‹ La Famille Monod = portraits et souvenirsChapitre 13 sur 23 · JEAN MONOD · texte numérisé non relu

JEAN MONOD

volumes, en janvier 1876, par les soins de l'archiviste, Auguste Bouvier, qui envoya à Billy une lettre de remercîments, écrite par le modérateur de la Compagnie. Ces sermons sont au nombre de cinquante et un; le premier porte la date de Copenhague, J6 janvier 1791: c'était lors du voyage de papa dans cette ville à son retour de Russie; le dernier a été prêché le H janvier 1836, trois mois avant sa mort.

Papa a prêché à Londres, à la Haye, à Berlin, à Morges, à Nyon, h Genève et dans ses environs, à Saint-Quentin, à Versailles, à Meaux, à Sancerre, mais surtout à Copenhague et à Paris. En 4 825, il a prêché à l'Oratoire devant le roi de Prusse, en visite à Paris.

Billy a publié dans sa Bibliothèque littéraire française et étrangère, en 18/i2, une notice sur papa, dans laquelle il reproduit des fragments de plusieurs de ces sermons.

De son vivant^ papa n'a permis la publication que d'un seul de ses sermons : celui qu'il prêcha à l'Oratoire en \M!x, à l'occasion de la paix, et en commémoration de la mort de Louis XVI.

Il avait été obligé antérieurement, en 1811, de consentir à l'impression d'un discours prononcé sur la tombe de F. J. Bapst.

Après sa mort, ses amis, surtout ceux de Genève,

ont témoigné le désir que la mémoire de papa fut conservée par la publication d'un choix de ses sermons.

L'opportunité de cette publication fut examinée par Maman, Frédéric, Adolphe, Billy et Horace. Uaccord ne put se faire sur le choix, et l'idée fut abandonnée. Auguste Bouvier en me signalant ce fait qui ressort des notes inscrites sur les couvertures de plusieurs sermons, exprime ses regrets, et ajoute: « Ces sermons méritaient l'impression par la conscience, l'étendue, le soin du style, le cachet de l'époque, de l'homme et du genre: piété, doctrine mitigée, ton philosophico-religieux. Il était convenable que le souvenir d'un long, honorable et fructueux ministère fut conservé. »

Papa a publié en 1816 une traduction faite d'une façon supérieure des lettres de Reinhard, sur ses études et sa carrière comme prédicateur, écrites en allemand. Il a fourni à la Biographie Universelle de Michaud au moins quinze articles, dont un sur son père.

Papa a eu treize enfants et soixante-quatre petits-enfants, dont la plupart sont nés après sa mort.

Louise MoNon

mère (le 13 enfants, à l'âge de 4G ans.

D'aprc's -Al'iic Miinier-Iîomilly.

Louise Monod.

C'est avec crainte que j'aborde la tûche de parler de cette femme exceptionnelle à ceux de ses descendants qui n'ont pas eu le privilège de la codnaître. Gomment faire apprécier, comme elle le mérite, ce qu'elle a été pour son mari, ses enfants, ses petits-enfants, et tous ceux qui ont eu le bonheur d'être en rapport avec elle?

Maman a été, entre les mains de Dieu, la principalb source des bénédictions qui ont été si abondamment accordées à sa famille et il faut que sa mémoire soit vénérée par tous ses descendants, jusqu'à ce que la race des Monod s'éteigne, ce qui, il en juger par l'état actuel des choses, ne paraît pas un événement prochain.

Quand je repasse dans ma pensée tous les événements qui ont marqué sa longue existence, je me demande comment elle a pu sufTire à une pareille lâche. La réponse à cette question est que notre mère avait trouvé la source de la force dont elle avait besoin, et y a puisé largement jusqu'au moment où Dieu lui a accordé le repos.

Née* à l'époque où son père était à l'apogée de sa fortune, Louise de Coninck fut élevée dans les

1 Le 25 déceniLne 1775.

conditions d'une riche héritière. Douée d'une grande intelligence associée à une candeur enfantine et à une prodigieuse activité d'esprit, elle y joignait une santé vigoureuse et un cœur excellent qui mit largement à profit l'exemple d'extrême bienveillance que lui donnaient ses parents.

Ces belles qualités se reflétaient sur une figure qui, sans avoir des droits au titre de beauté, était réellement jolie. Louise à seize ans était une charmante jeune fille, adorée de sa famille et fort appréciée dans le grand monde que la position de son père l'appelait à fréquenter. Elle pouvait, dans ces conditions, aspirer à un mariage brillant, mais la rectitude de jugement dont elle a fait preuve toute sa vie lui fit préférer un jeune pasteur qui lui était bien inférieur sous le rapport de la fortune, mais dont elle avait discerné la valeur morale et intellectuelle. J'ai dit dans mon Récit le charmant encouragement par lequel elle montra qu'elle répondait à l'inclination qu'il paraissait éprouver pour elle, et raconté les circonstances de leur mariage.

