‹ La famille Moronval drame en cinq actesChapitre 48 sur 50 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

OLIVIA, BEPPO

IIP.PPO. Maudit!., quoi le premier entretien que j’ai eu avec ma mère finit par une malédiction; oh! mais je me trompais donc quand je croyais le ciel disposé à me pardonner. Oh ! ne m’aurait-il rendu ma mère que pour me faire un châtiment plus terrible !..

OU VIA , qui est rentrée ét ces dernières paroles. Par quel talisman, par quel secret l’as-tu forcée à garder le silence? quoi, elle sait tout et elle ne t’a pas encore livré à tes juges?..

BEPPO. Ah ! plut au ciel que sa justice se fut bornée là ! qu’cst-ce que l’cchafaud auprès de la parole qui est sortie de ses lèvres! L’échafaud, c’est le jugement des hommes ; la malédiction qu’elle a prononcée, c’est le jugement de Dieu!..

OLIVIA. Et que t’importent les bénédictions ou les malédictions de cette femme?., ester là ce qui te rend si désespéré?.. Oublielà, Beppo, dans quelques instans elle ne sera plus à craindre...

BEPPO, Tu ne l’as donc pas entendue!

tu n’as pas entendu le mot qu’elle m’a laissé pour adieu!., le nom, l’horrible nom quelle ma donné!., ne m’appelle plus Moronval ni Beppo, Olivia; je me nomme Caïn et madame de Moronval cTma mère î Olivia. Qu’est-cc que lu dis?.,

St) 1 .E MAGASIN

BEPPO. Oli ! la plus fatale des vérités.

Je puis te l'avouer, maintenant; ma mère m'a permis de porter mon litre... Ne me regarde pas avec cet air égaré... Oui, madame de Moronval est ma mère... Enveuxtii des preuves? Lis ce testament qu’elle écrivait pour me commander de partager mes biens avec mon frère , s’il venait A se présenter... Oh! ce frère ne se présentera pas... nous l’avons tué... tu t’en souviens bien, Olivia; tu le souviens bien du meurtre qui fut commis A Rome. Je croyais n’être coupable que d’un assassinat; j’étais coupable d’un fratricide !

OLIVIA. Madame de Moronval est ta mère! madame de Moronval est la mère!., et la coupe sur laquelle j’ai ouvert cette bague!... Courons!... ( On entend un cri chez madame de Moronval.) Ah!., tu m’as appris ton secret trop tard...

flEPPO. Trop tard!., oh! mon Dieu!., qu’cst-cc que cela signifie... tu ne veux plusentrer dnnsect appartement, Olivia?., «b fiienl j’y vais, moi... il faut que ma mère revienne sur l’arrêt dont elle m’a frappé; elle se trompe en croyant à sa mort prochaine... elle doit vivre pour me pardonner; mais il faut que je lui parle sur-lc-cliamp .. il faut que je sache quelle voix a poussé le cri déchirant que nous venons dyitendre !. .

OLIVIA. Bcppo! Beppo!.. par grâce!

pçr pitié! ne franchis pas le seuil de cette porte! Va-t-cn... fuis cette maison comme si elle était menacée du feu du ciel!..

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