‹ La Famille Phaneuf-FarnsworthChapitre 10 sur 210 · PRISE DE DEERFIELD EN · texte numérisé non relu

PRISE DE DEERFIELD EN

«En 1704, les Abénaquis se voyant pressés par les Anglais, demandèrent des sc^cours au gouverneur du Canada. Monsieur de Vaudreuil leur envoya dans l'hiver trois cent cinquante hommes sous les ordres de Hertel de Rouville, Canadien, qui avait un grade dans les troupes. Ce détachement prenant le travers des bois à la raquette, franchit les Alléghanys, et tomba, dans;la dernière nuit de février, sur Deerfield, bourgade défendue^par une palissade de vingt arpents de circuit. Dans cette enceinte'se trouvaient plusieurs maisons entourées d'une ceinture de'pieux. Il y avait quatre pieds de neige sur la terre et le vent en avait amon-

NOTES HISTORIQUES ET ANALYTiyiES 21

celé des bancs jusqu'à la hauteur des palissades ; les assaillants au moyen de leurs raquettes entrèrent dans la place comme si elle n'avait pas été protégée par aucun obstacle. Les habitants furent pris ou tués, et les maisons livrées aux flammes. La plus grande partie furent amenés au Canada où malgré le cruel mode de guerre qu'on suivait à cette époque, on accueillait toujours bien ces malheureux. Les enfants et les jeunes gens faits prisonniers étaient tendrement traités par les Canadiens, et finissaient souvent par embrasser la religion catholique et par se fixer au pays. On leur accordait alors des lettres de naturalisation. Nos archives renferment de ces lettres qui contiennent des pages entières de noms. »

Garneau.

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