Maman occupe naturellement une première place dans le Récit, et, comme pour papa, j'y renvoie mes lecteurs pour ce qui la concerne. Mon unique but ici est de montrer comment, malgré une excessive sensibilité, elle a pu accomplir la tâche qu'elle a si bien remplie.

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Son activité d'esprit et de corps était à l'épreuve de tout ce qui pouvait la mettre en jeu : elle eut, en arrivant à Paris, à créer un établissement tout nouveau pour caser sa nombreuse famille; elle eut, pendant une grande partie de sa vie, à pourvoir aux besoins et à l'éducation de cette famille par l'adjonction de nombreux pensionnaires ; l'empire qu'elle exerçait sur tous ceux qui l'approchaient, par le fait de sa bonté, de son amabilité et de son intelligence, lui imposait de nombreux devoirs de société. De là, un énorme ménage à conduire, et d'incessantes occupations, soit chez elle, soit au dehors, sans compter une correspondance prodigieuse ; et cela pendant la plus grande partie de sa vie, sans que jamais elle ait été à bout de forces. Dans cet intervalle, elle est accouchée de ses cinq derniers enfants, elle a pu aller à Copenhague, à Genève, deux fois à Londres, souvent au Havre, sans se laisser décourager par les difficultés et les fatigues des voyages à cette époque. Elle a pu célébrer ses noces d'argent en 1818, les noces de la plupart de ses enfants, et assister à la naissance de beaucoup de ses petits-enfants.

Née et élevée dans l'opulence, maman a appris à travailler pour vivre, et elle s'est courageusement mise à l'œuvre. Des épreuves douloureuses, associées à des bénédictions multipliées, ont marqué

cette longue vie. Néanmoins elle est restée toujours en paix, conservant sa belle intelligence et sa douce gaieté jusqu'au moment où, à soixante-seize ans, elle est entrée dans le repos auquel elle aspirait, entourée de neuf de ses douze enfants, et d'un grand nombre de ses petits-enfants.

Quelle femme! Quel exemple pour sa famille! C'est dans la prière et l'étude constante de la Bible que maman a trouvé la force de remplir sa tâche. Elle se levait de bonne heure; que de fois je l'ai vue assise devant sa grande Bible in-folio qu'elle lisait chaque matin !

Pour donner une idée de la manière dont elle supportait les contrariétés de la vie, je ne puis mieux faire que de consigner ici une partie d'une lettre qu'elle écrivait à Betsy, alors au Havre. C'était en 1835. Nous demeurions au Faubourg Saint-Martin. Papa, Élisa, Adèle, Marie et leurs familles étaient en Suisse. Maman avait en conséquence pu recevoir sa belle-sœur, M'"^ de Goutouly, avec son fils Charles, pasteur à Luneray, et sa jeune femme, pendant un court séjour à Paris. Charles et sa femme voyageaient en poste et avaient hâte de rentrer à Luneray. C'était leur voyage de noce. Cela posé, voici cette lettre que je reproduis d'autant plus volontiers qu'elle fait connaître le talent descriptif de maman :

Louise Monod

h ITigc de 63 ans.

K'apit's lin (Iflgiieri'éotypo,

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« ...Tu sauras donc que Charles et sa femme ne rentrèrent liier qu'après quatre heures, assurés qu'ils étaient de trouver tout en règle. La consternation fut grande à l'ouïe du mécompte qui les attendait. Charles était persuadé qu'André (le domestique) s'y était mal pris, que certainement M. de Tschann (l'ambassadeur suisse) ' aurait fait un extraordinaire pour lui, qu'il allait y courir avec le cabriolet qui venait de les ramener, et qu'il obtiendrait sûrement aussi le visa de la Préfecture.

c(Ma femme, fais tes paquela; il fautquenous partions.» Et le voilà roulant, sans vouloir rien entendre. Vers les six heures, il reparait dans une agitation extrême — «M. de Tschann est absent et ne rentrera que ce soir, j'ai laissé mon passe-port chez lui à tout hasard, et j'arrive de la diligence. Il y a deux places; elle part à sept heures; il faut que nous en profilions; vous nous enverrez ma voilure par le roulage. Il faut absolument que nous arrivions demain. Je me suis annoncé; on m'attend. Un des notables nous donne à dîner et envoie ses chevaux nous chercher à la stalion * qui précède Luneray. M. Réville doit venir exprès de Rouen pour assister à ce dîner. Allons, allons, Henriette, dépéchons-

* Il fallait que le passeport fût visé par l'ambassadeur pour obtenir des chevaux de poste.

