy, et si ces dames sont seules. Je suis instruit de ce qui s'est passé ce matin ; vous pouvez donc me parler eu toute sécurité.
— Vous savez donc que la femme du monsieur de madame a fendu la télé à madame d'un coup de canne?...
— Oui, oui, répondit l'orfèvre, frissonnant de dégoût et de pitié; mais quelles ont été les suites de cette blessure? Comment se trouve votre maîtresse à cette heure?...
— Je n'en sais rien, monsieur, elle est sortie.
— Sortie... malgré sa blessure? C'est impossible!...
— Je vous jure mes grands dieux, monsieur, que madame n'est plus ici; vous pouvez la chercher partout dans l'appartement, vous ne la trouverez pas.
— Qu'est-il donc arrivé depuis tantôt?
— Après que la garde a eu emmené la femme de M. Badinier (M. Badimer est le nom du monsieur de madame), nous avons couché sa mère; elle s'était trouvée mal ; elle a eu ensuite un accès de fièvre chaude ; j'ai mis de mon mieux un bandeau sur la blessure de madame; j'achevais de la panser, lorsque voilà, bien une autre histoire!
— Quoi donc encore?...
— M. Badinier, dans un accès de colère blanche, arrive comme un forcené, et, sans égards pour madame, qui souffrait de sa blessure comme une damnée, sans égards pour Mme Jouffroy qui battait la campagne dans son délire, voilà que M. Badinier se met à agoniser madame de sottises, à l'appeler canaille et autres gros mots dégoûtants, enfin à lui reprocher qu'elle le trompait pour un jeune homme!
— Mon Dieu! mon Dieu! pensait Fortuné, dans quelle abjection cette malheureuse est tombée ! Elle est à jamais perdue ! Je ne puis plus songer à lui offrir un asile chez moi, non ! je ne le peux pas, par respect pour ma femme et pour ma fille.
— Enfin, poursuivit la servante, lorsque M. Badinier a eu dit à madame les cent horreurs de la vie sur sa conduite avec son jeune homme, il lui a signifié que, si elle et sa mère ne filaient pas d'ici avant quatre heures du soir, il reviendrait avec un huissier les flanquer toutes deux à la porte, vu que l'appartement était loué en son nom, et que les meubles lui appartenaient; enfin, il a eu la bassesse de défendre au portier de rien laisser sortir d'ici, sinon les effets de madame et de sa mère, qu'il leur laissait, disait-il, par charité, vu qu'elles n'avaient pas seulement une bonne chemise à se mettre sur le corps quand il a connu madame.
Fortuné ne put retenir ses larmes au récit de tant d'humiliations, de tant d'opprobre, et, par un retour involontaire au passé, il se souvenait d'Aurélie, belle, chaste, heureuse jeune fille, se préparant à partir pour le bal, lors de cette soirée où il élait venu faire ses propositions de mariage à la famille Jouffroy.
La servante, ne remarquant pas l'émotion de l'orfèvre, continua :
— Vous jugez, monsieur, la position de madame. La voilà sur le pavé; elle a beaucoup de dettes, elle me doit trois mois de gages. Je dis pas ça par intérêt, car madame est très bonne. Il n'y a que sa mère qui bougonne toujours, parce qu'il ne se passe pas de jour sans que les créanciers viennent faire des scènes terribles, et cependant ils savaient que M. Badinier avait de quoi, et...
— Mais comment, blessée si gravement, votre maîtresse a-t-elle eu le courage, la force de sortir?
— C'est encore une autre histoire. M. Badinier venait de s'en aller furieux.
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On sonne; je vas ouvrir: je vois un jeune homme, mais beau, mais beau... et avei ç i si bien mis!...
— Achevez, achevez.