^ C'est-à-dire le bureau de poste aux chevaux.

nous, fermons les malles. André, faites venir un commissionnaire pour les descendre. Dînons vite quand tout sera expédié. » Nous voilà tous en l'air comme tu peux penser, courant, nous croisant, et chacun se disant : « jamais ils ne seront à la diligence à sept heures. » Pendant qu'ils sont en haut, je rassemble quelques couverts qu'ils doivent emporter, etaprès avoir, à l'aide de Nicolas (un pensionnaire), fermé et ficelé le cabas qui les contenait, je suis arrêtée, en traversant la cour, par un cocher de cabriolet qui me demande si ce Monsieur qui l'a pris à deux heures a toujours besoin de lui. Heureusement qu'il s'est avisé de parler, car Charles l'avait complètement oublié. Son compte réglé, je reprends mon cabas et je rencontre Henriette qui médit: « Ne vous pressez pas, ma tante, Charles vient de calculer qu'en partant avec la diligence, nous n'arriverions que dans la soirée, et dès lors son but serait manqué. Il vaut mieux attendre à demain et aller en poste. »

«Je retournai alors à M'"® Danse dont on ne s'était guère occupé au milieu de cette bagarre, et je lui fis tant bien que mal les honneurs de mon dîner. Elle prolongea le quart d'heure de civilité assez joliment ; mais enfin cette journée s'est terminée comme tant d'autres. Le plus joli moment pour moi a été celui où je me suis retirée dans votre chambre

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dont j'ai fait la mienne pour le moment. Quand une ibis le verrou est tiré, je suis chez moi et je jouis de ma solitude et de ma tranquillité. Ce matin Charles, muni de son passe-port, a couru à la préfecture où on l'a fait attendre comme d'habitude ; de là, à la poste aux chevaux, qui sont arrivés presqu'en même temps que lui, à midi et demi.

«Tout était prêt pour monter en voiture. André suait depuis plusieurs heures à la charger ; une malle devant, une autre derrière, une troisième dedans, des caisses, des cartons l'un sur l'autre. Il fallait que tout cela fut cordé et attaché solidement. Sitôt qu'on a vu arriver Charles, on s'est dit : il n'y a plus qu'à leur faire manger un morceau et les expédier. Le postillon consent à attendre une demiheure, moyennant un pourboire et un verre de vin, et on se rend à la salle à manger; mais nous n'étions pas au bout. Charles ne paraît pas ; tout le monde a fini ; la demi-heure est écoulée ; on va voir ce qu'il devient. Toute la voiture était déchargée !

« Il s'était tout-à-coup avisé qu'il lui manquait un papier important, sans lequel il ne pouvait partir, et qui se trouvait yjro6a6/e//ie/j/ dans une de ses poches; il ne savait pas dans quel habit. On détache au hasard la malle de devant. Il la fouille sans trouver ce qu'il cherche. «Allons, mon cher André, ce sera

probablement dans l'autre: remettons celle-ci.» Heureusement qu'il ne fut pas nécessaire d'ouvrir la troisième., le malencontreux papier se trouva effectivement dans une poche. Mais tu comprends comment ces malles ont été refaites. Le hurry était si grand, qu'après le départ, j'ai trouvé sur le perron une belle chemise en percale neuve. Dans l'intervalle, le temps se passait, et le postillon s'impatientait: «Mais montez donc, ]Monsieur ! voilà trois quarts d'heure que nous devrions être en route. » — «Allons, mon brave homme, nous voici. Adieu maman ; adieu ma tante ; adieu à tous. » On s'embrasse à la hâte; les voilà dedans; le postillon fait claquer son fouet. Pour le coup, les voilà partis. «Arrêtez, arrêtez, nous n'avons pas Alonza; maman, donne-nous donc Alonza. » — « Mais sûrement, il faut que vous l'emmeniez ; je ne saurais qu'en faire en diligence. Oii est-elle donc, cette petite bête? » On se disperse; l'un court en haut, l'autre en bas; onsifïle; on appelle Alonza à grands cris, et cette chienne de bête qui est toute la journée à vous assourdir de ses aboiements ou à se vautrer sur les meubles, se trouve absente précisément au moment de se débarrasser d'elle. Tu penses bien que je n'étais pas la moins zélée à la chercher, mais inutilement. D'ailleurs le postillon a pris son parti sans attendre un second mot d'ordre et a mis ses

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chevaux au grand trot. Charles a dû partir le cœur gros; car ils sont tous fous de cet animal, qui a reparu au bout de quelques heures en fort bonne santé. La comédie a ainsi duré jusqu'à la fin ; car c'en a été vraiment une que la visite du pasteur de Luneray »

Cette lettre est écrite tout d'une volée, d'une main ferme, sans la moindre rature. Maman avait alors soixante ans.

J'ai mentionné plus haut l'excessive sensibilité de maman. J'avais en vue 'a sensibilité physique. Cette femme qui a montré tant d'énergie pour lutter contre les fatigues, les déceptions, les épreuves de sa longue vie, était complètement désarmée en face d'une souffrance physique. Je l'ai vue se trouver mal sous l'impression de la piqûre de quelques sangsues que j'avais été obligé de lui appliquer sur un pied. Lors de la fracture successive de ses deux poignets, elle a perdu en grande partie l'usage de ses doigts pour n'avoir pas voulu supporter la légère douleur qu'entraînaient les mouvements que je voulais imprimer aux articulations. On ne connaissait pas encore à cette époque les anesthésiques.

Les migraines auxquelles elle était sujette la confinaient dans son lit, quand elles étaient fortes, pendant quarante-huit heures et quelquefois davantage.

Le repos absolu et l'opium étaient les seuls moyens qu'elle employât pour combattre ces névralgies.

Je n'ai pas souvenance de maladies proprement dites chez maman pendant sa longue existence, excepté l'affection du cœur à laquelle elle a succombé comme papa, et dont les progrès furent très lents.

La grande intelligence, la brillante imagination et la tournure originale de son esprit, ainsi que sa bonté, la faisaient aimer et rechercher dans le monde ; mais il était difficile de la déterminer à quitter ses enfants et son ménage.

Pour ce qui regarde le côté pratique de la vie terrestre, cette mère incomparable était un enfant. Elle a été la dupe d'une foule de misérables qui abusaient de sa bonté. Je me souviens, entre autres, d'une Polonaise, qui avait la faculté de verser à volonté un déluge de larmes, et qui a exploité maman pendant plusieurs années. Ce manège n'a cessé que quand on a découvert que cette femme était propriétaire d'une petite maison qu'elle s'était fait construire avec les produits des aumônes récoltées à l'aide de ses larmes. Et ainsi de tant d'autres!

Maman avait le désir de tenir les comptes de ménage en grand détail et très exactement. Mais trop souvent sa caisse était en déficit, et elle bouchait les trous en vendant un des bijoux qui lui restaient de son ancienne splendeur, afin de

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pouvoir présenter à papa ses comptes en b^nne règle.

Quoiqu'elle eut habité Paris durant près de cinquante ans, il lui était impossible de s'y orienter. Pendant notre séjour au faubourg Saint-Martin, il lui arriva un jour de s'échapper seule, ce qu'on lui permettait rarement, pour une aiïaire pressée. A son retour, elle déboucha dans le faubourg par le passage Brady, dont l'entrée était à cent pas de notre demeure; mais les pensées qui '^xupaient à ce moment sa tête l'empêchèrent de s'orienter; elle tourna à droite au lieu de tourner à gauche, et ce ne fut qu'en arrivant à la porte Saint- Martin qu'elle s'aperçut qu'elle avait fait fausse route.

Elle employait un teinturier du nom de Barth, aussi bavard que négligent à livrer le produit de son travail à l'époque fixée par lui. Un jour, il se présenta pour s'excuser d'un de ses retards habituels; mais maman l'arrêta court avant qu'il eût ouvert la bouche, en lui disant : « Pas tant de paroles, Barth. » Ce « Pas tant de paroles, Barth, » est resté légendaire dans la famille.

Dans les rares occasions où elle cédait aux instances qui lui étaient faites et allait dîner en ville, elle n'oubliait pas ses jeunes enfants, à telles enseignes qu'à un dessert où on lui présenta force

gâteaux et sucreries, elle eut la maternelle tentation d'en faire disparaître une partie dans son mouchoir. Le malheur fut qu'elle oublia ce mouchoir dans le salon. La maîtresse de maison le lui renvoya le lendemain, avec forte augmentation de friandises et un très aimable billet.

Maman se fourvoya un soir dans un bal, dans l'intérêt d'un de ses fils qu'elle songeait à marier. Elle souffrit beaucoup de la chaleur, ayant oublié d'ôter, avant son entrée dans la salle, des chaussons et un collier de fourrure dont elle s'était munie contre le froid en quittant la maison. Elle ne s'aperçut de son oubli qu'en sortant du bal.

Décidément, elle n'était pas, dans son âge mûr, faite pour briller dans le monde comme au temps de sa jeunesse. Pour bien l'apprécier, c'était chez elle qu'il fallait la chercher, et l'on n'y manquait pas, comme je l'ai dit dans mon Récit, auquel, comme pour papa, je renvoie mes lecteurs pour ce qui concerne la vie et la mort de maman.

Je crois en avoir dit assez, dans cette esquisse pour faire apprécier cette chère maman, et je me résume en disant que jamais mère de famille n'a été aussi justement enveloppée de l'amour de ses enfants.

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