— II me dit qu'il veul parlertout de suite à madame. Pensant bien qu'elle ne voulaii recevoir personne dans l'étal où elle était, je réponds qu'elle n'y esl pas. « C'est impossible; 'elle m'a donné rendez-vous ici ce matin, dit le beau jeune homme; portez-lui cela. » Et il me remet un petit billet qu'il écrit au crayon. Moi, je me dis : « Bien sûr, c'est le jeune homme que M. Badinier reprochait à madame. » Je cours lui porter le billet auprès du chevet du lii de i mère qu'elle ne quittait pas, et qui, dans sa lièvre chaude, battail toujours la campagne. Madame m'ordonne de faire tout de suite entrer le jeune homme c'était le sien pour sûr). Ils sont restés cinq minutes ensemble, et puis madame a mis un grand châle, un chapeau avec un voile noir qui cachait le bandeau que j'avais placé sur sa blessure, et ils sont sortis tons deux. Madame m'a bien recommandé de veiller sur Mmc Joulïroy, et m'a donné une lettre que je...
Puis réfléchissant :
— Ah! mon Dieu... monsieur est parent de madame?
— Oui.
— « Vous remettrez cette lettre à un commissionnaire m'a dit madame en me donnant un billet cacheté. Il la portera chez le premier bijoutier venu ; celui-ci donnera l'adresse de la personne à qui celte lettre est destinée, le commissionnaire la portera, et... »
— Cette lettre, où est-elle?
- Elle est encore sur la commode de la chambre de madame. Je n'ai pas osé quitter sa mère, de peur qu'elle ne se jette à bas de son lit pendant sa lièvre chaude. Je me rappelle qu'il y a sur l'adresse de la lettre : A Monsieur Fortuné Sauvai, orfèvre. ..
— C'est pour moi.
— Alors, monsieur, je vais aller la chercher.
■ — Je vous suis. Ce que vous m'apprenez de l'état de Mmo Jouft'roy m'alarme je veux la voir. N'avez-vous pas été chercher un médecin?
— Non, monsieur. Madame allait m'envoyer en chercher un lorsque son jeune homme esl arrivé
— ■ Conduisez-moi vite dans la chambre de Mmo Jouiïroy.
— Venez, monsieur.
Fortuné, suivant la servante, traversa le salon jonché des débris de glaces et de porcelaines; les meubles en désordre ou renversés étaient disséminés çà «it là; une large tache de sang caille rougissail le parquet. Fortuné détourna les yeux avec horreur et entra dans la chambre où était courbée Mm" Jouft'roy. Au
délire de sa fièvre succédait alors chez elle une torpeur profonde ; les joues empourprées, l'œil ardent, le front baigné de sueur, la respiration sifflante, saccadée, les lèvres déjà noirâtres, desséchées, cette malheureuse femme haletait, offrant tous les symptômes de l'une de ces maladies foudroyantes qui frappent de préférence les constitutions robustes, telles que celle de Mm° Jouffroy.
Fortuné, malgré son ignorance de l'art médical, fui épouvanté de la décomposition des traits de Mmo Jouffroy. Ce fut près de ce lit de misère, où gisait cette femme abandonnée de tous et menacée d'être bientôt jetée sur le pavé, que Fortuné lut la lettre suivante que venait de lui remettre la servante et qu'Aurélie lui adressait :
« Mon cher Fortuné, déjà sans doute notre cousin Roussel, qui a emmené « mon père, vous a instruit de ce qui s'est passé ce matin chez moi.
« Ma mère, accablée par de douloureuses émotions, vient d'être atteinte « d'une fièvre cérébrale.
« S'il s'agissait de moi, je ne voudrais ni n'oserais à aucun prix invoquer « nos liens et les souvenirs de notre ancienne amitié; mais je les invoque sans « hésiter dès qu'il s'agit de ma mère. Pardonnez-moi, mon cher Fortuné, ayez « pour elle indulgence et compassion : son aveugle tendresse pour moi l'a « perdue. Qu'elle trouve, ainsi que mon pauvre père, auprès de vous, de <c Marianne, de ma tante, la consolation de ses chagrins et l'oubli du passé ; « c'est l'unique, c'est la dernière prière qu'il me soit permis de vous adresser. « à vous et à ma sœur.
« Adieu, mon cher Fortuné, pour toujours, adieu!... « Notre famille n'entendra jamais parler de moi.
« AURÉLIE
« P. S. J'ignore votre demeure; mais, grâce à la célébrité de votre nom, « mon messager trouvera facilement votre adresse. Aussitôt cette lettre reçue, « je vous en conjure, venez chercher ma mère; elle n'est plus en sûreté là où « je la laisse. Adieu, encore adieu!... »
Fortuné pleura en lisant cette lettre, son cœur se brisa ; tout un monde de souvenirs navrants s'éveillaient en lui : l'enfance, l'innocente et radieuse jeunesse d'Aurélie, sa tentative de suicide, son mariage, son existence quasi royale à la cour de Meningen, leur entrevue déchirante à la villa Farnèsc, alors qu'Aurélie luttait encore entre le bien et le mal, enfin le mal l'emportant, le départ de sa cousine avec M. de Manzanarès, funeste départ qui, ne laissant plus doute à Fortuné sur la complète perdition de la jeune femme, l'épouvantaet lui
LA I \MI l.l.i: JOUFFROY
Vf»?': M|^ "
II se prit a réOéchir et .1 envisager sa destinée. [P. 550.)
inspira ces paroles prophétiques adressées à l'aide de camp de Charles- Maximilien :
Notre prince répondra un jour devant Dieu d'une âme qu'il a perdue! »
La prophétie se réalis tit.
Elle il ivait se réaliser d'une manière plus effrayante en :ore '.
LIV. ÇA. — EUGÈNE SUE. — LA 1AMII.:.E JOOFFKOT. — ET. J. ROUFF ET Cl «. UY. 09
Fortuné sentit l'inutilité de nouvelles tentatives pour soustraire Aurélie à la fatalité qui l'entraînait; elle venait de quitter son logis en compagnie d'un amant, sans doute, et elle avait tellement conscience de sa dégradation présenti' et à venir, qu'elle terminait sa lettre en disant que sa famille n'entendrait plus parler d'elle.
Les moments pressaient.
Fortuné craignait que bientôt Mm* Jouffroy ne fût plus transportable. Il donna une nouvelle gratification à la servante, en lui recommandant de ne pa> quitter le lit de la mère d'Aurélie, et, dans le cas où M. Badinier reviendrait !ir ses menaces, de lui promettre qu'avant une heure au plus un parent i .'ouffroy reviendrait la chercher ; a l'appui de cette assurance. Fo:-tnué
écrivit quelques mots sur l'une de ses cartes de visite, la remit à la servante. [ii H descendit en hâte rejoindre sa femme, qui l'attendait dans le fiacre avec une impatience croissante.
— Mon Dieu! s'écria Marianne, frappée dî l'altération des traits de Fortuné, il est donc arriva quelque nouveau malheur? Ma sœur. .. ma mère... où sontelli . ..
— Retourneen hâte à la maison faire préparer une chambre pour ta mère, i tre so .iffrante. je la conduirai bientôt chez nous.
— Son état est donc inquiétant ! s'écria ."tjariuane. Je vois des larmes dans : ix Et Aurélie, où est-elle?
— Marianne, je i\ ; supplie, ne perdons pas un temps précieux: retourne ison, je t'y rejoindrai bientôt, je te dirai tout.
— Mais, si ma mère est soufrante dans cette maison, je veux aller près
— C'est inutile ; dans une heure au plus lu la verras, ma chère Marianne ; eu va vite, je t'en conjure, faire préparer la chambre que ta mèredoit occuper.
is Fortuné, afin de couper court aux nouvelles questions et objection s
de sa femme, s'approcha de l'autre voiture, pria la tante Prudence d'aller
■ place à côté de Marianne, et de retourner tout de suite avec elle au
Tivoli, tandis que le cousin Roussel et lui iraient chercher en hâte un
: in.
Les deux voitures se mirent en marche, l'une emmenant Marianne, sa fille et la tanie Prudence, l'autre con luisant l'orfèvre et le cousin Roussel à la c ■ d'un médecin. Il fut ramené rapidement rue Notre-Dame-de-^Lorette,
i l'extrême gravité de l'état de Mmc Jouffroy, hésita d'abord à permettre g . fût transportée chez sa fille ; mais, cédant aux considérations pressantes que fit valoir Fortuné, il autorisa, quoique avec une vive appréhension, le I I la malade.